<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289</id><updated>2012-02-13T18:05:00.038+01:00</updated><category term='série TV'/><category term='monstres géants'/><category term='fantômes asiatiques'/><category term='drama'/><category term='action musclée'/><category term='Cinéma expérimental'/><category term='sales bêtes'/><category term='zombis et contaminés'/><category term='documentaire'/><category term='PB affiche'/><category term='internet'/><title type='text'>Le cinéphile déviant</title><subtitle type='html'>Des films de genre ou étranges, du cinéma expérimental, des nanars et des séries B.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>306</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-5243009246219467614</id><published>2012-02-13T18:05:00.000+01:00</published><updated>2012-02-13T18:05:00.096+01:00</updated><title type='text'>Dagon de Stuart Gordon</title><content type='html'>&lt;i&gt;Dagon&lt;/i&gt; est un film américain réalisé par Stuart Gordon en 2001. Il est interprété par Ezra Godden, Francisco Rabal, Raquel Merono, Macarena Gómez, Brendan Price, Birgit Bofarull et Uxía Blanco.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/dagon.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;i&gt;Re-Animator&lt;/i&gt;, Stuart Gordon est considéré comme un des rares réalisateurs à avoir réussi à faire une bonne adaptation du travail de Howard Phillips Lovecraft. Même si j'aime beaucoup le film &lt;i&gt;Re-Animator&lt;/i&gt;, il faut reconnaitre que la nouvelle dont il est adapté, &lt;i&gt;Herbert West, réanimateur&lt;/i&gt;, publiée sous forme de feuilleton dans une revue amateur n'est pas très représentative du style de Lovecraft. Simple histoire de morts-vivants avec des scènes particulièrement sanglantes, &lt;i&gt;Herbert West, réanimateur&lt;/i&gt; est loin du cosmicisme des autres œuvres de Lovecraft et ne s'inscrit nullement dans le &lt;i&gt;Mythe de Cthulhu&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde attendait donc Stuart Gordon au tournant pour son adaptation de &lt;i&gt;Dagon&lt;/i&gt;, une autre nouvelle de Lovecraft, publiée en 1917 et extrêmement importante. C'est en effet la première histoire à introduire un des éléments du &lt;i&gt;Mythe de Cthulhu&lt;/i&gt; : Dagon lui-même. Mais le film &lt;i&gt;Dagon&lt;/i&gt;, en dépit de son nom, est en fait adapté du &lt;i&gt;Cauchemar d'Innsmouth&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;The Shadow Over Innsmouth&lt;/i&gt; en VO). De plus, l'intrigue est transposée de nos jours et délocalisée en Espagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une tempête aussi brutale qu'inattendue, une bande de jeunes adultes en vacances à bord d'un voilier s'écrase contre des récifs à proximité de Galice, un petit village de pécheurs. Quand ils arrivent sur place pour chercher de l'aide, ils ne trouvent que des maisons vides... Mais d'étranges chants proviennent de l'église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'en suit une histoire plutôt palpitante, qui repose sur une ambiance profondément lovecraftienne. Villageois dégénérés aux mains palmées ayant passé des contrats impies avec des créatures oubliée, rituels anciens, dieu abjecte : tous les éléments du mythe sont présents. On s'intéresse au sort des personnages et, à défaut d'avoir vraiment peur, on suit l'intrigue avec attention. C'est bien ficelé, angoissant et remarquablement raconté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit d'un paquet d'imperfections (du sexe dans une histoire de Lovecraft, mais c'est une hérésie), &lt;i&gt;Dagon&lt;/i&gt; fonctionne. Il est d'ailleurs considéré comme une des meilleures adaptations cinématographique du &lt;i&gt;Mythe de Cthulhu&lt;/i&gt;. Ce qu'il est certainement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, même si le film de Gordon doit être vu, il y a moyen de faire dix fois mieux avec ce matériaux (regardez du côté des jeux vidéo, avec &lt;i&gt;Prisoner of Ice&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Alone in the Dark&lt;/i&gt;)... Attendons donc qu'un grand réalisateur s'attelle à cette tache (&lt;i&gt;Les Montagnes hallucinées&lt;/i&gt; de Guillermo del Toro, par exemple).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-5243009246219467614?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/5243009246219467614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=5243009246219467614' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5243009246219467614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5243009246219467614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/02/dagon-de-stuart-gordon.html' title='Dagon de Stuart Gordon'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7612854389200864441</id><published>2012-02-11T18:55:00.001+01:00</published><updated>2012-02-11T18:55:00.048+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Les Cristaux liquides de Jean Painlevé</title><content type='html'>&lt;i&gt;Les Cristaux liquides&lt;/i&gt; (dont le titre complet est en fait &lt;i&gt;Transition de phase dans les cristaux liquides&lt;/i&gt;) est un film abstrait français réalisé par Jean Painlevé en 1978.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/cristaux-liquides.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très académique et rigoureux, comme à l'accoutumé avec Jean Painlevé, &lt;i&gt;Transition de phase dans les cristaux liquides&lt;/i&gt; s'ouvre sur plusieurs slides, expliquant la façon dont certains liquides, observés à travers un microscope polarisant, peuvent cristalliser en une multitude de structures de formes et de couleurs différentes en fonction des conditions physiques appliquées (température, pression).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'en suivent des images d'une infinie beauté, avec des textures complexes et bariolées évoluant rapidement. La croissance cristalline vue ainsi à une échelle microscopique est un un véritable feux-d'artifice peint aux couleurs de l'arc-en-ciel. Jean Painlevé trouve la quintessence de la beauté dans l'imagerie scientifique, préfigurant ainsi les futurs efforts de Godfrey Reggio sur &lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt;. On retrouve d'ailleurs l'absence totale de commentaires qui caractérise par la suite la &lt;i&gt;Trilogie des Qatsi&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces images sont en fait là pour illustrer la musique de François de Roubaix, connu pour son amour des sonorités nouvelles (c'était un fervent défenseur du synthétiseur). Savante et étrange, le score s'accorde à la perfection avec l'évolution complexe de ces cristaux liquides, évolution chaotiques et pourtant régie par de savantes équations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Techniquement, le film est toujours d'actualité. De plus, l'utilisation de cristaux liquides s'est même généralisée depuis 1978 avec leur emploi systématique dans des millions d'écrans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous aimez les kaléidoscopes et la microscopie optique, vous adorerez &lt;i&gt;Les Cristaux liquides&lt;/i&gt;. Sinon, du long de ses 7 minutes, ce court-métrage vous permettra de découvrir le talent de François de Roubaix.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7612854389200864441?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7612854389200864441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7612854389200864441' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7612854389200864441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7612854389200864441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/02/les-cristaux-liquides-de-jean-painleve.html' title='Les Cristaux liquides de Jean Painlevé'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-4563811071198543777</id><published>2012-02-09T18:16:00.002+01:00</published><updated>2012-02-09T22:21:39.283+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>La quatrième dimension de Jean Painlevé</title><content type='html'>Jean Painlevé n'a pas fait que dans le documentaire animalier. En collaboration avec André Sainte-Laguë, un des premiers noms de la théorie des graphes et l'animateur de la section mathématiques du Palais de la découverte, il tourne un court-métrage intitulé &lt;i&gt;La quatrième dimension&lt;/i&gt;. Créé en 1937, ce film est justement destiné à être projeté au palais de la découverte... Son générique est donc émaillé de grands noms (notamment Émile Borel et Paul Montel).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/painleve-4D.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue mathématique, &lt;i&gt;La quatrième dimension&lt;/i&gt; est brillant. Reprenant quelques analogies de &lt;i&gt;Flatland&lt;/i&gt; (écrit en 1884 par Edwin Abbott Abbott), il est très pédagogique dans ses exemples, même s'il perd un temps précieux à expliquer ce que sont des espaces à une, deux et trois dimensions. Dès qu'il s'attaque à la quatrième dimension, il devient remarquable. Oubliez les explications pompeuses et mal maitrisées des émissions TV de vulgarisation où on vous parlera de "dimensions parallèles" (ce qui ne veut rien dire). Ici on va faire dans le mathématique : c'est rigoureux, clair et surtout indéniablement vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne vous attendez cependant pas à avoir la classifications des 4-polytopes réguliers convexes ou à vous régaler de la construction de l'icositétrachore. Ce film fait plutôt la synthèse rapide d'une multitude de petits résultats rigolos et faciles à concevoir ou à prouver. Et dans ce domaine, il est d'une pédagogie parfaite. Le tout ne dure d'ailleurs que 10 minutes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, Jean Painlevé veut illustrer la façon dont le temps pourrait-être perçu comme une simple dimension spatiale supplémentaire. Pour cela il transpose un objet 3D dans un espace 2D+T (donc également tridimensionnel). Cela donne donc une animation où l'on voit une orange dont l'axe &lt;i&gt;z&lt;/i&gt; est parcouru au cours du temps. Dans la pratique, cela revient à faire défiler les coupes d'une tomographie à une vitesse constante. C'est très beau et techniquement très bien réalisé (il a dû s'amuser avec des lames de rasoir, la microtomographie aux rayons X n'existant pas en 1937).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette impression de mouvement donné par un objet statique, car on voit bien un disque qui croît puis qui décroit ainsi que des cloisons internes qui se déplacent, explique mieux que mille mots la façon dont un objet dynamique en 3D n'est qu'un stupide objet immobile dans un espace 4D (si les quatre dimensions de l'espaces considérés correspondent à 3D+T).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, vous apprendrez qu'une simple rotation en 4D permet de transformer un objet 3D en son symétrique (bonjour le situs inversus), ou encore, que le concept de boîte fermée dépend de la dimension considérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les effets spéciaux, conçus par Pierre Achille Dufour, sont géniaux et valent à eux seuls le détour. Le seul défaut, c'est qu'un mathématicien trouvera ça un peu trivial et regrettera que ça s'arrête à la dimension 4 (les dimensions finies, ou même infinies dénombrables, c'est pour les bébé).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-4563811071198543777?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/4563811071198543777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=4563811071198543777' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4563811071198543777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4563811071198543777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/02/la-quatrieme-dimension-de-jean-painleve.html' title='La quatrième dimension de Jean Painlevé'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-4852506620076371947</id><published>2012-02-07T18:03:00.002+01:00</published><updated>2012-02-07T18:03:00.104+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sales bêtes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Le Vampire de Jean Painlevé</title><content type='html'>&lt;i&gt;Le Vampire&lt;/i&gt; est un documentaire français réalisé en 1945 par Jean Painlevé. Tourné en noir et blanc, il dure huit minutes et cinquante secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/vampire.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Painlevé est un des plus grands noms du documentaire scientifique. Dès les années 20, il comprends les formidables possibilités du cinéma, non seulement en tant qu'outil pédagogique, mais aussi en tant qu'outil d'observation scientifique. Dès lors, il ne cesse de tourner, enchainant près de trente documentaires en autant d'années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Vampire&lt;/i&gt; est un film très expérimental même s'il s'agit officiellement d'un documentaire animalier consacré à une chauve-souris d'Amérique du Sud. Il a quelque-chose de vraiment fascinant, à la fois dans sa rigueur académique et sa poésie. Les commentaires sont à la fois précis et chatoyants, avec un vocabulaire riche et imagé qui a complètement disparu de nos jour du documentaire animalier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'image de ces impressionnantes vues au microscope de trypanosome, le parasite transmis par cette fameuse chauve-souris, &lt;i&gt;Le Vampire&lt;/i&gt; plonge au fond d'un sujet scientifique pour au final explorer l'origine d'un mythe. Cela justifie la présence de plusieurs séquences du &lt;i&gt;Nosferatu&lt;/i&gt; de Friedrich Murnau, séquences plus tard reproduites par une véritable bête qui se délectera du sang d'une innocente victime (ici un cochon d'Inde).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinéaste de génie, source d'inspiration importante pour les surréalistes, Jean Painlevé est aussi est un des fondateurs de l'institut de cinématographie scientifique. Son &lt;i&gt;Vampire&lt;/i&gt; représente bien son style et permettra aux cinéphiles intéressés par l'histoire du cinéma de se faire rapidement une idée de son talent. Les autres apprécieront un court métrage qui, par son ambiance et son sujet, tient finalement du film d'horreur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-4852506620076371947?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/4852506620076371947/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=4852506620076371947' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4852506620076371947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4852506620076371947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/02/le-vampire-de-jean-painleve.html' title='Le Vampire de Jean Painlevé'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-4768731898751483812</id><published>2012-02-05T18:13:00.002+01:00</published><updated>2012-02-06T10:06:02.086+01:00</updated><title type='text'>Paranormal Entity 3 de Jude Gerard Prest</title><content type='html'>&lt;i&gt;Paranormal Entity 3&lt;/i&gt; est un film d'horreur américain réalisé par Jude Gerard Prest et sorti directement en vidéo en 2011. Il est interprété par Gerold Wunstel, Kai Cofer, Christopher Karl Johnson, Nikki Muller, Yaz Canli, Robert Shampain et Korey Simeone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/paranormal-entity-3.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, fini les caméscopes numériques et les confortables maisons américaines hantées par une entité maléfique qui ressemble à un fantôme et qui aime claquer les portes. Nous avons une histoire de possession démoniaque à l'ancienne, avec crucifix, mortifications et prières. Une bande de médecins et d'étudiants en psychologie se rendent chez Anneliese Michel, une jeune fille possédée, pour documenter et critiquer son exorcisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça se passe en 1976 mais rien ne change au niveau du style. Nous avons un film tourné par un cinéaste amateur, avec un appareil 16mm instable dont l'image est volontairement dégradée et décolorée. Comble du raffinement, nous avons même le droit à des caméras vidéo de surveillance, avec leur panoplie de bruit, de balayage mal synchronisé, de flou et de saturation qui font toute la saveur des &lt;i&gt;found footages&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous retrouvons même la caméra-confessionnal de &lt;i&gt;Paranormal Entity 2&lt;/i&gt; où, à travers de petits interviews, les protagonistes du film commentent mollement leurs propres réactions ainsi que leur état d'esprit. C'est aussi l'occasion de caser des flashbacks à la &lt;i&gt;Dragon Ball&lt;/i&gt;, c'est-à-dire des flashbacks d'événements montrés au spectateur dans les minutes qui précédent. Ceci n'est pas une exagération, par exemple, à la neuvième minute du film, nous avons un flashback de la quatrième minute. C'est toujours quelques plans de gagnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des trois films, &lt;i&gt;Paranormal Entity 3&lt;/i&gt; est le plus raté et le plus décousu. Il est tellement plein de remplissage qu'il n'y a plus de place pour le contenu. Alors que le genre pseudo-documentaire peut faire de bons films d'exorcisme (&lt;i&gt;Le Dernier exorcisme&lt;/i&gt; de Daniel Stamm est un bon exemple), on s'ennuie royalement. Si vous voulez absolument voire une jeune fille crier des insanités en se tordant et en se débattant, regardez plutôt &lt;i&gt;L'exorcisme d'Emily Rose&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Exorcismus&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-4768731898751483812?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/4768731898751483812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=4768731898751483812' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4768731898751483812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4768731898751483812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/02/paranormal-entity-3-de-jude-gerard.html' title='Paranormal Entity 3 de Jude Gerard Prest'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-886456533463677973</id><published>2012-02-03T18:10:00.003+01:00</published><updated>2012-02-03T18:10:00.810+01:00</updated><title type='text'>Paranormal Entity 2 de Anthony Fankhauser</title><content type='html'>&lt;i&gt;Paranormal Entity 2&lt;/i&gt; est un film d'horreur américain réalisé par Anthony Fankhauser en 2010. Il est interprété par Jim Lewis, Matthew Temple, Michael Gaglio, Brett A. Newton, Diana Terranova, Sylvia Panacione et Rachel Riley.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/paranormal-entity-2.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste après son lamentable &lt;i&gt;2012: Supernova&lt;/i&gt;, produit par Asylum qui espérait ainsi jouer sur le sucés du film &lt;i&gt;2012&lt;/i&gt; de Roland Emmerich, Anthony Fankhauser a tourné un film peu connu : &lt;i&gt;8213: Gacy House&lt;/i&gt;. Distribué un peu partout sous le nom &lt;i&gt;Paranormal Entity 2&lt;/i&gt;, il n'est pas à proprement parler une suite de &lt;i&gt;Paranormal Entity&lt;/i&gt; ou un remake de &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt;, même si les similitudes sont troublantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Wayne Gacy est très populaire chez les producteurs en manque d'idées et ne répugnant pas à exploiter la sordide réalité. Ayant assassiné et violé 33 adolescents, il est un des tueurs en série américains les plus connus, à la fois pour son score (27 cadavres sous sa maison, tout de même) et pour son activité de clown (il se déguisait pour amuser les enfants dans les hôpitaux). &lt;i&gt;Ça&lt;/i&gt; de Stephen King doit beaucoup à Gacy, mais de nombreux scénaristes s'en sont également inspirés. Notons en particulier les films &lt;i&gt;Gacy&lt;/i&gt; de Clive Saunders et &lt;i&gt;Disparitions sanglantes&lt;/i&gt; d'Eric Till.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire se déroule dans une belle maison en bois construite sur l'emplacement de l'ancienne demeure de Gacy. Ça sera le seul décor. Dès le départ, un message nous avertit que 6 corps ont été découverts dedans, et que &lt;i&gt;Paranormal Entity 2&lt;/i&gt; est construit à partir des enregistrements vidéo retrouvés sur place. Voilà qui a le mérite d'inscrire clairement l'œuvre dans la tradition du &lt;i&gt;found footage&lt;/i&gt;, et de nous raconter la fin par la même occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une rapide présentation des personnages, une bande de scientifiques et d'enquêteurs spécialisés dans le paranormal, nous avons le droit à quelques phénomènes (une caméra qui se débranche, un bruit dans la cheminée, un souffle de vent). Cela déclenche systématiquement des réactions disproportionnées et engendre une bonne heure de disputes et de débats. Car &lt;i&gt;Paranormal Entity 2&lt;/i&gt; est une immense engueulade. Certains veulent partir, d'autres pensent qu'il faut rester et accumuler plus de preuves. Personne ne sait quoi faire et tout le monde crie sur tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque plan est étiré à l'infini. Chaque scène est interminable. Il y a ainsi des petits interviews, face à une sorte de caméra-confessionnal, qui s'intercalent dans tout le métrage. Mais aussi des images inutiles tirées de caméras de surveillances mal réglées et mal cadrées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, nous avons une suite plus ennuyeuse encore que &lt;i&gt;Paranormal Entity&lt;/i&gt;, même si les cadavres se comptent à la pelle. Le métrage semble durer plusieurs heures et tient de l'amateurisme complet (cf cette scène de sexe, d'une infinie gratuité, casée pour meubler 20 secondes). En comparaison, &lt;i&gt;Épisode 50&lt;/i&gt;, qui explorait un sujet similaire, tient du chef-d'œuvre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-886456533463677973?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/886456533463677973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=886456533463677973' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/886456533463677973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/886456533463677973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/02/paranormal-entity-2-de-anthony.html' title='Paranormal Entity 2 de Anthony Fankhauser'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7566246761313568255</id><published>2012-02-01T18:08:00.000+01:00</published><updated>2012-02-01T18:08:00.434+01:00</updated><title type='text'>Paranormal Entity de Shane Van Dyke</title><content type='html'>&lt;i&gt;Paranormal Entity&lt;/i&gt; est un film d'horreur américain réalisé par Shane Van Dyke en 2009. Il est interprété par Erin Marie Hogan, Fia Perera, Norman Saleet et Shane Van Dyke lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/paranormal-entity.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tourné en deux jours par un Shane Van Dyke principalement connu pour son &lt;i&gt;Titanic 2&lt;/i&gt; (oui, ce film existe), &lt;i&gt;Paranormal Entity&lt;/i&gt; est un film extraordinairement minimaliste. Pour preuve : Shane Van Dyke est à la fois réalisateur, scénariste et acteur principal. Il partage l'affiche avec 3 autres acteurs dans un décors unique (une maison) et tout est filmé avec des caméscopes bas de gamme, dont l'image est volontairement dégradée pour faire plus amateur encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Finleys, une famille américaine typique, sont en deuil. Le &lt;i&gt;pater familias&lt;/i&gt; s'est éteint depuis un an et sa femme supporte mal son absence. Du coup elle cherche un moyen de le contacter dans l'au-delà, ce qui attire l'attention d'un esprit maléfique. Ce dernier, obsédé par sa fille Samantha, vas dès lors harceler nos héros. Nous suivons l'intrigue à travers les diverses caméras de surveillance installées par le fils ainé, mais aussi via son caméscope qu'il transporte partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'aurez compris, ce énième &lt;i&gt;found footage&lt;/i&gt; est un clone bas de gamme de &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt;. Il est d'ailleurs produit et distribué par Asylum, une société spécialisé dans la copie carbone et low-budget des hits hollywoodiens. Sortant toutes ses productions directement sur le marché vidéo, Asylum survit en jouant sur la confusion. Leur idée est que, sur un malentendu, on peut se retrouver à acheter un DVD de &lt;i&gt;Transmorphers&lt;/i&gt; en croyant acquérir &lt;i&gt;Transformers&lt;/i&gt; (la dyslexie peut ainsi vous faire perdre 10 euros).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le budget semble microscopique. En fait il est sans doute inférieur au quinze mille dollars de &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt;, mais ce n'est pas vraiment un problème. Le problème c'est que &lt;i&gt;Paranormal Entity&lt;/i&gt; est une copie tellement conforme de &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt; qu'il en a tous les défauts. C'est mou, mal filmé, lent, intéressant et convenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Télévision qui s’allume, verre qui se brise, crucifix qui tombe du mur, téléphone qui sonne, porte qui claque. L'entité paranormale de ce film ne fait pas dans l'extravagance. La seule scène qui sorte de l'ordinaire, ce sont ces mystérieuses traces de pas sur le plafond (comme spidercochon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les images sont hideuses, la bande son est intolérable, les acteurs sont pitoyables et le suspens est systématiquement désactivé. D'un certain point de vue, &lt;i&gt;Paranormal Entity&lt;/i&gt; est un bel hommage au néant de &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt;, l'originalité en moins (oui, transposer &lt;i&gt;Le Projet Blair Witch&lt;/i&gt; dans une maison, c'était quand même une idée novatrice). Le problème, c'est que même s'il y a deux suites à &lt;i&gt;Paranormal Entity&lt;/i&gt;, l'histoire ne se développe pas. Alors, qu'au final, avec ses 4 opus (bientôt 5), la saga &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt; a un scénario total tout à fait tolérable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7566246761313568255?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7566246761313568255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7566246761313568255' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7566246761313568255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7566246761313568255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/02/paranormal-entity-de-shane-van-dyke.html' title='Paranormal Entity de Shane Van Dyke'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1231437298535489090</id><published>2012-01-30T18:35:00.002+01:00</published><updated>2012-02-01T14:10:03.464+01:00</updated><title type='text'>Épisode 50 de Joe Smalley et Tess Smalley</title><content type='html'>&lt;i&gt;Épisode 50&lt;/i&gt; est un film d'horreur américain réalisé par Joe Smalley et Tess Smalley en 2011. Il est interprété par Josh Folan, Chris Perry, Natalie Wetta, Keithen Hergott, Eleanor Wilson, Justin Brutico et Robert Maisonett.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/episode-50.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amis du &lt;i&gt;found footage&lt;/i&gt;, voilà un nouveau représentant dans ce genre complètement saturé de productions fauchés et identiques. Cette fois, ce sont des fantômes et des démons qui sont au cœur de l'intrigue (quel originalité, après le succès de &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans &lt;i&gt;Noroi&lt;/i&gt; de Kôji Shiraishi ou dans le &lt;i&gt;Projet Blair Witch&lt;/i&gt; de Daniel Myrick et Eduardo Sánchez, nous suivons une bande de cinéastes qui enquêtent sur des phénomènes paranormaux. Cette fois, Jack (Josh Folan) et sa bande sont des professionnels, même si leur comportement est très puéril, pour ne pas dire amateur. Leur série &lt;i&gt;Paranormal Investigators&lt;/i&gt; va atteindre son cinquantième épisode, et pour bien marquer le coup ils partent en mission dans l'hôpital psychiatrique le plus hanté de la planète, la fameuse "porte des enfers". Oui, c'est plus ou moins le scénario de &lt;i&gt;Grave Encounters&lt;/i&gt;... Et alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans l'hôpital, Jack et sa bande rencontrent une autre équipe, chargée d'une émission similaire. C'est l'occasion de meubler avec des scènes de disputes parfaitement insipides et inutiles. Heureusement, dès que la nuit tombe, les esprits se réveillent et tout part en sucette (on le sait déjà, puisqu'un avertissement nous signale dès le départ que le fameux cinquantième épisode n'a jamais vu le jour). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'équipe de Jack est constituée de scientifiques bornés et obtus (de parfaites caricatures, qui n'ont d'ailleurs aucune rigueur) alors que l'équipe concurrente, celle de Dylan (Keithen Hergott) est constituée de croyants qui parlent tout le temps de Dieu et qui sont aveuglés par leur orgueil (de toutes aussi parfaites caricatures). Au final, on ne s'attache à personne, même si Dylan a vraiment la classe pendant les 60 premières minutes du film. Tout le monde est si éminemment stupide qu'on à l'impression de regarder un documentaire animalier sur les mœurs des limaces. Peut-être qu'avec de la musique de Philip Glass ça passerait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas le seul problème. &lt;i&gt;Épisode 50&lt;/i&gt; souffre énormément de l'indigence de ses décors. L'hôpital est étonnamment bien entretenu pour un édifice si hanté qu'il est interdit d'y entrer depuis plusieurs décennies. La plus part des salles sont bien balayée et on voit même quelques plantes en pot qui semblent en parfaite santé. Il y a juste quelques petits filtres gris, rouille ou bleus pour salir l'image mais personne n'est dupe : les décorateurs et l'accessoiriste n'ont pas fait leur job et se sont contentés de jeter 3 ou 4 feuilles de papier sur le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ça le rythme est mou et on ne sursaute qu'une ou deux fois, même en y mettant du sien. Il y a bien un spectre à la japonaise, capables de faire des &lt;i&gt;jump cuts&lt;/i&gt; et se déplaçant de façon saccadée, dans un bruit d'articulations répugnant, mais c'est un peu léger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seule les rebondissements de l'histoire pendant le dernier acte sauvent l'ensemble du naufrage complet. &lt;i&gt;Épisode 50&lt;/i&gt; est donc à réserver aux amateurs boulimiques et peu difficiles, toujours en manque de K7 retrouvées sur les lieux d'un drame.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1231437298535489090?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1231437298535489090/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1231437298535489090' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1231437298535489090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1231437298535489090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/episode-50-de-joe-smalley-et-tess.html' title='Épisode 50 de Joe Smalley et Tess Smalley'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6910115093820563695</id><published>2012-01-28T18:31:00.000+01:00</published><updated>2012-01-28T18:31:00.610+01:00</updated><title type='text'>Don't be afraid of the dark de Troy Nixey</title><content type='html'>&lt;i&gt;Don't be afraid of the dark&lt;/i&gt; est un film américain réalisé par Troy Nixey et sorti en 2010. Il est interprété par Katie Holmes, Guy Pearce, Bruce Gleeson, Eddie Ritchard, Garry McDonald et Bailee Madison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/afraid-dark.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Don't be afraid of the dark&lt;/i&gt; est le remake d'un téléfilm américain homonyme sorti en 1973 (et diffusé sous le titre &lt;i&gt;Les créatures de l'ombre&lt;/i&gt; en France). Mais Guillermo del Toro se colle à la production et au scénario, ce qui entraine un lot de modifications conséquentes. Notamment l'ajout d'une petite fille, centrale dans le script.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un couple spécialisé dans la restauration de demeures anciennes (Katie Holmes et Guy Pearce) emménage dans un somptueux manoir. Bien qu'un peu récalcitrant, Alex, l'homme, se voit confier la garde de sa fille Sally par son ex-femme. Mais dès son arrivée, Sally va découvrir que dans l'obscurité se cachent des créatures étranges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Habité jadis par un célèbre peintre animalier, la demeure est emplie de fresques, de sculptures et de dessins qui donnent une esthétique exceptionnelle aux décors. Même chose pour le jardin, absolument splendide avec son labyrinthe, ses somptueux bassins et son lac, mais également inquiétant. On sent la patte de Guillermo del Toro et un sens du détail très poussé. Les cadrages sont millimétrés, la composition de chaque image tient de l'œuvre d'art et les jeux d'ombres de de lumières imposés par le scénario sont des merveilles visuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les réactions de Sally, d'abord naïve et persuadé de la bienveillance des petites choses qui se cachent dans le noir, puis de plus en plus terrorisée, sont au centre de l'intrigue. Attachante, on lui pardonne facilement sa crédulité initiale à cause de son jeune âge. Et quand la situation s'envenime, elle réagit avec une clairvoyance surprenante. On ne peut hélas pas en dire autant de ses parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul véritable défaut de &lt;i&gt;Don't be afraid of the dark&lt;/i&gt; c'est de nous montrer trop rapidement et trop souvent les fées des dents maléfiques. Car oui, ce sont des fées des dents (les amateurs penseront à &lt;i&gt;Darkness Falls&lt;/i&gt; de Jonathan Liebesman et &lt;i&gt;The Tooth Fairy&lt;/i&gt; de Chuck Bowman). Ces gobelins en images de synthèse sont ratée et perdent leur aura effrayante dès qu'on les voit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même problème avec un dernier acte stéréotypé et inutile. Je sais que tout film d'horreur Hollywoodien doit se terminer par une confrontation physique, directe, maladroite et convenue, mais avec del Toro au scénario on pouvait espérer mieux. Cet homme à quand même réalisé &lt;i&gt;L'Échine du Diable&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Labyrinthe de Pan&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons ainsi un film d'horreur classique, qui brille par son esthétique et par l'interprétation de son héroïne (bravo Bailee Madison) mais qui pèche par ses monstres, son développement et sa conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Dernière chose, un Polaroïd ne peut pas faire 50 clichés d'affiliés. Et plus personne n'en utilise de nos jours.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6910115093820563695?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6910115093820563695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6910115093820563695' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6910115093820563695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6910115093820563695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/dont-be-afraid-of-dark-de-troy-nixey.html' title='Don&apos;t be afraid of the dark de Troy Nixey'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6719311517354793224</id><published>2012-01-26T18:21:00.000+01:00</published><updated>2012-01-26T18:21:00.047+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><title type='text'>Entr'acte de René Clair</title><content type='html'>&lt;i&gt;Entr'acte&lt;/i&gt; est un film français réalisé par René Clair en 1924. Il est interprété par Jean Börlin, Francis Picabia, Erik Satie, Marcel Duchamp, Man Ray, Marcel Achard, Pierre Scize, Louis Touchagues et Rolf de Maré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/entracte.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre &lt;i&gt;Un chapeau de paille d'Italie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;À Nous la liberté&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Million&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Belles de nuit&lt;/i&gt;, René Clair est un très grand réalisateur français, terriblement sous-estimé mais à la fois accessible, divertissant, intelligent, léger et poétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dehors de ses fantastiques contributions au cinéma populaire, on lui doit aussi quelques œuvres inclassables, s'inscrivant dans un véritable effort de recherche et d'innovation. Ainsi, &lt;i&gt;Entr'acte&lt;/i&gt;, tourné au tout début de sa carrière, pourrait servir de définition même au cinéma expérimental. Sorti en 1924, donc 5 ans avant un &lt;i&gt;Chien Andalou&lt;/i&gt;, il servait d'entracte au spectacle &lt;i&gt;Relâche&lt;/i&gt;, un ballet dadaïste de Jean Börlin et Francis Picabia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier film tourné pour s'intégrer dans un spectacle de danse, &lt;i&gt;Entr'acte&lt;/i&gt; est muet mais repose sur la musique composé par Erik Satie, précurseur du minimalisme (John Cage assume sa filiation avec lui). Dans l'édition Criterion (la seule que je connaisse à ce film), on trouve un interprétation de la même partition, mais enregistrée en 1967. Il faut souligner au passage la merveilleuse synchronisation qui existe entre la musique et les images.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous verrez en vrac des cannons danser, un bateau en papier naviguer sur les toits de Paris (décors qui constitue une obsession dans l'œuvre de René Clair), des ballerines barbues, et un cortège funèbre poursuivre un cercueil en vadrouille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surréaliste, incompréhensible et d'une profonde beauté poétique, &lt;i&gt;Entr'acte&lt;/i&gt; se paye même le luxe de faire apparaitre Man Ray et Marcel Duchamp dans de discrets caméos. Les amateurs de cinéma expérimental apprécieront. En revanche, s'il vous faut une histoire, tournez-vous vers le reste de l'œuvre de René Clair. Vous en sortirez heureux et émerveillé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6719311517354793224?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6719311517354793224/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6719311517354793224' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6719311517354793224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6719311517354793224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/entracte-de-rene-clair.html' title='Entr&apos;acte de René Clair'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6324768115990025051</id><published>2012-01-24T18:18:00.002+01:00</published><updated>2012-01-24T20:31:21.388+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='internet'/><title type='text'>Megaupload est mort...</title><content type='html'>Repose en paix, Megaupload. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reposez en paix, Filesonic et Fileserve, vous qui avez coupé votre service de partage de fichiers et qui devenez donc parfaitement inutiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'oublierons pas ce que vous avez fait pour les cinéphiles. Vous resterez dans notre cœur pendant 4 ou 5 jours, le temps que nous trouvions une solution de remplacement plus pratique encore, plus discrète et plus rapide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, Bittorrent se porte toujours très bien. Les newsgroups binaires n'ont jamais été aussi abordables et on trouve de bons proxy cryptés à des prix compétitifs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freenet reste trop lent et trop peu fourni, mais espérons que cette mort de Megaupload sera l'occasion pour lui de se développer. Souhaitons aussi que les nœuds Thor puissent se multiplier, car ils servent aussi à des dissidents politiques qui en ont vraiment besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, il reste ces gros disque durs de 2 To, chargés de 2000 films, qu'on peut brancher directement chez des amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, le piratage c'est mal. Je ne ferais jamais ça. Oh grand jamais ! Même pour voir de films qui ne sont pas édités chez nous. Il vaux mieux rester inculte que provoquer un manque à gagner théorique chez un éditeur qui n'exploite même pas certaines de ses œuvres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6324768115990025051?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6324768115990025051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6324768115990025051' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6324768115990025051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6324768115990025051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/megaupload-est-mort.html' title='Megaupload est mort...'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1979089322327911748</id><published>2012-01-22T18:18:00.001+01:00</published><updated>2012-01-22T18:18:00.331+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><title type='text'>The Phantom of Regular Size de Shinya Tsukamoto</title><content type='html'>&lt;i&gt;The Phantom of Regular Size&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Futsu saizu no kaijin&lt;/i&gt; en VO) est un film japonais de Shinya Tsukamoto réalisé en 1986. Il est interprété par Kei Fujiwara, Nobu Kanaoka, Tomorowo Taguchi et Shinya Tsukamoto lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/phantom-regular-size.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une durée de 18 minutes et quasiment muet, &lt;i&gt;The Phantom of Regular Size&lt;/i&gt; est un brouillon du génial &lt;i&gt;Tetsuo&lt;/i&gt;, tourné deux ans plus tôt mais tout aussi cauchemardesque. Filmé en couleur, sur pellicule 8 millimètres, il incorpore déjà tous les éléments de son descendant (déplacements surréalistes en stop-motion, montage abusant du cut et bande son hyper-agressive à base de bruit industriels).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire, trop brève pour être compréhensible, est celle d'un homme qui se transforme progressivement en métal (ici, il se recouvre essentiellement de papier d'aluminium). Dit comme ça, cela semble simple, mais en vrai c'est glauque, écrasant et viscéral. Peu de premiers films sont aussi hystériques, novateurs et malsains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple type de cinéma expérimental quasi-amateur, &lt;i&gt;The Phantom of Regular Size&lt;/i&gt; s'inscrit dans une mouvance cyberpunk alors très peu représentée à l'écran, même au Japon. A l'époque Tsukamoto n'avait rien tourné, si ce n'est quelques publicité, mais son style, bien que brouillon en apparence, est déjà terriblement maitrisé. Les couleurs, qui s'opposent au noir et blanc esthétique de &lt;i&gt;Tetsuo&lt;/i&gt;, sont volontairement sales et baveuses, avec un abus évident de filtres. Du rouge de la chair, on passe progressivement au bleu du métal pour tendre vers des plans quasi-monochromatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'obsession de Tsukamoto pour un cinéma charnel à la David Cronenberg se sent, tout comme sa fascination pour le métal, la rouille et les modifications du corps (pour ne pas dire mutilations). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amateurs de &lt;i&gt;Tetsuo&lt;/i&gt; doivent donc impérativement se jeter sans hésiter sur ce truc inclassable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1979089322327911748?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1979089322327911748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1979089322327911748' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1979089322327911748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1979089322327911748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/phantom-of-regular-size-de-shinya.html' title='The Phantom of Regular Size de Shinya Tsukamoto'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1154121029224293486</id><published>2012-01-20T18:19:00.001+01:00</published><updated>2012-01-20T18:19:00.533+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Baraka de Ron Fricke</title><content type='html'>&lt;i&gt;Baraka&lt;/i&gt; est un documentaire américain réalisé par Ron Fricke en 1992. Il est produit par Mark Magidson et Alton Walpole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/baraka.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir été directeur de la photographie pour Godfrey Reggio sur &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt;, Ron Fricke part travailler comme réalisateur sur un projet titanesque : &lt;i&gt;Baraka&lt;/i&gt;. Un documentaire sans paroles ni scénario, dont l'interprétation est entièrement laissée au spectateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Splendide aussi bien dans sa description de la nature que des hommes Baraka est très proche du travail de Godfrey Reggio sur &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Powaqqatsi&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Anima Mundi&lt;/i&gt;. C'est tout simplement un des plus beaux films jamais réalisés et il ravira les pupilles des spectateurs les plus blasés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tourné en 70mm dans 24 pays, &lt;i&gt;Baraka&lt;/i&gt; s'intéresse à plusieurs sujets. Entre des très nombreuses séquences consacrées à la spiritualité et aux religions, s'intercalent des plans sur l'aspect mécanique et tumultueux de la vie quotidienne des hommes modernes. Quelques chapitres, plus pessimistes, sur la destruction et la guerre, assombrissent également le ton, même si le film reste très contemplatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul point sombre : la musique de Michael Stearns et du groupe britannico-australien Dead Can Dance ,quoi que très intéressante, n'égale jamais la beauté du score de Philip Glass. Alors que &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt; pouvait se voir comme une symphonie illustrée et restait extraordinaire même les yeux fermés, &lt;i&gt;Baraka&lt;/i&gt; repose avant tout sur ses images. Philip Glass est un des meilleurs compositeurs de musique classique des États-Unis et un des pionniers du minimalisme. Son absence se fait donc cruellement sentir. C'était sa bande son qui donnait à la &lt;i&gt;trilogie des Qatsi&lt;/i&gt; leur perfection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste un spectacle qui vaut le détour, tout particulièrement si vous voulez vous convaincre que votre équipement HD est utile. Donc, en attendant sa suite nommée &lt;i&gt;Samsara&lt;/i&gt; et promise pour bientôt, découvrez sans hésiter &lt;i&gt;Baraka&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1154121029224293486?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1154121029224293486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1154121029224293486' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1154121029224293486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1154121029224293486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/baraka-de-ron-fricke.html' title='Baraka de Ron Fricke'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1876792518348612037</id><published>2012-01-18T18:16:00.002+01:00</published><updated>2012-01-18T18:16:00.622+01:00</updated><title type='text'>Apollo 18 de Gonzalo López-Gallego</title><content type='html'>&lt;i&gt;Apollo 18&lt;/i&gt; est un film de science-fiction américano-canadien réalisé par Gonzalo López-Gallego. Sorti en 2011, il est interprété par Warren Christie, Lloyd Owen et Ryan Robbins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/apollo-18.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouveau film s'inscrivant dans la logique du &lt;i&gt;"found footage"&lt;/i&gt;, 30 ans après &lt;i&gt;Cannibal Holocaust&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Apollo 18&lt;/i&gt; est censé être monté à partir d'une centaine d'heures de vidéo uplodés de façon anonyme sur internet. Il faut dire que depuis &lt;i&gt;Opération Lune&lt;/i&gt;, un faux documentaire de William Karel ayant été compris de travers par un multitude de spectateurs décérébrés, tout internet semble persuadé que la NASA nous cache la vérité en sifflotant la musique du générique des &lt;i&gt;X-files&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, la NASA n'est pas accusée d'avoir fait une fausse mission habitée sur la lune, mais au contraire d'avoir caché au grand public la mission Apollo 18, officiellement abandonnée le 2 septembre 1970.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous suivons donc trois astronautes en mission secrète pour le gouvernement. Une fois sur la lune, ils mettent des caméras partout, à la façon &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt; (le prétexte pour les placer est assez flou). Ces caméras capturent rapidement des images troublantes, très bruitées et dégradées, tradition oblige. Car les cailloux lunaires sembles dotés d'une vie propre et bougent parfois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lent et prévisible, &lt;i&gt;Apollo 18&lt;/i&gt; parvient cependant à faire peur. D'abord parce qu'il distille une ambiance inquiétante (deux hommes, seuls sur la Lune, à 384 467 kilomètres de chez eux, c'est quand même terriblement angoissant). Ensuite parce qu'il a une histoire à raconter. Certes, c'est une scénario atrophiée (tournant autour d'un LEM russe retrouvée par nos héros), mais cela suffit à focaliser l'attention du spectateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on est dans un cadre à-peu-prés réaliste, la moindre anomalie devient très intrigante. Par exemple, la disparition du drapeau plantés par nos héros américains suscite des milliers de questions. Il n'y a pas de vent ou d'activité sismique sur la lune, rien qui puisse justifier qu'un drapeau disparaisse (sauf, à la rigueur, un impact d'astéroïde, hypothèse d'ailleurs émise).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, nous avons un petit film d'ambiance, qui fait des efforts pour cacher son budget anémique (5 millions de dollars) et qui fonctionne vraiment l'instant de plusieurs plans. Le choix de l'approche documentaire est un peu opportuniste, mais ne gâche rien car de vrais efforts de mise en scène sont faits par Gonzalo López-Gallego. Bien que descendu par la presse, &lt;i&gt;Apollo 18&lt;/i&gt; vaut donc le détour si vous aimez la science-fiction horrifique et que &lt;i&gt;Blair Witch Project&lt;/i&gt; vous fait toujours de l'effet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1876792518348612037?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1876792518348612037/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1876792518348612037' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1876792518348612037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1876792518348612037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/apollo-18-de-gonzalo-lopez-gallego.html' title='Apollo 18 de Gonzalo López-Gallego'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8965823744203375991</id><published>2012-01-16T18:11:00.000+01:00</published><updated>2012-01-16T18:11:00.655+01:00</updated><title type='text'>Rubber de Quentin Dupieux</title><content type='html'>&lt;i&gt;Rubber&lt;/i&gt; est un film français réalisé par Quentin Dupieux en 2010. Il est interprété par Stephen Spinella, Roxane Mesquida, Jack Plotnick, Haley Ramm, Thomas F. Duffy, Wings Hauser et un certain Robert (qui est en fait un pneu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/rubber.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'existe que peu de films aussi inclassable, loufoques et étranges que &lt;i&gt;Rubber&lt;/i&gt;. Jugez plutôt : c'est l'histoire d'un pneu qui prend vie sans raison et qui est dotés de pouvoirs sur-naturels jamais expliqués (télékinésie et télépathie). Quittant sa décharge publique, il part à l'aventure, tuant au passage tout ce qui croise sa route (d'abords des petits-animaux, puis des hommes). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement à l'intrique, nous découvrons le destin des spectateurs du film, qui, installés dans le désert, suivent l'intrigue à travers des jumelles tout en la commentant. Ainsi, on les voit s'interroger sur la flottabilité d'un pneu ou sur la meilleur façon de terminer le long-métrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que tourné avec un simple réflex numérique (un Canon EOS 5D Mark II), &lt;i&gt;Rubber&lt;/i&gt; est très beau. Les cadrages sont soignés, les images débordent de détails et en projection numérique c'est un vrai bonheur. Craquelures sur la surface du pneu, sable, graviers, poussières : tout est visible à l'écran et contribue à une impression de réalisme qui contraste avec le surréalisme de sujet. Mention spécial aux effets gores, qui rappellent les glorieuses heures de &lt;i&gt;Scanners&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décrire &lt;i&gt;Rubber&lt;/i&gt; est vain. Beaucoup de scènes ne peuvent pas s'expliquer sans perdre leur valeur. Certains trouveront que le film triche. Il casse le quatrième mur, interagit avec des spectateurs virtuels, bâcle sa conclusion, n'explique rien et se perd dans des méandres inutiles. Cependant, il faut voir &lt;i&gt;Rubber&lt;/i&gt; comme une ode au "&lt;i&gt;no reason&lt;/i&gt;" (c'est d'ailleurs précisé plusieurs fois tout au long du scénario). Et de ce point de vue, c'est un petit bijoux. Un véritable OVNI comme on en voit qu'une fois tous les ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amateurs de cinéma déviant, foncez découvrir &lt;i&gt;Rubber&lt;/i&gt; !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8965823744203375991?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8965823744203375991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8965823744203375991' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8965823744203375991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8965823744203375991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/rubber-de-quentin-dupieux.html' title='Rubber de Quentin Dupieux'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8162584748982429030</id><published>2012-01-14T18:28:00.001+01:00</published><updated>2012-01-14T18:28:00.051+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Mondovino de Jonathan Nossiter</title><content type='html'>&lt;i&gt;Mondovino&lt;/i&gt; est un documentaire franco-américain réalisé par Jonathan Nossiter. Sorti en 2004, il est met en scène Michel Rolland, Aimé Guibert, Robert Mondavi Winery, Hubert de Montille et Robert Parker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/mondovino.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fresque ambitieuse qui évoque par certains aspects &lt;i&gt;Le Guépard&lt;/i&gt; de Luchino Visconti, &lt;i&gt;Mondovino&lt;/i&gt; retrace le destin de plusieurs dynasties d'aristocrates florentines, de milliardaires californiens et d'une petite famille bourguignonne. Le lien entre ces protagonistes : tous produisent du vin et ont bien l'intention de rester dans la course alors que le marché se mondialise et change de visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présentant la lutte de David contre Goliath, les impactes de la globalisation, la déforestation et la façon dont le goût du vin évolue pour satisfaire le nouveau mâché sur le quel il s'exporte, &lt;i&gt;Mondovino&lt;/i&gt; passionnera autant les amateurs de vins que les spectateurs néophytes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est constitué essentiellement d'interviews, montés à partir de 500 heures de rushes. Le passage de la DV (un caméscope numérique Sony PD-150) à la pellicule 35 mm se sent un peu, mais la beauté des paysages qui émaillent le filme reste remarquable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est amusant, alors que Jonathan Nossiter est engagé dans une noble cause, la société Les Films de la Croisade ait fait tout son possible pour effacer toute trace &lt;i&gt;Mondovino&lt;/i&gt; d'internet, attaquant en justice Google parce-que, via son intermédiaire, on pouvait trouver gratuitement le documentaire en question (comme on peut trouver presque tous les films, croyez-moi, je suis bien placé pour le savoir). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Films de la Croisade rejoint ainsi dans le &lt;i&gt;hall of shame&lt;/i&gt; des intégristes de la propriété intellectuelle les ayant-droits de Martin Luther King qui ont exigés le retrait de Youtube du fameux discours &lt;i&gt;I Have a Dream&lt;/i&gt;. Ce qui suppose que Martin Luther King avait écrit ces émouvantes lignes pour permettre à quelques cupides de grappiller quelques dollars par ans plutôt que pour toucher le cœur d'un maximum d'hommes et de femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plutôt que le boycott du vin californien, je vous suggère donc de boycotter ce film, même s'il est excellent. Regardez-le chez un ami ou empruntez-le à une médiathèque, mais ne l'achetez surtout pas. Il y a des crimes contre la liberté d'expression qui méritent la seule punition que l'industrie puisse comprendre : la sanction pécuniaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8162584748982429030?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8162584748982429030/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8162584748982429030' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8162584748982429030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8162584748982429030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/mondovino-de-jonathan-nossiter.html' title='Mondovino de Jonathan Nossiter'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-4113223066875077050</id><published>2012-01-12T18:35:00.003+01:00</published><updated>2012-01-30T11:24:17.275+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Le Monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin</title><content type='html'>&lt;i&gt;Le Monde selon Monsanto : de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien&lt;/i&gt; est un film réalisé par Marie-Monique Robin. Sorti en 2008, il met en scène David Baker, Ken Cook, David Carpenter, Robert Bellé, John Hoffman, Dan Glickman, James Maryanski et Richard Burroughs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/le-monde-selon-monsanto.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ennemis de la mondialisation, des hormones et des OGM voilà le film de référence sur le sujet : &lt;i&gt;Le Monde selon Monsanto&lt;/i&gt;. Coproduit par Arte, Image et Compagnie, Productions Thalie, Office national du film du Canada et WDR, ce documentaire est aussi sérieux qu'argumenté. L'ensemble est présenté comme une enquête sur Monsanto, la multinationale connue pour ses nombreux brevets sur les OGM mais également pour avoir produit l'agent orange utilisé comme défoliant pendant la guerre du Vietnam. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première partie du film est consacrée à l'histoire judiciaire de la firme, plus particulièrement aux problèmes de la pollution au PCB (polychlorobiphényle) causés par une usine en Alabama qui contaminait l'eau potable environnante. Ainsi, dans les années 70, Monsanto avait été condamnée à payer 700 millions de dollars pour indemniser les victimes et décontaminer le site. Ensuite ce sont les hormones de croissance bovines Monsanto qui sont abordées (au passages elles sont interdites en Europe) et les effets sur les population vietnamienne de l'agent orange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde partie du film s'intéresse à l'herbicide Roundup, soi-disant biodégradable. En France, en 2007, Monsanto a finalement été condamnée pour publicité mensongère... Car le Roundup n'est pas du tout biodégradable et s'avère même être toxique pour l'homme. Mais cette histoire n'est qu'un prélude à l'introduction du vrai sujet : les OGM, en commençant par le soja roundup-ready.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accompagné d'un livre homonyme, &lt;i&gt;Le Monde selon Monsanto&lt;/i&gt; est rigoureux (dans la mesure où un documentaire peut l'être) et bien construit, même s'il sombre parfois dans l'excès. Les coupeurs de cheveux en quatre regretterons quelques simplifications et un soupçon de démagogie, mais on est loin de l'approximatif d'un &lt;i&gt;Food Inc.&lt;/i&gt; ou d'un &lt;i&gt;Super Size Me&lt;/i&gt;. Le film a aussi le mérite de ne pas se déchainer sur les OGM en général, qui sont un sujet à troll sur lequel on raconte énormément de bêtises, mais sur les OGM de Monsanto. On voit ainsi un interview de James Maryanski et Michael Taylor qui sont favorables aux OGM. Bon cet entretien ne suffit pas à faire du documentaire une œuvre neutre et objective (loin de là) mais au moins un effort est fait pour essayer de l'être, ce qui mérite d'être salué. C'est de toutes façons le meilleur film sur le sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les nuances introduites dans le propos, des tas de spectateurs n'y verront qu'un nième brûlot sur le thème "les OGM c'est mal" (surtout s'ils sont déjà persuadés de ce fait), tout comme j'y voit un cri "la propriété intellectuelle sur le vivant c'est mal"...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-4113223066875077050?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/4113223066875077050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=4113223066875077050' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4113223066875077050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4113223066875077050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/le-monde-selon-monsanto-de-marie.html' title='Le Monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-438418102403908464</id><published>2012-01-10T18:38:00.000+01:00</published><updated>2012-01-12T10:39:07.468+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Food Inc. de Robert Kenner</title><content type='html'>&lt;i&gt;Food, Inc.&lt;/i&gt; est un documentaire américain réalisé par Robert Kenner en 2008. Narré par Michael Pollan et Eric Schlosser, il met en scène Diana DeGette, Phil English, Gary Hirshberg, Larry Johnson et Joel Salatin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/food-inc.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains ont tendance à interpréter toute image décrivant l'industrie agro-alimentaire comme horrible. C'est le fameux syndrome &lt;i&gt;Soleil Vert&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;Oh, mon dieu, la viande c'est des animaux morts ! Et en plus, il faut les tuer pour qu'ils soient morts !&lt;/i&gt; Ainsi, &lt;i&gt;Notre pain quotidien&lt;/i&gt;, qui avait séduit l'ingénieur qui sommeille en moi avec toutes ces machines bien huilées et ces usines d'abattage à la propreté clinique, est parfois cité comme une charge dénonçant les abominations qui échouent dans nos assiettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, si &lt;i&gt;Notre pain quotidien&lt;/i&gt; m'avait ravi, il faut reconnaitre que &lt;i&gt;Food Inc.&lt;/i&gt; est effrayant. Certes, il abuse d'effets faciles en exploitant le genre de musique inquiétante qu'Arte emploi pour ses documentaires sur le nazisme. Certes il veut émouvoir avec tout et n'importe quoi (oh, on ramasse les poules avec une machine). Mais en dehors de quelques ficelles un peu grossières, il est relativement efficace et atteint son objectif : amener le spectateur à réfléchir sur ce qu'il mange et sur l'implication des gouvernements et des industriels dans tout cela. Et il y parvient d'autant plus qu'il repose sur une solide base de vérité, étayée par des témoignages instructifs (mais très partisans). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous découvrirez la façon dont Monsanto utilise la propriété intellectuelle pour ruiner des fermiers partout à travers le monde et imposer ses OGM à l'aide de décisions de justices aberrantes, le tout avec la bénédiction du gouvernement américain. Vous verrez comment les méthodes d'élevage modernes entrainent des taux de bactéries exorbitants chez les volailles, ainsi que le solutions chimiques employées pour palier à ce problème. Vous apprendrez que l'USDA a mis en place des tests pour détecter Escherichia coli en 1998 et que suite aux résultats des analyses, l'USDA a été trainé en justice et s'est vu enlever sa possibilité de fermer les usines qui échouaient à ses tests.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout, vous découvrirez une Amérique où les institutions sont à la solde de l'industrie via des lobbies. Où la dissémination des OGM permet, test ADN à l'appui, de faire fermer les fermes qui précisément n'en utilisent pas (et donc ne paient pas leur licence)... Une Amérique où les subventions sur la culture du maïs ont permis le remplacement du sucre par le sirop de maïs à haute teneur en fructose (alors qu'il est plus couteux à cultiver, et qu'on a moins de recul sur ses effets sanitaires). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin du sérieux du &lt;i&gt;Monde selon Monsanto&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Food, Inc.&lt;/i&gt; n'en est pas moins un excellent documentaire. Dommage qu'il soit aussi ouvertement manipulateur, à la façon d'un Michael Moore (l'humour en moins).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-438418102403908464?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/438418102403908464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=438418102403908464' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/438418102403908464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/438418102403908464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/food-inc-de-robert-kenner.html' title='Food Inc. de Robert Kenner'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6699829964065910242</id><published>2012-01-08T18:01:00.001+01:00</published><updated>2012-01-11T14:02:54.307+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>We Feed the World de Erwin Wagenhofer</title><content type='html'>&lt;i&gt;We Feed the World&lt;/i&gt; (sous-titré &lt;i&gt;Le marché de la faim&lt;/i&gt;) est un documentaire autrichien réalisé par Erwin Wagenhofer. Sorti en 2007, il est inspiré d'un livre de Jean Ziegler intitulé &lt;i&gt;L'empire de la honte&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/feed-the-world.jpg.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une multitude de documentaires et de films se sont récemment intéressés à l'industrie agroalimentaire et à la mondialisation de son marché. En 2004, Morgan Spurlock fait rire l'Amérique avec &lt;i&gt;Super Size Me&lt;/i&gt;, sa croisade contre McDonald, pendant que Deborah Koons Garcia s'interroge sur les OGM dans &lt;i&gt;The Future of Food&lt;/i&gt;. En 2005, sort mon favori, &lt;i&gt;Notre pain quotidien&lt;/i&gt;; froid et silencieux il brille par son absence totale de jugement et même d'explication (comme dans la &lt;i&gt;trilogie des Qatsi&lt;/i&gt;). En 2006 c'est au tour de &lt;i&gt;Fast Food Nation&lt;/i&gt; d'essayer de nous faire fuir la restauration rapide. Et puis les titres s'enchainent : &lt;i&gt;We Feed the World&lt;/i&gt; en 2007, &lt;i&gt;Food, Inc.&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Nos enfants nous accuseront&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Monde selon Monsanto&lt;/i&gt; en 2008 et dernièrement &lt;i&gt;Main basse sur le riz&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;We Feed the World&lt;/i&gt; se démarque du lot par son sérieux et sa dimension politique. Loin des effets faciles de &lt;i&gt;Food, Inc.&lt;/i&gt; ou du comique de &lt;i&gt;Super Size Me&lt;/i&gt;, il dénonce le libéralisme contemporain et ses conséquences désastreuses sur le marché agroalimentaire. Bref, &lt;i&gt;We Feed the World&lt;/i&gt; n'est pas là pour nous effrayer en nous promettant que nous allons mourir d'un cancer parce-que les vaches sont maltraitées, il est là pour nous prouver que la faim dans le monde est imputable à une logique économique qui n'existe que pour la maximalisation des profits. On voit ainsi le PDG de Nestlé, par exemple, défendre que l'eau devrait être considérée comme une denrée alimentaire comme les autres et que la privatisation des nappes phréatiques et des sources ouvrirait un marché formidable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de son constat politique, le film est instructif. Si vous vous êtes demandés pourquoi toute l'Europe consomme des légumes espagnols, vous apprendrez que cela découle du très faible coût des transports (moins d'1% du prix à la revente dans le cas des tomates). D'autant plus que les gouvernements subventionnent l'exportation agricole. L'illustration est faite à-travers un exemple percutant : au marché de Sandahar (Sénégal), un des le plus grand marché d'Afrique, les légumes européens, très présents, sont vendus au tiers du prix des produits locaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gros point négatif : &lt;i&gt;Le marché de la faim&lt;/i&gt; souffre d'une esthétique limitée et d'une mise en scène qui manque sérieusement de personnalité. A part quelques scènes apocalyptiques et splendides (la destruction en masse de pain et de maïs), le film de Erwin Wagenhofer tient plus du documentaire télé que de l'œuvre destinée aux salles obscures.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6699829964065910242?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6699829964065910242/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6699829964065910242' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6699829964065910242'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6699829964065910242'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/we-feed-world-de-erwin-wagenhofer.html' title='We Feed the World de Erwin Wagenhofer'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8104178691524289258</id><published>2012-01-06T18:40:00.001+01:00</published><updated>2012-01-09T09:41:55.964+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Super Size Me de Morgan Spurlock</title><content type='html'>&lt;i&gt;Super Size Me&lt;/i&gt; est un film documentaire américain réalisé par Morgan Spurlock en 2004. Il met en scène Morgan Spurlock, Daryl Isaacs, Lisa Ganjhu, Stephen Siegel, Bridget Bennett, Alexandra Jamieson et Eric Rowley.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/super-size-me.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec 30 millions de dollars de recettes dans le monde pour un budget de 65 mille dollars, &lt;i&gt;Super Size Me&lt;/i&gt; est au documentaire ce qu'est &lt;i&gt;The Blair Witch Project&lt;/i&gt; au cinéma horrifique : une minuscule production basée sur une bonne idée mais faisant mouche. Bien que peu ambitieux, il rencontre un succès commercial le plaçant loin devant &lt;i&gt;Food, Inc.&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;We Feed the World&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Notre pain quotidien&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réalisé, produit et scénarisé par Morgan Spurlock, &lt;i&gt;Super Size Me&lt;/i&gt; met en scène Morgan Spurlock lui-même dans une grotesque bouffonade. L'idée est simple, top simple même pour faire un film : Spurlock se propose de ne manger que chez McDonald's pendant un mois. Avec trois repas par jour, petit-déjeuner, déjeuner et diner, il veut prouver que les fast foods peuvent causer l'obésité. Durant la durée de l'expérience, il est suivi par un médecin et soutenu par sa compagne (qui est végétarienne).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expérience ne prouve rien (un seul sujet, et pas de groupe témoin, c'est limite comme panel), et tient de la tautologie (trop manger, c'est pas bon pour le corps). De plus Spurlock prolonge son régime au-delà du nécessaire (après quelques semaines seulement, il est déjà bien mal en point et à un taux de cholestérol affolant). Bref, ne cherchez pas dans &lt;i&gt;Super Size Me&lt;/i&gt; une étude digne d'être publiée dans &lt;i&gt;Journal of the American Medical Association&lt;/i&gt;, il s'agit juste d'un documentaire à la Michael Moore qui fait rire pour faire réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est une réflexion sur la place de McDonald's dans la culture américaine et sur l'obsession des hommes pour la viande, mais également une comédie type tarte à la crème, avec du vomi, des personnages hauts en couleur et des caricatures de clowns. Et s'il ne prouve rien d'un point de vue médical, il a le mérite de toucher tout le monde et pas seulement les experts en diététiques et les scientifiques capable de lire des histogrammes et de faire leur test du χ². Avec pédagogie, il distille d'ailleurs quelques statistiques, en plus de la fameuse "expérience" de Spurlock.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conséquence : McDonald's a retiré le menu Super Size de sa carte quelques semaines après la sortie du film. Et ça ne serait jamais arrivé si le public n'avait pas afflué massivement pour voir Spurlock faire le pitre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8104178691524289258?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8104178691524289258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8104178691524289258' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8104178691524289258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8104178691524289258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2012/01/super-size-me-de-morgan-spurlock.html' title='Super Size Me de Morgan Spurlock'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6965896471666892129</id><published>2011-12-28T18:25:00.000+01:00</published><updated>2011-12-28T18:25:01.097+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='action musclée'/><title type='text'>Flash Point de Wilson Yip</title><content type='html'>&lt;i&gt;Flash Point&lt;/i&gt; est un film d'action de hong-kongais réalisé par Wilson Yip. Sorti en 2007, il est interprété par Donnie Yen, Louis Koo, Collin Chou, Lui Leung-Wai et Fan Bingbing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/flash-point.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 90, avant que Hong Kong ne redevienne chinois, Wilson tente d'infiltrer une triade dirigée par trois frères vietnamiens. Son coéquipier, Ma Jun, est connu pour ses talents d'artiste martial et pour la violence dont il fait preuve lors de ses arrestations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, quand la couverture de Wilson volera en éclat et que les vietnamiens s'attaqueront systématiquement à tous ceux susceptibles de les faire inculper, Ma Jun devra se débrouiller seul pour sauver son amis et arrêter les triades.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wilson (incarné par Louis Koo), est très attachant, notamment par son rapport avec sa compagne et son côté raisonnable et réfléchi. C'est lui qui sert d'enjeu émotionnel et de référentiel au film. Cela fonctionne remarquablement bien même si les ficelles utilisées sont très visibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donnie Yen est la star du spectacle, comme dans les deux films précédents de Wilson Yip (&lt;i&gt;SPL : Sha po lang&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Dragon Tiger Gate&lt;/i&gt;). La collaboration ne s'est d'ailleurs pas arrêtées là, puisque les deux films suivants du réalisateur (&lt;i&gt;Ip Man&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ip Man 2&lt;/i&gt;) gardent la même vedette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette longue collaboration se ressent à l'écran. Wilson Yip a l'habitude de diriger Donnie Yen et son jeu est toujours en parfaite adéquation avec la mises en scène. Beaucoup considèrent Donnie Yen comme le successeur de Jet Li et quand on regarde &lt;i&gt;Flash Point&lt;/i&gt; cela se comprends aisément. Il y a quelque-chose de fascinant dans l'aisance avec la quelle il peut courir le long d'un mur ou sauter par-dessus ses adversaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film se clôt notamment par un duel dantesque promouvant le mixed martial arts (ou combat-complet en français). Les actions spectaculaires s'enchainent à un rythme effréné pendant que des cadrages millimétrés en rehaussent la saveur. C'est très bien huilé, presque trop (chaque élément du décors sert à point nommé). Donnie Yen et Collin Chou démontrent une maitrise extraordinaire dans un affrontement qui se paye le luxe d'être découpé en plusieurs actes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wilson Yip est très talentueux mais nous sert un peu toujours le même film. Si vous avez aimé &lt;i&gt;SPL&lt;/i&gt; et que vous en voulez plus, alors foncez, vous ne trouverez pas mieux dans le genre que &lt;i&gt;Flash Point&lt;/i&gt;. Sinon commencez par &lt;i&gt;Ip Man&lt;/i&gt;, qui a au moins un contexte historique différent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6965896471666892129?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6965896471666892129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6965896471666892129' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6965896471666892129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6965896471666892129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/flash-point-de-wilson-yip_28.html' title='Flash Point de Wilson Yip'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-5267832797463801412</id><published>2011-12-26T18:12:00.001+01:00</published><updated>2011-12-26T18:12:00.021+01:00</updated><title type='text'>L'Atalante de Jean Vigo</title><content type='html'>&lt;i&gt;L'Atalante&lt;/i&gt; est un film français réalisé par Jean Vigo. Sorti en 1934, il est interprété par Michel Simon, Jean Dasté, Dita Parlo, Louis Lefebvre, Gilles Margaritis et Maurice Gilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/atalante.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec le mariage de Juliette et de Jean. Juliette n'a jamais quitté son village. Jean est capitaine d'une péniche : l'Atalante. Désormais, ils vivent tous deux dessus. A bord, nous trouvons aussi un petit mousse et le père Jules, un vieil ivrogne, accompagné de ses nombreux chats, chattes et chatons. Mais Juliette, séduite par les promesses d'un camelot beau parleur, s'enfuit pour partir à la découverte de Paris, laissant Jean dans un profond état de dépression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l'interdiction de &lt;i&gt;Zéro de conduite&lt;/i&gt;, tourné en 1932 mais qui ne sortira finalement qu'en 1945, Jean Vigo réalise son quatrième film, et son seul long-métrage, avant de nourrir à Paris de septicémie. &lt;i&gt;L'Atalante&lt;/i&gt; a ainsi été monté par Louis Chavance pendant que Vigo, alité, agonisait. C'est peut-être pour ça qu'il existe tant de versions différentes de ce film, légendaire. Circulent un montage de Henri Beauvais, un autre de Jean-Louis Bompoint et de Pierre Philippe. Même Henri Langlois a trafiqué sa propre version de &lt;i&gt;L'Atalante&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La copie qui fait référence aujourd'hui est celle de Bernard Eisenschitz, sortie en 2001. Il s'agit en théorie du montage approuvé par Jean Vigo dans son lit de mort. Un film intitulé &lt;i&gt;Les Voyages de l'Atalante&lt;/i&gt; est d'ailleurs consacré à la comparaison des nombreux montages du chef-d'œuvre de Vigo. Personnellement, je regrette un peu que le film ait perdu une partie de sa dimension surréaliste (fini ce plan de l'iceberg incongru, où Jean Dasté suce un glaçon dans une séquence onirique intégrée de force au milieu du script).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste que, quel que soit la version considérée, &lt;i&gt;L'Atalante&lt;/i&gt; est une sublime histoire d'amour et de désir, soutenue par des images d'une incroyable beauté. Cette péniche qui dérive mollement le long de la seine a marqué à jamais le cinéma. Jean Vigo, fils d'anarchiste mort avant 30 ans, est considéré comme une légende du cinéma à cause de cet unique long-métrage, qu'il n'a d'ailleurs jamais visionné. &lt;i&gt;L'Atalante&lt;/i&gt; est cité comme référence par les réalisateurs de la nouvelle vague. François Truffaut dit lui devoir son regard et Jean-Luc Godard dédia &lt;i&gt;Les Carabiniers&lt;/i&gt; à Vigo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Succession de scènes souvent anodines et en grande partie improvisés, &lt;i&gt;L'Atalante&lt;/i&gt; brille par le naturel de ses acteurs et la simplicité de son intrigue. Michel Simon se plaignait de ne pas avoir de texte à apprendre, ce à quoi Vigo lui répliquait : "tout ce que je pourrais écrire sera beaucoup moins drôle que ce que vous allez dire." La linéarité du film est à l'image du fleuve qu'il suit, linéarité brisée quand le couple éclate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait une éternité pour analyser pleinement &lt;i&gt;L'Atalante&lt;/i&gt;, et plusieurs ouvrages lui sont consacrés. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez vous tourner vers &lt;i&gt;L'Atalante&lt;/i&gt; de Nathalie Bourgeois et Bernard Benoliel, qui a le mérite d'être disponible en ligne. Mais dans tous les cas, commencez par vous jeter sur ce classique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-5267832797463801412?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/5267832797463801412/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=5267832797463801412' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5267832797463801412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5267832797463801412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/latalante-de-jean-vigo.html' title='L&apos;Atalante de Jean Vigo'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6773778338264131591</id><published>2011-12-24T18:29:00.000+01:00</published><updated>2011-12-24T18:29:00.255+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='zombis et contaminés'/><title type='text'>Primal de Josh Reed</title><content type='html'>&lt;i&gt;Primale&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Primal&lt;/i&gt; en VO) est un film australien réalisé par Josh Reed. Sorti en 2010, il est interprété par Krew Boylan, Lindsay Farris, Rebekah Foord, Damien Freeleagus, Stephen Shanahan, Wil Traval, Zoe Tuckwell-Smith.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/primal.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont six, ils sont beaux, ils sont jeunes et les voilà au fin fond de l'Australie pour étudier les peintures rupestres ornant l'entrée d'une grotte (du coup, c'est peut-être de l'art pariétal, c'est un cas limite). Superbes et inconnues de tous, sauf du feu grand père d'une des demoiselles de l'expédition, ces peintures illustrent un monstre mystérieux. Cette trouvaille excite le thésard de la bande : peu de doctorants en archéologie peuvent se vanter d'une telle découverte... Mais en rentrant à leur camps, ils se font attaquer par un lapin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne vous attendez pas à un remake de &lt;i&gt;Monty Python, sacré Graal&lt;/i&gt;. Ici, nous avons affaire à une infection faisant pousser les dents et renvoyant ses victimes à l'état de monstres sanguinaires primitifs, tout juste capable de chasser pour manger. La première contaminée, Mel, passe une nuit à délirer puis, au petit matin, s'attaque à ses amis, qui ne savent pas trop comment la gérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gros de &lt;i&gt;Primale&lt;/i&gt;, ce sont nos héros qui discutent de la façon optimale de capteur Mel pour l'amener consulter un médecin, tout en se demandant comment rentrer en ville, car des insectes voraces ont dévoré les pneus de leur voiture (c'est bien pratique). Il y a plusieurs scènes de chasse assez rigolotes et, comme d'habitude, on s'amuse à deviner l'ordre des victimes à l'écran. Les effets gores sont réussis, les contaminés sont nerveux et véloces, évoquant &lt;i&gt;28 jours plus tard&lt;/i&gt;, et l'ensemble fonctionne plutôt bien, un fois passé l'interminable introduction qui caractérise ce genre de films.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Australie offre de très beaux décors naturels qui sont intelligemment exploités. Mais tout n'est pas blanc. La grotte du film, qui effraye les contaminés, leur sert aussi de lieu du culte. Chaque victime est coupée en deux : une moitié pour le prédateur, une moitié pour la caverne. Ce point de détail, déjà assez ridicule en sois, est encore développé quand Anja, une des dernières survivantes, se réfugie dans la grotte. Attaquée par des tentacules violeuses qui engrossent les femmes ayant le malheur de passer à proximité, elle découvre ainsi que le réalisateur a visiblement lu trop de mangas pornographiques...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oscillant entre de vrais moments de violence et des passages du plus total ridicule, &lt;i&gt;Primal&lt;/i&gt; est un film bancal, régressif et réjouissant, piochant aussi bien dans &lt;i&gt;The Descent&lt;/i&gt; que dans &lt;i&gt;Relic&lt;/i&gt;. Les fans d'ozploitation et de morsures à la gorges y trouveront leur compte pendant que les autres seront consternés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6773778338264131591?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6773778338264131591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6773778338264131591' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6773778338264131591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6773778338264131591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/primal-de-josh-reed.html' title='Primal de Josh Reed'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-5881845406809431025</id><published>2011-12-22T18:34:00.001+01:00</published><updated>2011-12-22T18:34:00.238+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sales bêtes'/><title type='text'>L'antre de l'araignée de Terry Winsor</title><content type='html'>&lt;i&gt;L'antre de l'araignée&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Spider Web&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;In the Spider's Web&lt;/i&gt; en VO) est un téléfilm américain réalisé par Terry Winsor. Sorti en 2007, il est interprété par Lance Henriksen, Emma Catherwood, Lisa Livingstone, Cian Barry, Sohrab Ardeshir, Mike Rogers, Michael Smiley et Jane Perry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/spider-web.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec une bande de touristes américains visitant l'Inde. Accompagné de Brian, leur guide, ils campent en pleine forêt quand Geraldine se fait mordre par une araignée. La réaction est très violente et Brian décide d'accompagner la malheureuse à un village tribal voisin dans le quel il n'a jamais mis les pieds mais où vivrait depuis des années un docteur occidental (les rumeurs sont plus précises qu'un GPS)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les arachnophiles n'ont pas beaucoup de films à se mettre sous la dent : &lt;i&gt;Arachnophobie&lt;/i&gt; de Frank Marshall en 1990, &lt;i&gt;Spiders&lt;/i&gt; de Gary Jones en 2000, &lt;i&gt;Arac Attack&lt;/i&gt; de Ellory Elkayem en 2002, et c'est un peu tout... Si on veut sa dose de pattes velues, il faut aller chercher du côté des téléfilms et des DTVs : &lt;i&gt;Tarantula&lt;/i&gt; de Stuart Hagmann, &lt;i&gt;La reine des prédateurs&lt;/i&gt; de David Wu, &lt;i&gt;Arachnia&lt;/i&gt; de Brett Piper et &lt;i&gt;Ice Spiders&lt;/i&gt; Tibor Takács.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'antre de l'araignée&lt;/i&gt; est également un téléfilm. Largement distribué dans le monde en DVD à travers divers coffrets animaliers, il offre deux histoires pour le prix d'une : un village d'autochtones coupé de la civilisation qui voue un culte aux araignées et un médecin fou adepte de la vivisection qui organise un trafic international d'organes en utilisant le venin des araignées pour immobiliser ses victimes et ralentir la dégradation de leurs tissus. Les deux trames sont bien entendues liées, mais cela n'enlève rien à la générosité du scénariste (Gary Dauberman).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les effets spéciaux faisant intervenir plusieurs araignées simultanément sont pitoyables, mais il y a une grande volonté de bien faire. Le casting est correct et beaucoup de clichés sont évités. Ainsi le sergent Chadhri, le policier indien bedonnant que les héros enrôlent dans leur aventure, s'avère être intelligent et compétent, alors que les apparences semblent indiquer le contraire. Et puis la Thailand est plutôt photogénique (oui, ce n'est pas filmé en Inde, allez comprendre pourquoi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, &lt;i&gt;L'antre de l'araignée&lt;/i&gt; est un téléfilm tout à fait correct, avec des toiles géantes, des grottes obscures et des centaines de bestioles à huit pattes qui courent partout. Le contrat est rempli.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-5881845406809431025?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/5881845406809431025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=5881845406809431025' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5881845406809431025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5881845406809431025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/lantre-de-laraignee-de-terry-winsor.html' title='L&apos;antre de l&apos;araignée de Terry Winsor'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1654709458006986585</id><published>2011-12-20T18:46:00.000+01:00</published><updated>2011-12-20T18:46:01.268+01:00</updated><title type='text'>Insomnia de Christopher Nolan</title><content type='html'>&lt;i&gt;Insomnia&lt;/i&gt; est un film canado-américain réalisé par Christopher Nolan. Sorti en 2002 il est interprété par Al Pacino, Robin Williams, Hilary Swank, Maura Tierney, Martin Donovan, Paul Dooley et Nicky Katt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/insomnia.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous suivons le détective Will Dormer (Al Pacino) qui est sous le coup d'une enquête interne. Pour l'éloigner de Los Angeles, ses supérieurs l'envoient en Alaska avec son partenaire afin d'enquêter sur la mort d'une jeune fille dont le corps vient d'être découvert à Nightmute. L'investigation se déroule plutôt bien jusqu'à ce que Dormer tue accidentellement son partenaire lors d'une échange de coups de feu très confus dans le brouillard. Justement, ce dernier allait témoigner contre lui pour les affaires internes. A partir de là, épuisé par ses insomnies, rongé par la culpabilité et hanté par la peur de se faire prendre, sa situation ira en empirant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nightmute est un minuscule village perdu dans le nord. C'est isolé, il y fait froid et la nuit ne doit pas y tomber avant deux mois. Ce jour permanent n'aide pas Dormer à dormir et le plonge dans un état second qui contamine rapidement l'auditeur. En résulte un film halluciné dont le final, pourtant tragique, arrive comme un soulagement, après deux heures épuisantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tourné par Christopher Nolan entre &lt;i&gt;Memento&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Batman Begins&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Insomnia&lt;/i&gt; est le remake d'un film norvégien d'Erik Skjoldbjærg sorti en 1997. Il jouit ainsi d'un scénario très solide. Les décors naturels superbes et le casting exceptionnel viennent encore renforcer l'ensemble. Robin Williams, par exemple, est très convainquant en tueur... Il découle de chacune de ses scène un certain malaise, comme dans Photo Obsession, et on se prends à regretter qu'il ait fait carrière dans une certaine catégorie de comédie aseptisé alors qu'il peut susciter de tels émotions chez le spectateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amateurs de thriller seront ravis, mais même ceux n'aiment pas particulièrement les enquêtes de police devraient y trouver leur compte. La quête obsessionnelle de Dormer transcende les limites du genre. Si vous avez l'occasion de voir &lt;i&gt;Insomnia&lt;/i&gt;, foncez sans hésiter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1654709458006986585?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1654709458006986585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1654709458006986585' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1654709458006986585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1654709458006986585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/insomnia-de-christopher-nolan.html' title='Insomnia de Christopher Nolan'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1153439299847448901</id><published>2011-12-18T18:27:00.000+01:00</published><updated>2011-12-18T18:27:01.155+01:00</updated><title type='text'>Incident au Loch Ness de Zak Penn</title><content type='html'>&lt;i&gt;Incident au Loch Ness&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Incident at Loch Ness&lt;/i&gt; en VO) est un film anglais réalisé par Zak Penn. Sorti en 2004, il est interprété par Werner Herzog, Kitana Baker, Zak Penn, Matthew Nicolay, John Bailey, Gabriel Beristain et Russell Williams.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/loch-ness.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zak Penn, connu pour avoir écrit un paquet de gros films hollywoodiens, parfois réussis (&lt;i&gt;Last Action Hero&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Grand&lt;/i&gt;), souvent banals et bancals (&lt;i&gt;L'incroyable Hulk&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Elektra&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;X-Men - L'affrontement final&lt;/i&gt;) décide de produire un documentaire sur le monstre du Loch Ness. Pour tourner son &lt;i&gt;Enigma of Loch Ness&lt;/i&gt;, il recrute le génie derrière &lt;i&gt;Fitzcarraldo&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Aguirre, la colère de Dieu&lt;/i&gt; : Werner Herzog. Ce dernier ayant déjà fait ses preuves en tant que réalisateur de documentaires (&lt;i&gt;Ennemis intimes&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Soufrière&lt;/i&gt;), il espère ainsi obtenir enfin un oscar et acquérir la réputation qu'il juge mériter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, alors qu'Herzog veut tourner un film sur l'état d'esprit ayant engendré un tel légende moderne et se régale à interroger une bande de joyeux excentriques, Zak Penn tente de transformer son film en odyssée aventureuse à la façon d'un Jacques-Yves Cousteau, avec en plus des aromates hollywoodiens. Pour cela, il manipule son réalisateur à plusieurs niveau (par exemple, il lui sert une opératrice sonar qui s'avère être un top model ayant servi de mannequin pour &lt;i&gt;Playboy&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Incident au Loch Ness&lt;/i&gt; est un petit monument de manipulation, de contre-manipulation et et méta-manipulation. Presque tous les personnages du films jouent leur propre rôle, ce qui ne les empêche pas de créer une galerie de héros hauts-en-couleur et n'ayant certainement pas grand rapport avec la réalité (Zak Penn n'est pas le connard cynique, égocentrique, narcissique, orgueilleux et manipulateur qu'il joue, par exemple).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est vue à travers la caméra de John Bailey qui tourne un documentaire intitulé &lt;i&gt;Herzog in Wonderland&lt;/i&gt; (Herzog fait d'ailleurs remarquer qu'il y a plus de documentaires sur lui qu'il n'a tourné de films, ce qui est presque vrai). Ce documentaire devient une sorte de making-of consacré à &lt;i&gt;Enigma of Loch Ness&lt;/i&gt;... Mais c'est lui le seul film a exister à un certain niveau. Car en réalité, ni John Bailey ni Werner Herzog n'ont réalisé quoi que ce soit. &lt;i&gt;Incident au Loch Ness&lt;/i&gt; est un film de Zak Penn (où les personnages sus-cités jouent cependant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme &lt;i&gt;F for Fake&lt;/i&gt; d'Orson Welles, &lt;i&gt;Incident au Loch Ness&lt;/i&gt; intègre sa propre remise en cause, mais sous une forme remarquablement moderne. Ainsi, sur son édition DVD le film dispose de deux pistes de commentaires. Dans la première Zak Penn et Werner Herzog reprennent les rôles qu'ils incarnent dans le film (leurs propres rôles, si vous suivez) et se disputent allègrement. On entend même Herzog quitter la séance d'enregistrement suite à une crise de colère particulièrement violente. Dans la seconde piste, planquée parmi les bonus et difficile d'accès, le film est commenté avec humour par les deux réalisateurs, mais sans mensonges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines répliques sont hilarantes. Il faut voir Herzog se plaindre qu'il a affaire au pire tournage de sa vie et Zak Penn lui répliquer qu'au-moins ils n'ont pas à hisser leur bateau sur une colline. Sans oublier Michael Karnow, le cryptozoologue de l'équipe, qui exhibe fièrement une photographie floue d'un mystérieux cochon sauvage ou qui défend le lavage 100% naturel du linge (sans eau ni lessive : on se contente de l'étendre et la caresse finit par tomber). Mais en dehors de ses moments d'humour &lt;i&gt;Incident au Loch Ness&lt;/i&gt; fait des efforts réels pour sembler réaliste et crédible. On croit aux personnages (le Werner Herzog décrit ressemble à celui de &lt;i&gt;Burden of Dreams&lt;/i&gt;). On croit à l'ingérence de la production sur le film (ce n'est pas plus étonnant que dans &lt;i&gt;Fucking Kassovitz&lt;/i&gt;). Et surtout on croit à l'aspect documentaire du tout (il faut dire qu'à l'époque, la production avait même réussit à convaincre la presse qu'Herzog tournait réellement un documentaire en Écosse). Évidemment, on ne croit pas au dénouent du film. Mais ça c'est une autre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Incident au Loch Ness&lt;/i&gt; mérite le détour, ne serait-ce que pour la présence envoutante d'Herzog. Mais son humour (parfois proche de celui de &lt;i&gt;Tournage dans un jardin anglais&lt;/i&gt;), son mode de narration (qui évoque &lt;i&gt;Lost in La Mancha&lt;/i&gt;) et son histoire devraient réussir à convaincre tout le monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1153439299847448901?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1153439299847448901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1153439299847448901' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1153439299847448901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1153439299847448901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/incident-au-loch-ness-de-zak-penn.html' title='Incident au Loch Ness de Zak Penn'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7350606139761674138</id><published>2011-12-16T18:31:00.002+01:00</published><updated>2011-12-16T18:31:00.583+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sales bêtes'/><title type='text'>The Reef de Andrew Traucki</title><content type='html'>&lt;i&gt;The Reef&lt;/i&gt; est un film thriller australien réalisé par Andrew Traucki. Il est interprété par Adrienne Pickering, Zoe Naylor, Damian Walshe-Howling, Gyton Grantley et Kieran Darcy-Smith.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/reef.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir copié &lt;i&gt;Open Water&lt;/i&gt;, en transposant son histoire en Australie et en remplaçant les requins par un crocodile (dans &lt;i&gt;Black Water&lt;/i&gt;), Andrew Traucki s'est certainement dit que le clonage était un marché juteux. Voilà donc son second long-métrage, plus ouvertement inspiré que jamais du film de Chris Kentis et également basé sur une histoire vraie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite à un accident malheureux, cinq touristes se retrouvent à l'eau alors qu'ils navigueraient vers l'Indonésie. Après un long débat pour savoir s'ils doivent rester sur l'épave de leur yacht ou tenter de regagner à la nage une île voisine, quatre d'entre-eux se lancent dans une très longue séance de natation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de faux semblants : l'histoire de &lt;i&gt;The Reef&lt;/i&gt; est quasiment celle d'&lt;i&gt;Open Water&lt;/i&gt;. Du moins pendant les 50 premières minutes. La seule nouveauté visible au départ étant que nos baigneurs sont cinq au lieu d'êtres deux. Mais quand un grand requin blanc entre en scène le ton change.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Reef&lt;/i&gt; est moins anxiogène que son modèle : les cadrages ne sont pas aussi serrés, hésitants et étriqués. On dispose d'espace, sans que cela ne suscite l'agoraphobie, et la caméra est presque stable. Cette lisibilité améliore l'efficacité des scènes d'attaques du sélachimorphe mais supprime la nausée et l'impression de noyade qui se dégageait continuellement de l'œuvre de Kentis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, nous obtenons un film qui, sans être mauvais, n'égale ni &lt;i&gt;Open Water&lt;/i&gt; ni même &lt;i&gt;Black Water&lt;/i&gt;. Ne le regardez qu'après avoir découvert les deux films cités ci-dessus, sous vous en voulez plus. Il parait que l'industrie du tourisme en Australie aurait été affectée par &lt;i&gt;The Reef&lt;/i&gt;... J'espère qu'ils compenseront en produisant plus de films.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7350606139761674138?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7350606139761674138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7350606139761674138' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7350606139761674138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7350606139761674138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/reef-de-andrew-traucki.html' title='The Reef de Andrew Traucki'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7324413622056064834</id><published>2011-12-14T18:41:00.000+01:00</published><updated>2011-12-14T18:41:00.538+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sales bêtes'/><title type='text'>Black Water de David Nerlich et Andrew Traucki</title><content type='html'>&lt;i&gt;Black Water&lt;/i&gt; est un film australien réalisé par David Nerlich et Andrew Traucki. Sorti en 2007, il est interprété par Diana Glenn, Maeve Dermody, Andy Rodoreda, Ben Oxenbould et Fiona Press.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/black-water.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un couple, Grace et Adam, passe ses vacances en Australie. Grace est également accompagnée de sa sœur cadette Lee. Encadrés par un guide, ils sont occupés à pêcher dans une barque quand un crocodile les attaque soudainement et fait chavirer leur embarcation. Leur guide est tué sur le coup et nos trois héros se réfugient dans un arbre qui émerge de l'eau. Privés de leur bateau, trop loin de la rive pour espérer la regagner à la nage sans s'exposer à une autre attaque et dépourvus d'armes ou d'équipement, nos trois personnages vont vivre un véritable cauchemar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sorti la même année que &lt;i&gt;Rogue&lt;/i&gt; (titré &lt;i&gt;Solitaire&lt;/i&gt; chez nous), un autre film australien mettant également en scène un groupe de touristes assiégés par un crocodile, &lt;i&gt;Black Water&lt;/i&gt; se rapproche plus d'&lt;i&gt;Open Water&lt;/i&gt; par son parti pris minimaliste, son casting réduit au strict minimum, son naturalisme et même son titre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'espace restreint qui sert de cadre au film prive le spectateur des paysages somptueux qui faisaient le charme de &lt;i&gt;Rogue&lt;/i&gt;, mais offre une violente sensation de claustrophobie. De plus, on souffre avec les héros car il n'y a pas de tentative pour les rendre antipathiques comme c'est devenu trop souvent le cas dans ce genre de film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut reprocher à &lt;i&gt;Black Water&lt;/i&gt; d'hésiter entre un vrai réalisme (l'essentiel du temps) et un monstre cinématographique dotés de capacité prédatrices exagérées. Cela donne un résultat situé entre &lt;i&gt;Cujo&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Primeval&lt;/i&gt; (bon, plus proche de &lt;i&gt;Cujo&lt;/i&gt;, je l'accorde)... La situation, très vraisemblable, et les réactions des personnages, cohérentes, compensent cependant les quelques écarts zoologiques que se permettent David Nerlich et Andrew Traucki. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final nous nous trouvons avec une rareté : un bon film de crocodile, angoissant et prenant du début à la fin. Cela fait du bien après les nanars que sont &lt;i&gt;Croc&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Crocodile&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Crocodile 2&lt;/i&gt; et la trilogie &lt;i&gt;Lake Placid&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7324413622056064834?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7324413622056064834/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7324413622056064834' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7324413622056064834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7324413622056064834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/black-water-de-david-nerlich-et-andrew.html' title='Black Water de David Nerlich et Andrew Traucki'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-937687797935144225</id><published>2011-12-12T18:38:00.000+01:00</published><updated>2011-12-12T18:38:01.666+01:00</updated><title type='text'>Open Water 2 de Hans Horn</title><content type='html'>&lt;i&gt;Dérive mortelle&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Open Water 2: Adrift&lt;/i&gt; en VO) est un film allemand réalisé par Hans Horn. Sorti en 2006, il est interprété par Susan May Pratt, Richard Speight Jr., Niklaus Lange, Ali Hillis, Cameron Richardson, Eric Dane et Wolfgang Raach.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/open-water2.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dan, un parvenu millionnaire amateur de blondes décérébrées, a invité ses anciens amis du lycée pour une journée d'excursion sur son nouveau yacht. Parmi eux, nous avons un couple, Amy et James, qui ont amené leur bébé. Suite à la noyade de son père alors qu'elle était petite, Amy a peur de l'eau. Pourtant, elle surmonte sa phobie et monte à bord où elle s'empresse de s'équiper d'un gilet de sauvetage. Plus tard, quand la côte est loin, nos joyeux fêtards décident de piquer une petite tête. Ne restent au sec que le bébé, Amy, qui a peur de l'eau, et Dan qui lui tient compagnie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dan tente de convaincre Amy de venir se baigner et finit par la jeter par-dessus bord malgré ses protestations et sa terreur. Une fois les six lascars dans l'eau, alors qu'Amy fait une crise de panique, ils constatent que Dan a oublié de descendre l'échelle du yacht. Impossible donc de remonter à bord car le bateau est un vrai mastodonte à la coque parfaitement lisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Open Water 2&lt;/i&gt; n'a aucun lien direct avec le film de Chris Kentis. Pour cette raison, les distributeur français ont décidé de l'appeler sobrement &lt;i&gt;Dérive mortelle&lt;/i&gt;. Le nom &lt;i&gt;Open Water 2&lt;/i&gt; aurait d'ailleurs été choisi après l'écriture du script, au moment du carton du premier film (un peu comme pour le consternant &lt;i&gt;American Psycho 2&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant les deux films partagent une idée commune : une bande de baigneurs passent le film à barboter en discutant d'éventuelles solution. Ici, ils sont six et sont tous plus stupides les uns que les autres. C'en est fini de l'approche réaliste et naturaliste choisie par Chris Kentis. En moins d'une demi-journée, nous avons une noyade, une fracture du crâne et un homme poignardé... Nos pathétiques héros disposent d'une multitude de solutions mais ne les exploitent que très mal et souffrent du syndrome &lt;i&gt;Bip Bip et Coyote&lt;/i&gt; : ils ne réessayent jamais un truc qui a raté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présence du yacht réduit l'impression d'agoraphobie engendré par la situation. Les baigneurs ne sont pas seuls au milieu de l'océan infini mais perdus au pied d'un bateau dont la caméra ne s'éloigne jamais. Ajoutez à ça une fin volontairement incompréhensible (à cause d'un plan incohérent et inutile), et vous obtenez un résultat mitigé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins, malgré tout le sang déversé, il n'y a pas de requins, cela fait déjà un cliché évité. De plus, si vous avez peur de la noyade, vous passez quand même une bonne heure à angoisser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-937687797935144225?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/937687797935144225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=937687797935144225' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/937687797935144225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/937687797935144225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/open-water-2-de-hans-horn.html' title='Open Water 2 de Hans Horn'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6018655007569062986</id><published>2011-12-10T18:36:00.001+01:00</published><updated>2011-12-10T18:36:00.476+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sales bêtes'/><title type='text'>Open Water de Chris Kentis</title><content type='html'>&lt;i&gt;Open Water&lt;/i&gt; est un un film américain réalisé par Chris Kentis. Sorti en 2003, il est interprété par Blanchard Ryan, Daniel Travis, Saul Stein, Estelle Lau, Michael E. Williamson, Cristina Zenarro et John Charles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/open-water.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors d'une excursion plongée, un couple d'amateurs, Susan et Daniel, est oublié en pleine mer, au large des Bahamas. Il faut dire que l'organisateur de l'expédition ne sait pas compter, même sur ses doigts, et fait donc des petits bâtons pour savoir qui est sous l'eau et qui est remonté, stratégie enseignée aux enfant de quatre ans. Trop loin de la côte pour envisager de la rejoindre à la nage, nos tourtereaux seront confrontés à la fatigue, à la soif, au froid et à des requins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film de vilaines bestioles est devenu un genre presque aussi codifié que ne l'est le slasher. Et quand il s'agit de requin c'est encore pire, car tout le monde se sent obligé de copier &lt;i&gt;Les dents de la mer&lt;/i&gt;. C'est donc une agréable surprise de voir que Chris Kentis fait preuve d'originalité en usant d'une approche minimaliste (justifiée par le budget limité du long métrage : 130 000 dollars avancés par le réalisateur lui-même et sa femme). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Open Water&lt;/i&gt; tourne autour de deux acteurs, seuls au milieu de l'océan. On ne voit rien d'autre qu'eux, on n'entend rien d'autre qu'eux et c'est à travers leur perception limitée que l'histoire est racontée. Inspiré de fait réels et tourné en DV, &lt;i&gt;Open water&lt;/i&gt; est très plausible et semble capturé sur le vif. Faute de de budget, les requins sont de véritables bêtes (les images de synthèse et les animatroniques sont couteux), ce qui contribue encore au réalisme de l'ensemble. Unité de lieu, d'action et de temps font de l'ensemble une sorte de pièce de théâtre tragique et cruellement vraisemblable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si le rythme du film est inégal, on sent une tension quasi-permanente qui va en s'accentuant. Une certaine nausée se dégage de la caméra qui barbote et le spectateur a l'impression continuelle de se noyer. Au final, &lt;i&gt;Open Water&lt;/i&gt; mérite une bonne place dans le monde des films de requins, loin devant &lt;i&gt;La Mort au large&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Peur bleue&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6018655007569062986?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6018655007569062986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6018655007569062986' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6018655007569062986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6018655007569062986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/open-water-de-chris-kentis.html' title='Open Water de Chris Kentis'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7976845846275164521</id><published>2011-12-08T18:30:00.001+01:00</published><updated>2011-12-08T18:30:01.044+01:00</updated><title type='text'>Les Immortels de Tarsem Singh</title><content type='html'>&lt;i&gt;Les Immortels&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Immortals&lt;/i&gt;) est un film américain réalisé par Tarsem Singh. Sorti en 2011, il est interprété par Henry Cavill, Mickey Rourke, Freida Pinto, John Hurt, Stephen Dorff et Luke Evans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/immortals.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roi Hypérion, incarné par un Mickey Rourke très convaincant, veut libérer les titans afin que ces derniers terrassent les dieux. Au passage, il envahit toute la Grèce, pillant, violant, castrant et massacrant tout ce qui bouge avec une bonne volonté remarquable. Mais il fait la terrible erreur d'égorger la maman de Thésée, un simple paysan qui s'avère être remarquablement doué au combat et qui dès lors s'opposera à ses plans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant qu'Hypérion tente de mettre la main sur le légendaire arc d'Epiros (qui fabrique ses propres flèches explosives en temps réel), les dieux regardent l'histoire avancer en se demandant s'ils peuvent agir (Zeus s'y oppose, Athéna est moins stupide). Il y a aussi Phèdre, une oracle vierge (qui ne le reste pas, personne ne peut résister aux charmes d'un Thésée qui passe le film à bouder, vaguement énervé). En plus d'être décorative, elle peut servir de GPS et voit le futur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le labyrinthe et le minotaure de la mythologie ne sont là qu'un très brefs instant et ne jouent presque aucun rôle. Ne vous focalisez pas sur l'intrigue, anémique, ou sur les anachronismes, très nombreux. Le film de Tarsem Singh ne veut pas être réaliste et s'inspire plus des &lt;i&gt;Chevaliers du zodiaque&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;Retour du roi&lt;/i&gt; que des dernières découvertes archéologiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, les titans sont maintenus prisonniers par des barres d'acier striées comme vous pouvez en voir dans n'importe quel magasin de bricolage. C'est beau, mais ces stries sont là pour empêcher le glissement de l'acier dans le béton quand on les utilise comme armature. Bref, dans l'antiquité grecque, ça n'existait pas. Même remarque pour le superbe arc recurve composite que convoite le Roi Hypérion, qui brille par sa modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque choix, aussi irréaliste soit-il, est mûrement réfléchi. &lt;i&gt;Les Immortels&lt;/i&gt; est un miracle visuel. Bien que tourné en studio, contrairement aux habitudes de Tarsem Singh qui adore voyager, il régalera les pupilles des spectateurs les plus exigeants. Les décors, grandioses et insolites, donnent une place très importante aux lignes démesurées et aux angles droits, évoquant les cathédrales modernes. C'est toujours aussi anachronique, mais c'est superbe. Pour faire bref, &lt;i&gt;Les Immortels&lt;/i&gt; est un des plus beaux péplums jamais tournés. Les costumes abracadabrantesques aux couleurs chatoyantes évoquent la mise en scène contemporaine d'un opéra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inspiré du &lt;i&gt;300&lt;/i&gt; de Zack Snider, mais aussi de jeux vidéos modernes (&lt;i&gt;God of War&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Prince of Persia : L'Âme du guerrier&lt;/i&gt; en tête), &lt;i&gt;Les Immortels&lt;/i&gt; fourmille de trouvaille visuelles et se regarde comme un clip géant. Les scènes spectaculaires s'enchainent sans temps morts dans des environnements perpétuellement renouvelés. Les exécutions sont ponctuées de ralentis et on s'attend presque à voir une jauge de score s'afficher quand Thésée ou Athéna enchainent les combos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau film de Tarsem Singh est ainsi fidèle à ses deux longs-métrages précédents (&lt;i&gt;The Fall&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;The Cell&lt;/i&gt;) : un moment de pure esthétique, vaguement scénarisé. Un peu comme si on tentait rajouter quelques dialogues dans le &lt;i&gt;Baraka&lt;/i&gt; de Ron Fricke pour en faire une histoire. Ce sont des films faciles à détester ou à idolâtrer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7976845846275164521?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7976845846275164521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7976845846275164521' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7976845846275164521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7976845846275164521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/les-immortels-de-tarsem-singh.html' title='Les Immortels de Tarsem Singh'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-5518981601366064437</id><published>2011-12-06T18:24:00.000+01:00</published><updated>2011-12-06T18:24:00.221+01:00</updated><title type='text'>Hara-kiri de Takashi Miike</title><content type='html'>&lt;i&gt;Hara-kiri&lt;/i&gt;, mort d'un samouraï (&lt;i&gt;Ichimei&lt;/i&gt; en VO) est un film japonais réalisé par Takashi Miike. Sorti en 2011, il est interprété par Ebizo Ichikawa, Eita Nagayama, Koji Yakusho, Hikari Mitsushima et Munetalla Aolli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/hara-kiri.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hanshiro, un samurai sans emploi suite à la déchéance de son clan, vient présenter une requête exceptionnelle au seigneur Kageyu : il demande la permission de se faire seppuku sur son seuil, n'ayant plus les moyens de vivre et voulant mettre honorablement fin à ses jours. Kageyu lui raconte alors une histoire : celle d'un jeune ronin famélique étant venu faire une requête similaire quelques années plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce nouvel &lt;i&gt;Hara-kiri&lt;/i&gt; est la second adaptation à l'écran d'un roman de Yasuhiko Takiguchi. Tous les amateurs de cinéma se souviennent de &lt;i&gt;Hara-kiri&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Seppuku&lt;/i&gt; en VO) réalisé par Masaki Kobayashi en 1962, un des films de samurai mythiques ayant participé à la popularisation du genre (Prix du jury au Festival de Cannes en 1963). S'attaquer à un tel chef-d'œuvre intemporel était un pari très risqué, mais Takashi Miike s'en tire remarquablement bien et nous signe un film émouvant, très travaillé et digne de son titre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oubliez &lt;i&gt;Ichi the Killer&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Audition&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Visitor Q&lt;/i&gt;. Oubliez même &lt;i&gt;Izo&lt;/i&gt;, qui pourtant traitait également du destin d'un ronin. Ici nous naviguons à des kilomètres du style brouillon qui caractérisait les premiers film du stakhanoviste japonais. Et nous sommes plus loin encore de la dimension parodique et ludique qui définissait &lt;i&gt;Yatterman&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Sukiyaki Western Django&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;The Great Yokai War&lt;/i&gt;. Après avoir tourné plus de 70 films en 20 ans, Miike nous prouve qu'il peut encore nous surprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tourné en 3D, le film de Miike passe bien en 2D. Ses cadrages larges et précis, évoquant Akira Kurosawa, sont d'une lisibilité exemplaire et participent à la poésie qui se dégage de chaque scène. L'essentiel du métrage est constitué de discussions très posées : d'abord celle entre Kageyu et Hanshiro qui sert de point de départ et de trame au film, mais également celles qui rythment la vie quotidienne de la famille de Hanshiro, avant le drame. L'histoire est ainsi mise en place en trois flash-backs, avant de se terminer sur une scène épique et tragique, qui paradoxalement est infiniment moins violente que celle qui clôturait le film de Kobayashi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où Miike brille particulièrement, c'est dans la description mélodramatique d'une famille aimante sapée par la misère et la maladie. On pense alors au cinéma de Kenji Mizoguchi... L'empathie pour ces personnages est telle que l'objectif du film est finalement atteint : dénoncer une société féodale lâche et persuadé de sa propre supériorité et de son sens aigu de l'honneur. Avec justesse, &lt;i&gt;Hara-kiri&lt;/i&gt; nous démontre qu'il y a plus de noblesse dans cette famille pauvre et en loque, armée de sabres de bois, que dans cette armure vide qui sert de symbole au clan Li.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, il est impossible d'égaler le film de Kobayashi, qui est quasi-parfait, mais ce nouveau Miike est exceptionnel. La façon dont il renoue avec un cinéma traditionnel à la Kurosawa et Hiroshi Inagaki tout en critiquant les valeurs féodales en font un monument qui doit être vu. &lt;i&gt;Hara-kiri&lt;/i&gt; est le meilleur chanbara tourné depuis &lt;i&gt;Le samouraï du crépuscule&lt;/i&gt; de Yôji Yamada.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-5518981601366064437?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/5518981601366064437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=5518981601366064437' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5518981601366064437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5518981601366064437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/hara-kiri-de-takashi-miike.html' title='Hara-kiri de Takashi Miike'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1898787779192699368</id><published>2011-12-04T18:43:00.001+01:00</published><updated>2011-12-04T18:43:01.025+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantômes asiatiques'/><title type='text'>Seventh Moon d'Eduardo Sánchez</title><content type='html'>&lt;i&gt;Seventh Moon&lt;/i&gt; est un film d'horreur américain réalisé par Eduardo Sánchez. Sorti en 2008, il est interprété par Dennis Chan, Tim Chiou et Amy Smart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/seventh-moon.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Melissa et Yul forment un charmant couple américain venu visiter la Chine pour leur lune de miel. Cela doit aussi être l'occasion pour Melissa de rencontrer la famille de Yul. Après s'être régalés de pittoresques cérémonies à l'occasion de la fête des fantômes, leur guide qui leur sert aussi de chauffeur s'égare en rase campagne. Mais c'est le 15e jour du septième mois lunaire, le jour ou sont relâchés sur terre les esprits retenus dans les enfers et où sortent les démons de la lune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eduardo Sánchez, connu pour &lt;i&gt;Le projet Blair Witch&lt;/i&gt;, nous propose ainsi une récit truffé de démons chinois, tournée avec une caméra parkinsonienne qui nous rappelle ses débuts cinématographiques. L'histoire se passe en une nuit, dans un espace réduit (un hameau et ses environs) avec seulement quatre personnages (dont deux très secondaires). Une habitude chez Sánchez (outre &lt;i&gt;Blair Witch&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Altered&lt;/i&gt; aussi jouait avec un casting réduit et une bonne unité de temps et lieu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, l'essentiel du film est consacrée à une partie de cache-cache nocturne assez confuse. Après une tentative de fuite par la route se terminant dans un fossé, notre couple se cache dans sa voiture, puis prend la fuite à l'approche des démons pour essayer de se planquer dans le village. Après le village, nouvelle fuite, nouvelle planque (une grange), nouvelle arrivée des démons, nouvelle fuite, nouvelle planque (la voiture, seconde tentative), nouvelle arrivée des démons, nouvelle fuite, nouvelle planque (un cimetière)... Dit comme ça, c'est répétitif mais pas vraiment ennuyeux. Ces courses effrénées à travers les champs sont filmées dans le noir, avec des mouvements flous et des cadrages très approximatifs. Ça donne la nausée mais ça contribue au stress.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième chapitre du film est beaucoup plus réussi, bien que mélodramatique au possible. Des explications très (trop) pédagogiques sont données sur les démons et nous avons le droit à un beau sacrifice motivé par l'amour... Avant d'enchainer sur une dernière poursuite floue dans le noir (les mauvaises habitudes sont dures à perdre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que ce soit une production américaine, Eduardo Sánchez a le bon gout de travailler en chine avec une équipe locale, ce qui donne une dimension plus réelle et plus sincère à son projet. Loin d'être un chef d'œuvre, &lt;i&gt;Seventh Moon&lt;/i&gt; est cependant un petit film d’horreur sympathique qui ne mérite pas sa terrible réputation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1898787779192699368?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1898787779192699368/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1898787779192699368' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1898787779192699368'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1898787779192699368'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/seventh-moon-deduardo-sanchez.html' title='Seventh Moon d&apos;Eduardo Sánchez'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-498835772037110470</id><published>2011-12-02T18:31:00.000+01:00</published><updated>2011-12-02T18:31:00.378+01:00</updated><title type='text'>Left Bank de Pieter Van Hees</title><content type='html'>&lt;i&gt;Left Bank&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Linkeroever&lt;/i&gt; en VO) est un film d'horreur Belge réalisé par Pieter Van Hees. Sorti en 2008, il est interprété par Eline Kuppens, Matthias Schoenaerts, Sien Eggers, Marilou Mermans, Frank Vercruyssen et Robbie Cleiren.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/left-bank.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une jeune athlète, Marie, se voit obligée d'abandonner ses activités sportive à cause d'une maladie mal identifiée (et qui d'ailleurs ne sera pas diagnostiquée de tout le film). Du jour au lendemain, elle se retrouve oisive, alors qu'elle était habituée à une vie très éreintante. Parallèlement, elle rencontre Bobby, un vendeur de voiture adepte du tir à l'arc. Elle décide d'emménager chez lui dans un appartement du Linkeroever (la rive gauche d'Antwerp, d'où le titre du film).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seule l'essentiel du temps et n'ayant rien à faire de ses journées, Marie va rapidement se sentir oppressée par cet appartement et par tout l'immeuble. Cette oppression va tourner à l'obsession quand elle découvrira la disparition de la précédente locataire, quelques mois auparavant. Justement, cette dernière enquêtait sur d'anciens rituels païens s'étant déroulés sur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà une rareté : un film d'horreur flamand. Sobre et s'intéressant plus au social qu'à sa thématique fantastique, le premier long-métrage de Pieter Van Hees est très soigné et évoque par moment le cinéma de Roman Polanski. &lt;i&gt;Left Bank&lt;/i&gt; est lent, posé et s'évertue à nous décrire le quotidien rasoir et creux d'une femme brutalement forcée de cesser ses activités et découvrant au passage la vie en couple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rapidement la suspicion s'instille dans sa relation... Suspicion qui a hélas la faiblesse scénaristique d'être justifiée de la manière la plus pragmatique qui soit. C'est là le seul défaut du film : la vitesse avec la quelle il passe d'une explication psychologique à une simple histoire d'horreur plutôt mal ficelée. En 10 minutes, on sombre de &lt;i&gt;The Haunting&lt;/i&gt; de Robert Wise à un clone d'&lt;i&gt;Amityville&lt;/i&gt;. C'est d'autant plus dommage que le contexte social et psychologique est étoffé : l'héroïne n'a pas même passé 24 heures cumulées avec Bobby quand elle emménage chez lui, elle change brutalement d'habitude de vie, elle est épuisée et subitement forcée à l'oisiveté...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se retrouve avec un faux film fantastique (par sa construction) et avec un faux film psychologique (par son dénouement). Mais comme je n'aime pas ranger les titres dans des boîtes cela ne me dérange pas vraiment. La photographie est superbe, les personnages sont intéressants. et les quelques séquences oniriques qui parsèment l'intrigue sont aussi percutantes que réussies. Au final, l'ensemble parvient à être original.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-498835772037110470?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/498835772037110470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=498835772037110470' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/498835772037110470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/498835772037110470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/12/left-bank-de-pieter-van-hees.html' title='Left Bank de Pieter Van Hees'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8929465006889952180</id><published>2011-11-30T18:46:00.002+01:00</published><updated>2011-11-30T18:46:00.242+01:00</updated><title type='text'>Territoires de Olivier Abbou</title><content type='html'>&lt;i&gt;Territoires&lt;/i&gt; est un film franco-canadien réalisé par Olivier Abbou. Sorti en 2011, il est interprété par Roc LaFortune, Sean Devine, Nicole Leroux, Cristina Rosato, Michael Mando et Alex Weiner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/territoires.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour d'une noce bien arrosé, cinq jeunes se font arrêter en pleine forêt par deux douaniers alors qu'ils passent du Canada aux États-unis. Alors qu'ils semblent plutôt en règle, exception faite de leur alcoolémie, la situation est tout de même très tendue. Les douaniers sont agressifs et semblent très suspicieux au sujet de l'un d'entre-eux qui a le malheur d'avoir un nom peu américain (il s'appelle Jalii Adel Kahlid). Après quelques minutes, très intenses, la situation dérape complètement. Un des passagers se fait abattre et les autres sont menottés et emmenés par les douaniers. Désormais ils seront enfermés dans des cages, vêtus de survêtements oranges et la tête couverte d'un sac de toile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la pratique nous avons affaire à un &lt;i&gt;torture flick&lt;/i&gt;. Genre récemment remis au goût du jour par &lt;i&gt;Hostel&lt;/i&gt; (et un peu par &lt;i&gt;Saw&lt;/i&gt;). Sauf que ça se veut plus intelligent que &lt;i&gt;Hostel&lt;/i&gt; (ce qui n'est pas difficile). Le film est truffé d'interminables scènes d'interrogatoires très réussies et très déstabilisantes. Les faux douaniers, solidement interprétés, sont d'anciens gardes à Guantanamo qui semblent agir non pas par plaisir mais par habitude et pour obtenir des informations. Informations qui n'existent pas, bien entendu... Il y a un vrai effort de recherche dans les interrogatoires, notamment cette façon de répéter chaque réponse reçue, lentement et comme si elle était aberrante, même quand la question est élémentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un démarrage au quart de tour et quelques scènes vraiment oppressantes, le script s'enlise un peu. Incapable de faire avancer l'intrigue, Olivier Abbou fait intervenir un détective privé qui apparait et disparait dans un segment cinématographique qui semble presque déconnecté du reste de l'intrigue. Saluons tout de même le culot de la non-fin du film, conclusion nihiliste et désespérée à une œuvre pleine de bonnes idées mais un peu maladroite. Au final le bilan est plutôt positif, surtout pour un métrage s'inscrivant dans un genre aussi limité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Territoires&lt;/i&gt; fait d'Olivier Abbou un réalisateur débutant à surveiller attentivement. Après quelques courts-métrages et un bref passage à la télévision, espérons qu'il continua sa carrière sur les grands écrans. Hélas, même si j'ai beaucoup aimé, je crains que l'accueil public soit plutôt froid pour une telle production (trop originale pour un &lt;i&gt;torture flick&lt;/i&gt;, un peu limitée pour un film politique).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8929465006889952180?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8929465006889952180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8929465006889952180' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8929465006889952180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8929465006889952180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/territoires-de-olivier-abbou.html' title='Territoires de Olivier Abbou'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8571804715641856571</id><published>2011-11-28T18:11:00.000+01:00</published><updated>2011-11-28T18:11:00.709+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='monstres géants'/><title type='text'>The Troll Hunter de André Øvredal</title><content type='html'>&lt;i&gt;The Troll Hunter&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Trolljegeren&lt;/i&gt; en VO) est un film fantastique norvégien réalisé par André Øvredal. Sorti en 2011, il est interprété par Otto Jespersen, Hans Morten Hansen, Tomas Alf Larsen, Johanna Mørck, Knut Nærum, Robert Stoltenberg et Glenn Erland Tosterud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/troll-hunter.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la veine des &lt;i&gt;found footages&lt;/i&gt; contemporains, ces bobines / K7 / cartes SD retrouvées après une disparition ou une catastrophes et montées au cinéma, je vous présente le dernier né : &lt;i&gt;The Troll Hunter&lt;/i&gt;. Comme un &lt;i&gt;Cannibal Holocaust&lt;/i&gt; ou un &lt;i&gt;Diary of the Dead&lt;/i&gt;, le film suit une bandes de cinéastes (ici des étudiants) qui veulent tourner un documentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au départ, nos apprentis réalisateurs s'intéressent à un ours qui fait des ravages dans divers troupeaux et à un homme mystérieux qui semble être un braconnier (la Norvège c'est comme la France : on n'y tue pas les ours et quand cela se produit les journalistes sont là pour s'indigner de la tragédie). Sale, bourru, barbu et vivant dans une caravane délabrée, cet individu, Hans, incarne au départ le méchant chasseur, celui qui doit mourir au milieu du film parce-qu'il a tué des animaux (je rappelle que c'est un crime bien plus grave que le meurtre au cinéma, sans doute une conséquence du traumatisme engendré par &lt;i&gt;Bambi&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, après une nuit agitée où l'équipe de tournage le surprend occupé à traquer un colosse dans les bois, Hans révèle sa vrai profession : il est chasseur de troll, payé par le gouvernement pour lutter contre leur prolifération et pour s'assurer qu'ils ne quittent pas leurs réserves. Et il se révélée être plutôt sympathique et terriblement attachant. Chargé seul de faire un métier très dangereux, pas reconnu, mal payé et demandent des tas d'heures supplémentaires de nuit, il accepte de se laisser filmer pour protester contre ses conditions de travail...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si certaines passages évoquent &lt;i&gt;Cloverfield&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Troll Hunter&lt;/i&gt; s'éloigne du scénario traditionnel des films de grosses bestioles. Ici, les trolls sont le gibier du début à la fin, même si l'équipe de tournage se retrouve plusieurs fois dans des situations très critiques (il y a plusieurs morts). Hans est absolument génial : doté d'un sang-froid à toute épreuve, il fait avec des moyens pitoyables un travail remarquable dans des conditions terrifiantes (et se fait engueuler par son supérieur)... Version rustique du Ash d'&lt;i&gt;Evil Dead&lt;/i&gt;, il est la principale réussite du film et c'est pour lui que le spectateur tremblera (il faut dire qu'on sent qu'il peut mourir, ce qui accentue encore l'inquiétude qu'on éprouve à son égard).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons aussi les effets spéciaux, remarquables pour une production norvégienne. Les trolls sont photo-réalistes et le combat final, faisant intervenir un spécimen géant de plus de cent mètres de haut, est dantesque. Et pourtant ce n'est pas facile de créer des créatures qui soient à la fois crédibles et qui puissent se rapprocher du folklore sur les trolls... Les paysages sont également très beaux, en en parfaite adéquation avec les créatures exhibées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, c'est un autre point fort de &lt;i&gt;The Troll Hunter&lt;/i&gt; : créer un contexte moderne et crédible sur les trolls, équivalent à celui qui existe pour les vampires, le loups-garous et les zombis, tout en y intégrant énormément d'éléments issus des contes et légendes norvégiens. Il y a quelque-chose de remarquable dans la façon dont le film introduit toutes ses références, ce que soit cette haine violente qu'éprouvent le trolls pour l'odeur des chrétiens ou cette scène avec trois chèvres sur un pont (et un troll en dessous).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, &lt;i&gt;The Troll Hunter&lt;/i&gt; est un film fantastique qui brille par son personnage central, son thème et son originalité. Loin des productions hollywoodiennes calibrées, il surprend continuellement son spectateur en évitant de nombreux clichés (pas tous, tout de même). Bref, il ravira les amateurs de cinéma déviant et consternera les habitués des super-productions qui se plaindront que ce n'est pas le scénario qu'ils connaissent déjà par cœur, donc que ce n'est pas logique. C'est sans doute une des meilleures surprises de l'année 2011...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8571804715641856571?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8571804715641856571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8571804715641856571' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8571804715641856571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8571804715641856571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/troll-hunter-de-andre-vredal_28.html' title='The Troll Hunter de André Øvredal'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8115678589883645175</id><published>2011-11-26T18:43:00.001+01:00</published><updated>2011-11-26T21:46:13.780+01:00</updated><title type='text'>Bloody Bird de Michele Soavi</title><content type='html'>&lt;i&gt;Bloody Bird&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Deliria&lt;/i&gt; en VO) est un film d'horreur italien réalisé par Michele Soavi. Sorti en 1987, il est interprété par David Brandon, Barbara Cupisti, Domenico Fiore, Robert Gligorov, Mickey Knox, Giovanni Lombardo Radice, Clain Parker et Loredana Parrella.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/bloody-bird.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une troupe de comédiennes répètent, sous la supervision d'un metteur en scène tyrannique, une comédie musicale sanglante et érotique mettant en scène un tueur affublé d'un énorme masque de hibou. Quand une des danseuses se foule la cheville, elle décide de passer consulter un médecin pour se faire soigner. Mais par crainte de se faire renvoyer, elle choisit de s'éclipser en douce et de se rendre à l'hôpital le plus proche, qui est en fait un asile psychiatrique. Là, elle reçoit une pommade pour sa jambe, mais éveille aussi la convoitise du serial killer Irving Wallace, nouvellement transféré... Ce dernier s'évade et la suit quand elle retourne travailler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 80, le giallo, genre initié par Mario Bava avec &lt;i&gt;Six femmes pour l'assassin&lt;/i&gt;, est encore très vivant en Italie. Cela fait même une décennie qu'il a inspiré, de l'autre coté de l'océan, un autre cinéma : le slasher. Mais l'influence fonctionne dans les deux sens. Michele Soavi, plus tard connu pour son excellent &lt;i&gt;Dellamorte Dellamore&lt;/i&gt;, nous gratifie ainsi d'un hybride parfait en 1987... Un film reprenant l'esthétique baroque du giallo mais occultant toute dimension policière pour, au final, se résumer à une simple succession d'exécutions spectaculaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la tronçonneuse à la perceuse, en passant par la hache et le poignard, tout l'arsenal du tueur en série cinématographique est mis à contribution dans un huis-clos anxiogène.  Les images sont très léchées, avec des costumes tout droits sortis d'un music-hall de broadway et un fantastique tueur à tête de hibou qui évoque Michael Mayer et Jason Voorhees et par son mutisme et sa persévérance. L'impression théâtrale qui se dégage du film est renforcée par la musique de Simon Boswell, compositeur britannique habitué aux productions italiennes (&lt;i&gt;Phenomena&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Demons 2&lt;/i&gt;). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, même s'il n'oublie pas de rendre hommage à la scène de la douche de &lt;i&gt;Psychose&lt;/i&gt;, ce &lt;i&gt;Bloody Bird&lt;/i&gt; n'est pas exempt de défaut. L'absence de véritable scénario et les effets gores peu aboutis en font un slasher tout juste au dessus de la moyenne. Il ne ravira donc que les fans du genre (voilà que je sombre moi aussi dans le cliché).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8115678589883645175?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8115678589883645175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8115678589883645175' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8115678589883645175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8115678589883645175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/bloody-bird-de-michele-soavi.html' title='Bloody Bird de Michele Soavi'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8011312151378159430</id><published>2011-11-24T18:23:00.002+01:00</published><updated>2012-01-19T13:50:26.383+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Manufactured Landscapes de Jennifer Baichwal</title><content type='html'>&lt;i&gt;Manufactured Landscapes&lt;/i&gt; est un documentaire canadien réalisé par Jennifer Baichwal en 2006 et dont la direction artistique est assurée par Peter Mettler. Il est mis en musique par Dan Driscoll.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/manufactured-landscapes.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Manufactured Landscapes&lt;/i&gt; est consacré à l’œuvre d'Edward Burtynsky, photographe canadien professionnel spécialisé dans les paysages industriels et seule star du film (même s’il n’est pas présent à l’écran). Plusieurs de ses photos sont d’ailleurs montrées, ainsi que les réactions du public dans une de ses expositions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce documentaire est un descendant indirects de la &lt;i&gt;trilogie des Qatsi&lt;/i&gt;. Plus précisément, il se rapproche de &lt;i&gt;Powaqqatsi&lt;/i&gt; puisqu’il illustre la modernisation du monde et l’emballement de notre civilisation pour les technologies, le bitume et le béton. Comme son titre l'indique, le film de Jennifer Baichwal regorge de paysages urbains artificiels, d'interminables autoroutes et de titanesques barrages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carrières, mines, chantiers, usines et lotissements se succèdent à l'écran, sans commentaires, dans ce qui se rapproche de la symphonie urbaine chère au cinéma expérimental. On entend certes quelques dialogues, mais ils sont secondaires et tiennent de la simple coïncidence, exception faite d’un d’interview de quelques minutes. Le reste du temps, les images, majestueuses et froides, ont leur propre force qui se passe remarquablement bien du verbe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point culminant de &lt;i&gt;Manufactured Landscapes&lt;/i&gt;, c’est le barrage des Trois-Gorges, qui dépasse par sa disproportion tout les autres chantiers illustrés. Il y a quelque chose de fascinant dans la façon dont une ville entière, moderne et démesurée, peut être rasée pour laisser place à un des plus grands lacs artificiels du monde. C’est d’ailleurs à cette occasion qu'Edward Burtynsky rompt son vœu de silence, après une heure de film, et que quelques rapides explications sont données sous forme de l’interview d’un travailleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins abstrait et moins savamment composé que les chefs-d’œuvre de Godfrey Reggio, &lt;i&gt;Manufactured Landscapes&lt;/i&gt; est cependant superbe. Un peu trop, même, aux yeux de nombreux spectateurs, puisque la glaçante beauté de ses images désactive le message écologiste que certains voudraient y voir. Loin du &lt;i&gt;Home&lt;/i&gt; de Yann Arthus-Bertrand qui noyait son auditoire dans un flot de mots inutiles et partisans, &lt;i&gt;Manufactured Landscapes&lt;/i&gt; laisse ses spectateurs libres de leur interprétation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8011312151378159430?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8011312151378159430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8011312151378159430' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8011312151378159430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8011312151378159430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/manufactured-landscapes-de-jennifer.html' title='Manufactured Landscapes de Jennifer Baichwal'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-163390039718602034</id><published>2011-11-22T18:20:00.000+01:00</published><updated>2011-11-22T18:20:00.586+01:00</updated><title type='text'>The Thing de Matthijs van Heijningen Jr.</title><content type='html'>&lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt; est un film de science-fiction horrifique américain réalisé par Matthijs van Heijningen Jr. Sorti en 2011, il est interprété par Mary Elizabeth Winstead, Joel Edgerton, Ulrich Thomsen, Eric Christian Olsen et Adewale Akinnuoye-Agbaje.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/the-thing-2011.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai rien contre les remakes. D'ailleurs je considère &lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt; de John Carpenter comme un des meilleurs films de science-fiction horrifiques jamais tournés alors qu'il s'agit d'une réadaptation de la nouvelle &lt;i&gt;Who Goes There?&lt;/i&gt; écrite par John W. Campbell, nouvelle qui avait déjà été portée au cinéma par Christian Nyby sous le titre &lt;i&gt;La Chose d'un autre monde&lt;/i&gt;. De plus, c'est le premier film destiné au cinéma de Matthijs van Heijningen Jr., donc il n'a pas d'antécédents. Ainsi, je suis allé voir ce &lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt; cuvée 2011 sans réels aprioris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en 1982 et la paléontologue Kate Lloyd est recrutée pour effectuer un travail d'expertise sur un mystérieux spécimen tout juste découvert en Antarctique. Une fois arrivée sur place, dans un base de recherche norvégienne, elle comprend qu'il s'agit d'un extra-terrestre. Mais ce dernier va rapidement s'éveiller et entreprendre de décimer le casting dans la version cinéma des &lt;i&gt;Loups-garous de Thiercelieux&lt;/i&gt;. Car la chose d'un autre monde peut contaminer n'importe qui et prendre son apparence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les effets spéciaux modernes sont très convaincants et les incarnations de la créature, inspirées du travail original de Rob Bottin, fonctionnent remarquablement bien. C'est un plaisir de voir cette alien toujours changeant se mouvoir d'une façon aussi convaincante à l'écran. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas l'ensemble manque d'âme. La peur et la paranoïa qui imprégnaient l'œuvre de Carpenter sont absentes ou édulcorés. Par exemple, la chose a une forme initiale, ce qui enlève de sa dimension lovecraftienne (un montre indicible et protéiforme, c'est bien plus effrayant qu'un gros insecte). De même, les décors sont majestueux mais l'impression de froid glacial manque cruellement. Voir tout le casting marcher dehors, peu couvert et le visage nu donne un petit côté urbain à ce qui devrait être une base antarctique presque invivable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique est correcte mais n'égale pas le score extraordinaire d'Ennio Morricone qui accompagnait le film de 1982. Cependant, le vrai défaut de &lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt;, version 2011, ce sont ses personnages, ou plutôt son absence de personnages. L'héroïne, une américaine intégrée de force par un scénariste paresseux au milieu d'une base norvégienne, est creuse et inexpressive, la faute à Mary Elizabeth Winstead, déjà peu convaincante dans &lt;i&gt;Destination finale 3&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Black Christmas&lt;/i&gt;. Alors que nous avons une ribambelles de scientifiques barbus, trapus et habitué à la rigueur de l'Antarctique, pourquoi le script se concentre-t-il sur une parfaite représentante de ce que l'Amérique produit de plus insipide comme personnage ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, ce &lt;i&gt;The Thing&lt;/i&gt; n'est mauvais qu'en comparaison du film de 1982. En absolu, la version de Matthijs van Heijningen Jr. est un film hollywoodien correct : simple, bien filmée et distrayante, il rempli son contrat. De plus, il ne s'agit pas d'un remake mais d'une préquelle qui peut s'enchainer à la perfection avec le bijou de Carpenter. Pour toutes ces raisons il peut mériter le détour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-163390039718602034?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/163390039718602034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=163390039718602034' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/163390039718602034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/163390039718602034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/thing-de-matthijs-van-heijningen-jr.html' title='The Thing de Matthijs van Heijningen Jr.'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-5489494107179512207</id><published>2011-11-20T18:23:00.001+01:00</published><updated>2011-11-20T18:23:00.762+01:00</updated><title type='text'>Phénomènes paranormaux de Olatunde Osunsanmi</title><content type='html'>&lt;i&gt;Phénomènes paranormaux&lt;/i&gt; est un film de science-fiction américain réalisé par Olatunde Osunsanmi. Sorti en 2009, il est interprété par Milla Jovovich, Elias Koteas, Will Patton, Hakeem Kae-Kazim, Corey Johnson et Charlotte Milchard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/fourth-kind.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendu chez nous comme un clone de &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Phénomènes paranormaux&lt;/i&gt; n'entretient que très peux de rapports avec son aîné. En fait, son titre américain, &lt;i&gt;The Fourth Kind&lt;/i&gt;, ne jouait pas sur cette confusion et avait le mérite d'expliciter le sujet du film. Pour les novices, je rappelle qu'une rencontre du quatrième type est une abduction par des extra-terrestres selon le système de classification de Hynek (merci à Steven Spielberg et à son &lt;i&gt;Rencontres du troisième type&lt;/i&gt; pour avoir donné une telle visibilité à cette méthode de classification).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la petite ville de Nome, en Alaska, le docteur Abigail Tyler, dont le mari s'est fait assassiner peu avant sous ses yeux, constate une épidémie d'insomnie chez ses clients. Abigail étant psychologue, elle fait rapidement le lien entre toutes le visions de ses patients, qui mentionnent systématiquement un hibou. Mais quand elle commence à recourir à l'hypnose, elle constate que le hibou n'est qu'une illusion destinée à cacher quelque-chose de bien plus effrayant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film se présente comme la réunion de &lt;i&gt;found footages&lt;/i&gt; réels et de scènes reconstituées. En gros, les trois quarts du temps, Milla Jovovich joue le docteur Abigail Tyler, en suivant scrupuleusement des témoignages et des rapports de police, le reste du temps on voit des enregistrements vidéos de la vraie Abigail Tyler. Évidemment c'est du pipeau, mais c'est assez bien trouvé. Ainsi, l'actrice qui joue Abigail Tyler n'apparait pas dans le casting et il y a des tas de messages qui expliquent que tout est une histoire vraie et qui donnent des détails sur les événements s'étant produits dans la ville de Nome (fausses statistiques à l'appui, affichées sans honte et avec une musique inquiétante). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Universal Pictures avait même poussé le soin du détail jusqu'à créer de faux articles et de fausses rubriques nécrologiques et à les répandre sur le net pour faire croire que les événements du films son réels. Dommage qu'il se soit fait pincer la main dans le sac par le Club de Presse d'Alaska. Mais en dehors de ce faux réalisme de pacotille et de toutes ces fausses preuves, il n'y a pas grand chose à sauver de &lt;i&gt;Phénomènes paranormaux&lt;/i&gt;. C'est du déjà-vu, mal mis en scène et mal raconté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fausse vraie Abigail Tyler est jouée par Charlotte Milchard, bien plus convaincante que Milla Jovovich mais bien moins sexy. A part ça le casting est peu inspiré et les acteurs ne cachent que très mal qu'ils ne croient pas au script. Ce qui est très compréhensible étant donné sa vacuité... C'est d'ailleurs dans ce vide sidéral qu'il faut chercher le rapport avec &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt;. Les inconditionnels d'UFO, en manque depuis la fin de la série &lt;i&gt;X-files&lt;/i&gt;, apprécieront certainement la tambouille. Les autres risquent de s'ennuyer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-5489494107179512207?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/5489494107179512207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=5489494107179512207' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5489494107179512207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5489494107179512207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/phenomenes-paranormaux-de-olatunde.html' title='Phénomènes paranormaux de Olatunde Osunsanmi'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8513694649257614142</id><published>2011-11-18T18:28:00.000+01:00</published><updated>2011-11-18T18:28:00.597+01:00</updated><title type='text'>Paranormal Activity 3 de Henry Joost et Ariel Schulman</title><content type='html'>&lt;i&gt;Paranormal Activity 3&lt;/i&gt; est un film d'horreur indépendant américain réalisé par Henry Joost et Ariel Schulman. Sorti en 2011, il est interprété par Lauren Bittner, Christopher Nicholas Smith, Chloe Csengery, Jessica Tyler Brown, Dustin Ingram et Hallie Foote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/paranormal-activity-3.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce troisième volet de la saga est en fait une préquelle à &lt;i&gt;Paranormal Activity 2&lt;/i&gt;, qui était lui-même une préquelle au premier film. Chronologiquement, l'histoire se situe en 1988, donc pendant l'enfance de Katie et de Kristi. Cela fait de &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt; une des séries les plus désordonnées de l'histoire du cinéma, surtout si on prend en compte la suite japonaise, qui s'est vu privée de son numéro sur le marché international (alors que c'était le seul opus correctement numéroté).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Époque différente mais même histoire, Julie et Dennis forment un jeune couple ordinaire. Julie a déjà deux enfants d'une relation précédente (Katie et de Kristi, si vous suivez). Ensemble, la petite famille vit un quotidien banal à mourir, mais plutôt sympathique, jusqu'à ce que Dennis se mette à tout filmer. Là, les phénomènes étranges vont commencer à se multiplier, impliquant essentiellement les deux gamines. Kristi semble en effet communiquer avec un ami imaginaire fort encombrant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes dans les années 80, donc les cartes SDHC n'existaient pas et les K7 étaient chères. Heureusement, Dennis est spécialisé dans les vidéo de mariages, il est donc très bien équipé ce qui permet au nouveau film d'être exactement comme les autres (avec juste un peu plus de bruit, de flou et de neige à l'écran). C'est terriblement pratique que partout où passe ce démon il y ait toujours un obsédé du caméscope...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme promis par les affiches, l'origine de l'histoire est enfin révélée. Les spectateurs difficiles feront remarquer que les éléments essentiels de l'intrigue étaient déjà présent dans le second opus et qu'en plus le script de Christopher B. Landon introduit quelques petites incohérences qu'il balaie d'un revers de main avec une histoire abracadabrantesque de lavage de cerveau. Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé que ça se tenait fort bien. Il faut dire que c'est  facile de rendre cohérente une histoire aussi simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fans seront heureux de connaitre enfin le nom du démon (je vais vous faire économiser 9 euros : il s'appelle Toby). Les autres sursauteront quand les portes claquent et bailleront le reste du temps. Au final, avec quatre films, on a une histoire presque complète qui suffirait pour faire un long-métrage correct, une fois les redites gommées. Mais ça ne va pas s'arrêter là : &lt;i&gt;Paranormal Activity 4&lt;/i&gt; est prévu pour octobre 2012.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8513694649257614142?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8513694649257614142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8513694649257614142' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8513694649257614142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8513694649257614142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/paranormal-activity-3-de-henry-joost-et.html' title='Paranormal Activity 3 de Henry Joost et Ariel Schulman'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-5587693560355689490</id><published>2011-11-16T18:46:00.001+01:00</published><updated>2011-11-16T18:46:00.386+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantômes asiatiques'/><title type='text'>Paranormal Activity: Tokyo Night de Toshikazu Nagae</title><content type='html'>&lt;i&gt;Paranormal Activity: Tokyo Night&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Paranômaru akutibiti: Dai-2-shô - Tokyo Night&lt;/i&gt; en VO) est un film japonais réalisé par Toshikazu Nagae. Sorti en novembre 2010, soit un mois après &lt;i&gt;Paranormal Activity 2&lt;/i&gt;, il est interprété par Aoi Nakamura, Noriko Aoyama, Kazuyoshi Tsumura, Kōsuke Kujirai, Maaya Morinaga et Ayako Yoshitani.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/paranormal-activity-tokyo.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt;, par sa simplicité, son naturalisme et son usage intense de la vidéo avait hérité quelque-chose de &lt;i&gt;Ring&lt;/i&gt;. De plus, dans le yurei eiga (les films de fantômes nippons), tout repose aussi sur une force foncièrement maléfique. Il n'y a pas de rédemption pour le fantôme, on sait qu'il est mauvais et qu'il ne causera que mort et souffrance. Pas étonnant donc qu'un japonais ait décidé de produire sa propre version du film de Oren Peli. Après les remakes américains de &lt;i&gt;Dark Water&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Kairo&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;One Missed Call&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Ju-on&lt;/i&gt;, il est normal que le Japon prenne sa revanche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choix de Toshikazu Nagae, coupable de &lt;i&gt;Ghost System&lt;/i&gt;, le yurei eiga le plus mal foutu jamais tourné au pays du soleil levant, est logique. Après tout, il a déjà fait ses preuves question ennui et banalité. Si on m'avait demandé un nom, c'est lui que j'aurais désigné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec Haruka Yamano, une charmante jeune fille de retour des États-unis. Accidentée, elles se déplace en fauteuil roulant et doit donc compter sur son frère, Koichi, pour s'occuper d'elle. Le père de la famille part justement en voyage d'affaire à Singapour et laisse ses deux enfant seuls à la maison. Comme par hasard, Koichi a acheté une caméra et décide de filmer tout ce qui passe à porté de son objectif, ce qui fait une sacré coïncidence, puisque le démon responsable de la mort de Micah a justement décidé de s'en prendre à sa sœur. Pourquoi, partout où elle va, cette entité paranormale rencontre-t-elle des caméramans amateurs ? Ça doit être une malédiction !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un "2" présent dans le titre japonais mais disparu dans le titre anglais international de &lt;i&gt;Tokyo Night&lt;/i&gt;, car ce film est bien une suite. En effet, nous apprenons que Haruka a eut un accident en croisant Katie, qui était en cavale après la mort de son petit-amis. Haruka s'est cassée les deux jambes dans l'accident et a tué la pauvre Katie au passage. Pas étonnant donc que le démon s'en prenne à elle. Et cette fois il va faire très fort : non seulement il va ouvrir et fermer des portes, mais il va aussi faire des bruits de pas ! Comment ça, il le faisait déjà avant ? Ah oui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remake poussif et convenu d'un film poussif et convenu, &lt;i&gt;Tokyo Night&lt;/i&gt; ne brille que par un final très japonnais et terriblement effrayant (mais n'excédant pas les 3 minutes). Le reste du temps, c'est un frère et une sœur qui se chamaillent et s'ennuient, seuls, chez eux. C'est un peu mieux qu'un couple qui s'engueule, mais tout juste. Le point positif, c'est que comme c'est une suite (et comme les "2" et "3" américains sont des préquelles) on peut voir les quatre films comme une tétralogie cohérente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le moins mauvais des quatre &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt;, mais cela ne veut pas dire que c'est un bon film. En fait, il est au niveau de &lt;i&gt;Ghost System&lt;/i&gt;...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-5587693560355689490?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/5587693560355689490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=5587693560355689490' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5587693560355689490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5587693560355689490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/paranormal-activity-tokyo-night-de.html' title='Paranormal Activity: Tokyo Night de Toshikazu Nagae'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1226198884166825909</id><published>2011-11-14T18:20:00.001+01:00</published><updated>2011-11-14T18:20:00.595+01:00</updated><title type='text'>Paranormal Activity 2 de Tod Williams</title><content type='html'>&lt;i&gt;Paranormal Activity 2&lt;/i&gt; est un film d'horreur indépendant américain réalisé par Tod Williams. Sorti en 2010, il est interprété par Sprague Grayden, Brian Boland, Molly Ephraim, Katie Featherston et Micah Sloat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/paranormal-activity-2.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De temps en temps, un petit malin talentueux sort un film d'horreur uniquement basé sur une bonne idée. L'intérêt, c'est qu'avec un budget ridicule on peut faire quelque-chose de correct si les contraintes techniques sont intégrées au scénario. Un bon exemple est &lt;i&gt;Cube&lt;/i&gt;, réalisé en 1997 avec un budget restreint, il est tourné dans une unique pièce (dont la couleur change, car le cube est sensé être un véritable dédale). Mais cette limitation des décors participe à l'impression de claustrophobie dégagée par l'œuvre de Vincenzo Natali.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, Daniel Myrick et Eduardo Sánchez nous servirent &lt;i&gt;Blair Witch&lt;/i&gt;, une "pellicule retrouvée après la disparition de l'équipe". Tourné essentiellement au caméscope, il prouvait qu'il est possible d'effrayer avec seulement 25 000 dollars... Et de rapporter au passage plus de 250 millions de dollars dans le monde. D'un point de vue commercial, &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt; fait encore plus fort... Pas étonnant donc qu'un suite soit rapidement produite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début du film, Kristi, la sœur de Katie (l'héroïne du premier film), emménage avec son mari Daniel et leur fils dans une nouvelle maison. Comme Micah, Daniel se découvre tout de suite une passion pour l'art de mal filmer tout et n'importe quoi, n'importe quand et n'importe comment. Quand sa maison semble avoir été cambriolée, Daniel décide d'installer un système de surveillance vidéo. A partir de ce moment là, il sera le témoin de phénomènes étranges... Par exemple, le robot chargé de nettoyer sa piscine sort toutes les nuits de son bassin ! Mon dieu ! Que c'est effrayant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile de faire une suite plus semblable à son ancêtre. &lt;i&gt;Paranormal Activity 2&lt;/i&gt; n'innove pas. En fait, il copie presque plan par plan le film de Oren Peli, se permettant juste de donner quelques éléments nouveaux sur le démon invisible responsable des évènements. Techniquement, d'ailleurs, il ne s'agit pas d'une suite mais d'une préquelle, si bien qu'on peut trouver que ça fait une sacrée coïncidence que deux hommes se connaissant peu décident tous les deux indépendamment de filmer leurs compagnes au moment précis où un démon va les harceler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà fatigantes et répétitives pendant les 86 minutes du premier opus, les scènes de frousses de &lt;i&gt;Paranormal Activity 2&lt;/i&gt; sont de véritables morceaux de non-cinéma. Mise-en-scène ratée (plans fixes ou caméra tenue à bout de bras, et c'est tout), acteurs pathétiques, scénario faussement intelligent, ennui omniprésent... Le film de Tod Williams est consternant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1226198884166825909?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1226198884166825909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1226198884166825909' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1226198884166825909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1226198884166825909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/paranormal-activity-2-de-tod-williams.html' title='Paranormal Activity 2 de Tod Williams'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7584329549855589206</id><published>2011-11-12T18:27:00.001+01:00</published><updated>2011-11-12T18:27:00.882+01:00</updated><title type='text'>Paranormal Activity de Oren Peli</title><content type='html'>&lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt; est un film indépendant américain écrit, réalisé et produit par Oren Peli. Sorti en 2009, il est interprété par Katie Featherston, Micah Sloat, Mark Fredrichs, Amber Armstrong et Ashley Palmer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/paranormal-activity.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec un couple ordinaire Katie et Micah, incarnés par Katie Featherston et Micah Sloat (quelle coïncidence). Un jour, Micah achète une caméra et se met à filmer tout et n'importe quoi, en commençant par ce qu'il y a de plus trivial ou banal. Mais après quelques événements étranges (du bruit la nuit, par exemple), il décide de filmer sa chambre pour capturer les manifestations paranormales qui se manifestent autour de sa petite amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt; est un des films les plus rentables de l'histoire du cinéma. Tourné pour un budget de 13 500 dollars, il a ramené une cagnotte de 193 millions. On l'a comparé à &lt;i&gt;Blair Witch&lt;/i&gt; et à &lt;i&gt;Ring&lt;/i&gt;... Mais si vous pensez qu'un tel succès doit cacher quelque-chose de génial, alors vous avez tout faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chiffres ne sont pas importants. &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt; est juste monotone, prévisible et répétitif. En fait, il est si ennuyeux que certains y voient une étude de mœurs sur la classe moyenne américaine. On suit un couple tellement insipide, banal et creux que ça en devient presque effrayant (le faible niveau des acteurs empirant encore le phénomène).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film se décomposes en deux types de séquences, alternées à l'infini. D'abord on voit le couple s'ennuyer, se disputer (souvent au sujet des phénomènes) ou vaquer à des occupations anodines. Ensuite il y a les séquences de nuit (comme celle sur l'affiche). Filmées en accéléré avec un caméscope sur trépied, on y voit les minutes défiler à toute allure jusqu'à ce que le chronomètre se calme. Le temps reprend sa course normal et le spectateur sait alors que "quelque-chose" va se produire (merci de désactiver tout effet de surprise avec un indicateur, personnellement j'aurais ajouté un "warning" qui clignote en rouge). Généralement, c'est un porte qui s'ouvre (ou qui claque), un drap qui glisse ou un bruit de pas à l'étage. Sauf à la toute fin du film, où c'est plus grave. Mais dix seconds d'angoisse sur 86 minutes de film, c'est peu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les scènes de la vie de tous les jours sont filmés caméscope à la main, avec une maladresse abominable. Il faut dire que cette amateurisme est volontaire. L'acteur Micah Sloat qui teint la caméra était cadreur pour la TV, donc il produisait un travail de bonne qualité. Si bien que Oren Peli lui a imposé de cadrer à l'aveuglette, sans utiliser le viseur... Mais ce n'est pas seulement la mise en scène qui est loupée dans &lt;i&gt;Paranormal Activity&lt;/i&gt;. Tout est raté. L'histoire n'est pas crédible, le suspens est absent, les acteurs sont mauvais et les dialogues sont insipides.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7584329549855589206?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7584329549855589206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7584329549855589206' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7584329549855589206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7584329549855589206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/paranormal-activity-de-oren-peli.html' title='Paranormal Activity de Oren Peli'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7725909787421325875</id><published>2011-11-10T18:40:00.000+01:00</published><updated>2011-11-10T18:40:01.193+01:00</updated><title type='text'>Accident de Soi Cheang</title><content type='html'>&lt;i&gt;Accident&lt;/i&gt; est un thriller hong-kongais réalisé par Soi Cheang. Sorti en 2009, il est interprété par Louis Koo, Michelle Ye, Lam Suet, Stanley Fung, Monica Mok et Richie Ren. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/accident.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est produit par Johnnie To dont le style se perçoit par moment, avant que Cheang ne trouve sa propre voie et ne développe sa propre esthétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec le "cerveau", incarné par Louis Koo. On ne connaitra pas son nom de tout le film, mais aidé d'une petite bande de partenaires, c'est un tueur à gage qui organise des meurtres parfaitement camouflés en accidents (avec des enchainements dignes de &lt;i&gt;Destination finale&lt;/i&gt;). Un jour, juste après avoir tué un père pour permettre à son fils d'hériter, il est lui-même victime d'un accident (auquel il échappe in extrémis). Persuadé être la cible d'un assassin, il commence à enquêter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Accident&lt;/i&gt; est un film brillant. Comme &lt;i&gt;Soupçons&lt;/i&gt; d'Alfred Hitchcock, c'est avant tout une merveilleuse réflexion sur la paranoïa et sur la façon dont l'esprit humain peut interpréter des signes anodins pour en faire un complot cohérent. Mais la filiation avec Hitchcock ne s'arrête pas là puisque l'histoire lorgne aussi du côté de &lt;i&gt;Fenêtre sur cour&lt;/i&gt;... La mise en scène est très soignée : géométrique, cardée au cordeau et presque clinique, elle est d'une précision remarquable et fait écho à la planification obsessionnelle des tueurs. Car ces derniers utilisent maquettes et répétitions pour un résultat toujours minuté à la perfection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais &lt;i&gt;Accident&lt;/i&gt; c'est aussi un casting exceptionnel. On remarque tout particulièrement Louis Koo, personnage central dont la formidable intelligence se retourne contre lui-même (a moins que...). Ses acolytes, simplement affublés de surnoms (la femme, le gros, l'oncle) sont aussi brillamment interprétés, quoi que discrets. Il en résulte une mécanique qui tient de l'horloge de précision, avec des engrenages ajustés au micron qui se dérèglent sans dérailler. Après &lt;i&gt;Dog Bite Dog&lt;/i&gt;, Soi Cheang se révèle ainsi un potentiel successeur de Johnnie To et Tsui Hark.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7725909787421325875?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7725909787421325875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7725909787421325875' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7725909787421325875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7725909787421325875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/accident-de-soi-cheang.html' title='Accident de Soi Cheang'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1242013855950108301</id><published>2011-11-08T18:23:00.000+01:00</published><updated>2011-11-08T18:23:00.230+01:00</updated><title type='text'>Scream 4 de Wes Craven</title><content type='html'>&lt;i&gt;Scream 4&lt;/i&gt; est un film américain d'horreur réalisé par Wes Craven. Sorti en 2011, il est interprété par Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette, Emma Roberts et Hayden Panettiere. On ne change pas un casting qui fonctionne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/scream4.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix ans se sont écoulés depuis les événements de &lt;i&gt;Scream 3&lt;/i&gt;, et &lt;i&gt;Stab&lt;/i&gt;, le fameux film dans le film qui raconte l'histoire du film, est devenue une saga interminable. &lt;i&gt;Scream 4&lt;/i&gt; s'ouvre sur une paire de jeune filles qui parlent de cinéma d'horreur (et qui se désolent de la nullité abyssale de la saga &lt;i&gt;Saw&lt;/i&gt;). Après un coup de fil qui rappelle furieusement l'ouverture de &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt;, elles se retrouvent en contact avec un psychopathe qui leur promet une mort atroce. Aussitôt dit aussitôt fait. Sauf que le titre &lt;i&gt;Stab 6&lt;/i&gt; apparait à l'écran pendant qu'elles agonisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui, ce n'était qu'un film que regardent deux adolescentes blondes. L'une des deux proteste contre la prévisibilité de ce qu'elle vient de voir, ce qui est compréhensible. Elle se fait alors poignarder par sa copine (là ce n'était pas prévisible, je le reconnais). Et le titre &lt;i&gt;Stab 7&lt;/i&gt; apparait à l'écran. Deux nouvelles blondes, avachies dans leur canapé, discutent alors de ce retournement de situation. C'est vrai que cette récursivité n'est pas très logique. Si &lt;i&gt;Stab 6&lt;/i&gt; n'est qu'une fiction dans &lt;i&gt;Stab 7&lt;/i&gt;, qu'en est-il de &lt;i&gt;Stab 5&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Stab 4&lt;/i&gt; ? Sont-ce des films dans des films dans des films dans des films ? Heureusement, nos spectatrices sont à leur tour poignardées. Et cette fois c'est le titre &lt;i&gt;Scream 4&lt;/i&gt; qui apparait à l'écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; jouait sur la référence à un genre très codifié. Parodique mais respectueux, il ne prenait pas ses spectateurs pour des demeurés mais ne perdait pas de vue que pour fonctionner, il faut être accessible aux handicapés mentaux. &lt;i&gt;Scream 2&lt;/i&gt; explorait les règles qui régissent les suites. &lt;i&gt;Scream 4&lt;/i&gt; s'intéresse pour sa part à la vague moderne de remakes qui a submergé Hollywood. Bien qu'il soit une suite, le nouveau film de Wes Craven est en effet centré sur un tueur qui veut faire son propre remake des meurtres de Woodsboro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai qu'entre &lt;i&gt;Halloween&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Texas Chainsaw&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Dawn of the Dead&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Hills Have Eyes&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Amityville Horror&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Last House on the Left&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Friday the 13th&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;A Nightmare On Elm Street&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;My Bloody Valentine&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;When A Stranger Calls&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Prom Night&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Black Christmas&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;House of Wax&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Fog&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Piranha&lt;/i&gt;, presque tout les grands titres de l'horreur ont été ressuscités ces dernières années. Cette petite liste est d'ailleurs textuellement citée par Kirby, une des héroïnes du films. Hélas, la mécanique de l'auto-référence s'essouffle un peu. Il y a tant de mise en abîme dans &lt;i&gt;Scream 4&lt;/i&gt; que ça devient à un exercice de style artificiel (mais rigolo).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, il reste une foule de discussion de cinéphiles qui parsèment un film finalement prévisible. Ça fait du bien d'entendre le tueur rendre hommage à &lt;i&gt;Peeping Tom&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Le Voyeur&lt;/i&gt; chez nous), un des ancêtres du genre slasher, ou de voir deux policier tenter de maximiser leurs chances de survies à l'aide de leurs maigres connaissances cinématographiques. Au final, &lt;i&gt;Scream 4&lt;/i&gt; ravira les fans de la saga et constitue une bonne initiation pour les autres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1242013855950108301?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1242013855950108301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1242013855950108301' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1242013855950108301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1242013855950108301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/scream-4-de-wes-craven.html' title='Scream 4 de Wes Craven'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-4768666651801865633</id><published>2011-11-06T18:21:00.000+01:00</published><updated>2011-11-06T18:21:00.653+01:00</updated><title type='text'>Scream 3 de Wes Craven</title><content type='html'>&lt;i&gt;Scream 3&lt;/i&gt; est un film américain d'horreur réalisé par Wes Craven. Sorti en 2000, il est interprété par Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette, Parker Posey et Patrick Dempsey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/scream3.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un an après la seconde série de meurtres ayant ébranlés Woodsboro, un couple d'adolescents se fait poignarder dans une scène d'ouverture terriblement stéréotypée. Peu après, nous découvrons l'équipe responsable de &lt;i&gt;Stab 3&lt;/i&gt; le troisième volet de la saga de film dans le film inspirée des évènement de &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt;. Évidemment, le tournage va être troublé par notre bon Ghostface (ou plutôt par un copycat de copycat de Ghostface).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; est un classique de l'horreur. Une parodie qui a réussi à ressusciter un genre moribond tout en offrant deux niveaux de lecture. Cela lui a valu à la fois une reconnaissance de la part des cinéphiles et des spectateurs ordinaires. Sa suite était plus que sympathique, avec un approfondissement de la réflexion enclenchée dans le premier opus et un élargissement référentiel (&lt;i&gt;Scream 2&lt;/i&gt; s'intéresse en effet aux suite horrifiques en général, plus seulement aux slashers).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement &lt;i&gt;Scream 3&lt;/i&gt; est très loin de ses deux ainés. Il constitue certainement le moins bon film de la carrière de Wes Craven (et pourtant il a tourné &lt;i&gt;My soul to take&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Cursed&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La colline a des yeux 2&lt;/i&gt;). Le thème de &lt;i&gt;Scream 3&lt;/i&gt; c'est les trilogies et les règles qui les régissent. Hélas, il n'y a pas de règles strictes hollywoodiennes sur les trilogies horrifiques. Beaucoup de troisième opus sont simplement une suite à la suite sans nouveau twist et sans chamboulement. Les explications internes de Randy Meeks, le plus cool des cinéphiles, sont foireuses, et le fait qu'il soit obligé de parler à travers une K7 vidéo (car il est mort dans le film précédent) n'améliore rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup &lt;i&gt;Scream 3&lt;/i&gt; énonce des règles fausses qu'il viole par la suite, le tout dans l'indifférence générale du spectateur. En fait, on ne cherche même pas le coupable tellement on s'en fiche, et quand le dénouement final arrive, il faut faire un véritable effort de volonté pour ne pas bailler à s'en luxer la mâchoire. Fini les fausses pistes, les indices et les rebondissements, tout est cousu de fils blancs ! De plus, le fait que les événements se situent dans un studio de cinéma est la porte ouverte à une mise en abîme lourde et maladroite (comme s'il n'y avait pas déjà assez d'auto-référence dans la saga). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste que ça fait plaisir de retrouver les survivants des opus précédents et de voir Gale et Dewey se fiancer. De même certains meurtres assez créatifs peuvent justifier le détour pour les fans hardcore de la saga...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-4768666651801865633?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/4768666651801865633/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=4768666651801865633' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4768666651801865633'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4768666651801865633'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/scream-3-de-wes-craven.html' title='Scream 3 de Wes Craven'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6167151034259059886</id><published>2011-11-04T18:27:00.000+01:00</published><updated>2011-11-04T18:27:00.246+01:00</updated><title type='text'>Scream 2 de Wes Craven</title><content type='html'>&lt;i&gt;Scream 2&lt;/i&gt; est un film américain d'horreur réalisé par Wes Craven. Sorti en 1997, soit un an après le premier volet, il est interprété par Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette, Jamie Kennedy, Elise Neal et Jerry O'Connell.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/scream2.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; était un exercice de style extraordinaire, se rapprochant plus de la parodie que de l'hommage. Assez référentielle pour admettre plusieurs niveau de lecture, il permettait au fan d'horreur de réviser ses clichés et au novice de découvrir un genre alors devenu désuet : le slasher. Jouant sur l'auto-référence et l'humour, &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; a réinventé les codes usés jusqu'à la corde qu'il explicitait, tout en les conservant intacts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi novateur et classique soit-il, &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; a eut son lot de conséquences négatives. La pire d'entre-elles étant la généralisation d'un cinéma d'horreur aseptisée, conçu pour des adolescents bourrés qui veulent frimer devant leurs copines en riant grassement à chaque coup de poignard. Cela nous a donné &lt;i&gt;Souviens-toi... l'été dernier&lt;/i&gt; et le pathétique &lt;i&gt;Urban Legend&lt;/i&gt;, deux films qui fonts de tels efforts pour désactiver leur propre violence et pour en faire un divertissement de masse que ça en devient hallucinant. Par le miracle de l'auto-référence, cette état des choses est dénoncé dans &lt;i&gt;Scream 2&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jouant plus que jamais sur la mise en abîme, &lt;i&gt;Scream 2&lt;/i&gt; s'ouvre sur l'avant-première d'un film, et à travers une sorte de miroir, le spectateur découvre une salle comble où ses alter-égos fictifs s'excitent devant un film d'horreur. C'est &lt;i&gt;Stab&lt;/i&gt;, un film dans le film, adapté des meurtres de Woodsboro, bref des événements de &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt;. Tout les fans portent un masque de Ghostface et sont si excité que quand une jeune fille se fait tuer devant eux, ils croient assister à une mise en scène. Suit alors une série de meurtres violents commis par un nouveau détraqué qui semble vouloir plonger la légende de Ghostface.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; était un slasher qui analysait les slashers, &lt;i&gt;Scream 2&lt;/i&gt; est une suite qui analyse les suites. Les explications sur les mécaniques des suites, données par un Randy Meeks plus sympathique que jamais, constituent une réflexion intéressante. Certes, les règles régissant le suites sont moins strictes que celles régissant les slashers, mais &lt;i&gt;Scream 2&lt;/i&gt; a toujours une certaine universalité, comme s'il synthétisait des centaines d'heures de cinéma en un unique cours magistral. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, &lt;i&gt;Scream 2&lt;/i&gt; constitue une excellente suite, ce qui lui valut d'accumuler presque autant de billets verts que son ainé (172 millions de dollars sur le sol américain, contre 173 millions). Seul minuscule regret : l'abandon du NC-17 se sent. Wes Craven a tourné son film pour obtenir un R et cela donne parfois un résultat un peu trop aseptisé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6167151034259059886?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6167151034259059886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6167151034259059886' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6167151034259059886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6167151034259059886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/scream-2-de-wes-craven.html' title='Scream 2 de Wes Craven'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1204740044989187697</id><published>2011-11-02T18:25:00.001+01:00</published><updated>2011-11-04T21:56:48.290+01:00</updated><title type='text'>Scream de Wes Craven</title><content type='html'>&lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; est un film américain d'horreur réalisé par Wes Craven. Sorti en 1996, il est interprété par Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette, Matthew Lillard, Rose McGowan, Skeet Ulrich et Jamie Kennedy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/scream1.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; fut une petite révolution dans les années 90, alors que paradoxalement il s'agit d'un film faisant des efforts désespéré pour s'inscrire dans un canevas terriblement restrictif. En effet, &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; est un slasher, un genre rigoureusement codifié au quel appartiennent &lt;i&gt;Black Christmas&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Halloween&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Vendredi 13&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Massacre au camp d'été&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;My Bloody Valentine&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Week-end de terreur&lt;/i&gt; (cette liste n'est pas exhaustive, il existe plus d'une centaine de slashers). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; s'ouvre sur une séquence relativement classique. Seule dans une immense maison dotée d'une somptueuse baie vitrée, une jeune fille attend son copain en préparant du pop-corn. Le téléphone sonne, elle décroche et la voilà en ligne avec un inconnu, visiblement un faux numéro, qui engage la conversation et se retrouve rapidement à lui parler de cinéma d'horreur. Après un petit quizz improvisé, elle découvre que son interlocuteur est un psychopathe qui l'observe à travers sa baie vitrée. Ce dernier lui propose d'épargner son petit ami si elle répond à d'autres questions. Elle échoue, ce qui lui vaut d'assister à l'exécution de Steve avant d'être elle-même poignardée à la poitrine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part les dialogues faisant l'éloge de Freddy Krueger, cette scène pourrait être dans n'importe quel slasher. C'est dans son développement que &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; brille. Car la suite de l'histoire va être de plus en plus auto-référentielle. &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; joue avec les règles et s'amuse à les détailler pour mieux les détourner. Cette dimension du film est particulièrement bien résumée à travers le personnage de Randy Meeks, un cinéphile connaissant ses classiques sur le bout des doigts. C'est lui qui explicite les conventions du slasher à travers trois règles de survie vérifiées des centaines de fois dans une multitude de films. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Règle n°1 : Pas de sexe, la survivante est toujours la jeune fille chaste.&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Règle n°2 : Pas d'alcool, ni de drogue.&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Règle n°3 : Il ne faut jamais dire : "Je reviens tout de suite". C'est la dernière réplique d'un trop grand nombre de victimes.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une période de gloire dans les années 80, le slasher est moribond en 1997, quand &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; débarque sur nos écrans. Très parodique, mais suffisamment sérieux et violent pour faire illusion, il s'adresse ouvertement à un public amateur de cinéma d'horreur, ce qui ne l'empêche pas de cartonner et de lancer une vague de clones et de parodies (parodier une parodie, c'est stupide, mais les studios ne réfléchissent pas si loin). Pour les amateurs, &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; est un jeu compliqué, un écheveau d'auto-références et de détournement de clichés. Pour le reste du public, c'est un film d'horreur qui désactive assez sa violence avec son humour pour pouvoir être regardé par tous (le public ne veut pas vraiment avoir peur, il veut juste être un peu secoué pour se croire courageux).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1204740044989187697?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1204740044989187697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1204740044989187697' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1204740044989187697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1204740044989187697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/11/scream-de-wes-craven.html' title='Scream de Wes Craven'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7982455677398291920</id><published>2011-10-31T18:49:00.002+01:00</published><updated>2012-01-19T13:49:48.344+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Anima Mundi de Godfrey Reggio</title><content type='html'>&lt;i&gt;Anima Mundi&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;The Soul of the World&lt;/i&gt; est un documentaire réalisé par Godfrey Reggio. Sorti en 1992, il est produit par Steve Goldin, Rory Johnston, Gianfilippo Pedote, Enrico Tagliaferri et Lawrence Taub.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/anima-mundi.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fier de sa collaboration avec le compositeur Philip Glass sur &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Powaqqatsi&lt;/i&gt;, et dix ans avant &lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt;, Godfrey Reggio sort en 1992 un court-métrage intitulé &lt;i&gt;Anima Mundi&lt;/i&gt;. Pas de scénario, pas de commentaires, et pas d'acteurs : le documentaire se concentre sur la beauté du monde animal, beauté considérablement mise en valeur par la musique de Philip Glass. Comme dans la &lt;i&gt;Trilogie des Qatsi&lt;/i&gt;, le verbe a été écarté délibérément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commandité pour servir à promouvoir la WWF, le film dure seulement 28 minutes mais a l'intensité musicale d'une symphonie. Simplement pour sa bande originale, &lt;i&gt;Anima Mundi&lt;/i&gt; est déjà un bijoux. Les images sont également superbes : le spectateur est transporté à travers la jungle, la savane et les océans à la découverte d'insectes, de reptiles, de bacilles, de poissons, de félins de lémuriens et d'une foule d'autres créatures, toutes plus élégantes les unes que les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, alors que le trois films Qatsi admettaient une multitude d'interprétations et semblaient transmettre un message complexe quoi que codé, &lt;i&gt;Anima Mundi&lt;/i&gt; n'a pas d'autre propos que de faire l'éloge de la nature. Bien que belles, les images laissent une impression de déjà-vu. Il y a cependant des exceptions, comme tous ces plans sur le regard des animaux (singe, autruche, lion, éléphant), plans qui parsèment le film. Mais au final on est loin de l'inventivité visuelle de &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt; ou des expérimentations technologiques de &lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt;. La cause est simple : Godfrey Reggio travaille essentiellement avec des images d'archive (quelques scènes ont été tournées pour le film, mais elles sont minoritaires).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré quelques petits défauts, &lt;i&gt;Anima Mundi&lt;/i&gt; mérite largement une demi-heure de votre vie. Il est aussi très abordable, par sa simplicité, sa courte durée et son sujet, ce qui fait de lui le prélude idéale à l'œuvre de Godfrey Reggio.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7982455677398291920?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7982455677398291920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7982455677398291920' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7982455677398291920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7982455677398291920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/anima-mundi-de-godfrey-reggio.html' title='Anima Mundi de Godfrey Reggio'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-3780981106242732804</id><published>2011-10-29T18:25:00.002+02:00</published><updated>2012-01-19T13:49:54.589+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Naqoyqatsi de Godfrey Reggio</title><content type='html'>&lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt; est un documentaire américain réalisé par Godfrey Reggio en 2002. Il est produit par Steven Soderbergh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/naqoyqatsi.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt; est le dernier volet de la &lt;i&gt;Trilogie des Qatsi&lt;/i&gt;, une série ambitieuse de documentaires muets dont le tournage s'est étalé sur plus de 25 ans. Considérés comme séminaux, ces films ont engendrés une multitude de rejetons, dont le plus connu est &lt;i&gt;Baraka&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenu réalisateur, Ron Fricke cède sa place de directeur artistique à Russell Lee Fine, qui brille par son sens aigu du cadrage et de la composition, mais dont certains choix sont discutables. Il y a notamment dans &lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt; une foule de séquences en images de synthèses. Or, en 2002, les logiciels de rendus laissaient encore à désirer, si bien que &lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt; semble au final plus obsolète que &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Powaqqatsi&lt;/i&gt; (qui sont atemporels). D'un autre côté, ces plans numériques trop lisses et trop parfaits ont un certain charme mathématique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre &lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt; est un mot Hopi, une langue uto-aztèques qui n'est plus parlée que par un très faible nombre de locuteurs dans le monde. Cela résulte d'une volonté délibérée de s'affranchir du verbe. En Hopi, nahqoy signifie violence extrême et qatsi signifie vie. Car &lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt; est censé être un exercice sur la guerre et la violence des civilisations modernes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film s'ouvre sur la &lt;i&gt;Tour de Babel&lt;/i&gt; de Pierre Bruegel et enchaine sur des images d'une gare désaffecte (la Michigan Central Station, à l'abandon depuis 1988). Jusque là on peut faire un parallèle. Suit un plan sur un océan déchainé, puis c'est un lac capturé avec un intervallomètre. Fondu... et un travelling arrière dans le désert se termine sur une pyramide numérique qui pousse... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton est donné : &lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt; est bien plus abstrait et surréaliste que ses ainés. On passe beaucoup de temps à se demander ce qu'on regarde. Peut-être est-ce pour souligner que nous vivons dans un monde de technologie, de synthétique et de virtuel. Un monde de guerre qui n'a ni sens ni but. Terriblement innovant, le dernier film de Godfrey Reggio a autant sa place dans un musé d'art contemporain que dans un cinéma. Vous y verrez en vrac de explosions atomiques, la bourse de New-York, les Beatles et des girafes... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un effort permanent est fait pour présenter des séquences novatrices, notamment par le recours à l’imagerie scientifique (microscopie optique, rayons X, tomographie, simulations numériques en mécanique des fluides, triangulations, maillages 3D, rendu de voxels, ensemble de Mandelbrot, raytracing, raycasting). Ajoutez à cela des images tirées de &lt;i&gt;Doom II&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Perfect Dark&lt;/i&gt; et d'&lt;i&gt;Anima Mundi&lt;/i&gt; (un autre documentaire de Godfrey Reggio)... Et vous obtenez une salade étrange et fascinante, qui intrigue du début à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si la guerre semble le thème marquant de &lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt;, l'œuvre est impossible à résumer ou à synthétiser. Il faut la voir de ses propres yeux (un peu comme la matrice). C'est certainement le volet le plus difficile à aborder de la &lt;i&gt;Trilogie des Qatsi&lt;/i&gt;, donc si vous n'avez pas supporté les deux autres vous pouvez passer votre chemin. Dans le cas contraire, foncez l'acheter, le télécharger ou l'emprunter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-3780981106242732804?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/3780981106242732804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=3780981106242732804' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/3780981106242732804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/3780981106242732804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/naqoyqatsi-de-godfrey-reggio.html' title='Naqoyqatsi de Godfrey Reggio'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1211587149170367491</id><published>2011-10-27T18:22:00.002+02:00</published><updated>2012-01-19T13:49:58.824+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Powaqqatsi de Godfrey Reggio</title><content type='html'>&lt;i&gt;Powaqqatsi&lt;/i&gt; est un film américain réalisé par Godfrey Reggio en 1988. Comme il tient du documentaire abstrait, il n'a pas de casting, même s'il est peuplé d'une foule de silhouettes anonymes. Il est produit par Francis Ford Coppola et George Lucas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/powaqqatsi.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sorti en 1982 &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt;, est seulement le premier volet de la &lt;i&gt;Trilogie des Qatsi&lt;/i&gt;. Une saga informelle, dont le tournage s'est étalé sur plus de 25 ans. Il est suivi de &lt;i&gt;Powaqqatsi&lt;/i&gt; en 1988, objet de notre intérêt aujourd'hui, et de &lt;i&gt;Naqoyqatsi&lt;/i&gt; en 2002. Les trois films sont réalisés par Godfrey Reggio et accompagnés d'une musique de Philip Glass.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans le cas de &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt;, le titre &lt;i&gt;Powaqqatsi&lt;/i&gt; est tiré de la langue Hopi, parlée par seulement 6000 amérindiens en Amérique du Nord. Powaqa se traduit par "faux magicien" et qatsi se traduit par vie. La version américaine du film est sous-titrée &lt;i&gt;Life in transformation&lt;/i&gt;. Le thème semble être l'occidentalisation du mode de vie à travers le monde au détriment de toutes les autres cultures ainsi que les fausses promesses du paradis moderne. Mais &lt;i&gt;Powaqqatsi&lt;/i&gt; ne porte aucun jugement, ne politise rien et laisse le spectateur libre d'interpréter. Car &lt;i&gt;Powaqqatsi&lt;/i&gt; est simple vision qui ne repose sur aucune parole. Sans commentaires et sans texte, il ne s'exprime qu'à travers ses images, toujours somptueuses. Même si des voix d'enfants s'intègrent à la bande son, aucun dialogue ne vient détourner l'attention du spectateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, &lt;i&gt;Powaqqatsi&lt;/i&gt; est plus structuré que &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt;. Les images illustrent trois thème : la séduction du mode de vie occidentale, notamment à travers des publicités. L'harmonie de la vie traditionnelle à travers le monde (Inde, Népal, Afrique) et l'esclavage du monde industriel. Le film s'ouvre d'ailleurs sur Serra Pelada, une mine d'Or au Brésil où des dizaine de milliers de travailleurs s'acharnent à remonter des sacs de terre dans ce qui semble être une fourmilière géante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le point vraiment remarquable, c'est la musique de Philip Glass qui constitue une symphonie moderne et élaborée, toujours en parfaite corrélation avec les images. La preuve est que vous avez forcément entendu le morceau &lt;i&gt;Anthem Part 2&lt;/i&gt; quelque part (soit dans une bande annonce, soit dans &lt;i&gt;The Truman Show&lt;/i&gt;, qui le reprenait). Donc, si vous n'avez pas 99 minutes à consacrer à un film conceptuel, prenez au moins le temps d'écouter sa bande son.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1211587149170367491?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1211587149170367491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1211587149170367491' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1211587149170367491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1211587149170367491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/powaqqatsi-de-godfrey-reggio.html' title='Powaqqatsi de Godfrey Reggio'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1423143728464937345</id><published>2011-10-25T18:28:00.002+02:00</published><updated>2012-01-19T13:50:03.288+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio</title><content type='html'>&lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt; est un documentaire américain réalisé par Godfrey Reggio en 1982. Il est produit par Francis Ford Coppola.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/koyaanisqatsi.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est difficile de parler de &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt; dans une conversation ordinaire de cinéphile, même déviant. D'abord parce qu'il y a de fortes chances que l'interlocuteur ne soit pas intéressé (jugez plutôt : un documentaire sans véritable sujet, sans paroles et sans explications). Ensuite parce-que le nom &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt; est difficile à mémoriser (et à épeler, heureusement que Google sait corriger l'orthographe). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En langue Hopi, le titre veut dire "vie folle" mais qui parle cette langue ? Il doit rester à tout casser 6000 Hopis en Amérique du Nord. Et sans Wikipédia cette peuplade amérindiennes ne serait connue que des ethnologues. En fait Godfrey Reggio ne voulait même pas donner de nom à ses films, poussant jusqu'au bout ce choix délibéré de ne pas utiliser de mots et de verbes. Quand il a dû se résoudre à le faire, il s'est rabattu sur une langue inconnue pour rester le plus neutre possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film se concentre sur l'emballement du monde moderne pour la technologie, sur l'urbanisation tentaculaire et certainement sur des tas d'autres choses. Mais c'est difficile à dire, car &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt; (merci le copier-coller) est avant tout une œuvre conceptuelle. Comment la décrire ? Vous voyez le générique de &lt;i&gt;Des Racines et des ailes&lt;/i&gt; ? Et bien c'est ça pendant 87 minutes (d'ailleurs, les images dudit générique sont directement tirées de &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt;). Sauf que plus ça se prolonge, plus les possibilités d'interprétations sont riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film s'ouvre sur trois prophéties Hopi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Si l'on extrait des choses précieuses de la terre, on invite le désastre.&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Près du Jour de Purification, il y aura des toiles d'araignées tissées d'un bout à l'autre du ciel.&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Un récipient de cendres pourrait un jour être lancé du ciel et il pourrait faire flamber la terre et bouillir les océans.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;A part ces quelques lignes énigmatiques, &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt; ne contient pas de commentaires, pas d'explications, pas de dialogues, pas d'intrigue et pas de chronologie. Tout au plus peut-on le découper en séquences, plus somptueuses les unes que les autres. Car &lt;i&gt;Koyaanisqatsi&lt;/i&gt; est terriblement beau, majestueux, froid et complexe. Il brilles par ses mises en parallèles osées et visuellement inventives. Les vues aériennes d'une ville se transforment par la magie du montage en des photographie de circuits imprimés, et les flux humains deviennent des flux d'électrons dans une citadelle de transistors. Les logements sociaux de Pruitt-Igoe s'écroulent avec majesté. Une fusée s'élève vers l'infini... Et des débris retombent et s'enflamment en entrant dans l'atmosphère...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre fait un usage intense de l'intervallomètre, un dispositif qui permet de prendre des prises de vues à des intervalles définis très espacés. Cela permet de filmer en accéléré des tas des scènes de la vie quotidienne, ou de la nature, et de leur donner une dimension frénétique et surréaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accompagné d'une musique de Philip Glass terriblement contemporaine, la bande son évolue entre des cuivres lents et un synthétiseur ultra-rapide, en fonction des images évoquées. Au final, ce premier &lt;i&gt;Qatsi&lt;/i&gt; est un incontournable du cinéma. Très remarqué à sa sortie, il a inspiré &lt;i&gt;Baraka&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Chronos&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Samsara&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Manufactured Landscapes&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1423143728464937345?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1423143728464937345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1423143728464937345' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1423143728464937345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1423143728464937345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/koyaanisqatsi-de-godfrey-reggio.html' title='Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-2203150743407551438</id><published>2011-10-23T18:19:00.002+02:00</published><updated>2012-02-07T16:36:07.731+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma expérimental'/><title type='text'>Dharma Guns de F. J. Ossang</title><content type='html'>&lt;i&gt;Dharma Guns&lt;/i&gt; (sous-titré la &lt;i&gt;La succession Starkov&lt;/i&gt;) est un film français écrit et réalisé par F.J. Ossang. Sorti en 2010, il est interprété par Guy McKnight, Lionel Tua, Diogo Dória, Stéphane Ferrara, Alexandra Fournier et Patrick Bauchau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/dharma-guns.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier constat, c'est que &lt;i&gt;Dharma Guns&lt;/i&gt; est vraiment beau avec un noir et blanc qui fait penser au cinéma expressionniste allemand. Les images sont superbes, bien léchées et souvent bénéficient d'une composition très géométriques. Par contre l'histoire est résolument incompréhensible... Du cinéma expérimental avec sans doutes une multitude de métaphores, mais dont on ne saisit qu'une fraction infinitésimale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film nous parle en vrac de clones, de traitements expérimentaux, de secrets pharmaceutiques, des mystérieux Dharma Guns, d'un script et d'une enquête. Mais tout cela n'est qu'un écran de fumé qui se dissipe rapidement. &lt;i&gt;Dharma Guns&lt;/i&gt; n'est pas une œuvre narrative, même si elle s'efforce de le faire croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une interprétation est que le film suit l'évolution de l'âme du héros juste après sa mort. Ça commence par une période de flottement, où il est saturé d'informations (sur les doubles génétiques, sur son héritage, sur le traitement qu'il doit suivre), puis notre protagoniste se prend en main et tente de s'évader de ce pays mystérieux où il est bloqué. Impossible de ne pas penser au &lt;i&gt;Festin nu&lt;/i&gt; de David Cronenberg et à son interzone dont la frontière est si bien gardée. Finalement, l'acceptation du décès de sa compagne semble être une métaphore pour l'acceptation de son propre trépas. Mais ceci n'est qu'une interprétation personnelle, sans doute influencée par &lt;i&gt;Waking Life&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;L'échelle de Jacob&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré l'errance complète dans le quel il induit son spectateur, le film d'Ossang est un intéressant moment à passer, ne serait-ce qu'à cause de la poésie de ses images. Ce qui le démarque d'autres œuvres surréalistes, par exemples de celles de Shûji Terayama, c'est l'impression continuelle et trompeuse qu'il donne d'avoir un scénario. Ce n'est qu'en l'acceptant objectivement comme une œuvre surréaliste qu'il prend sa juste valeur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F. J. Ossang nous dit que l'homme qui rêve est un génie et que l'homme qui pense est un mendiant, je suppose que cela résume bien l'ensemble.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-2203150743407551438?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/2203150743407551438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=2203150743407551438' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/2203150743407551438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/2203150743407551438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/dharma-guns-de-francois-jacques-ossang.html' title='Dharma Guns de F. J. Ossang'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1746896401292225774</id><published>2011-10-21T18:16:00.000+02:00</published><updated>2011-10-21T18:16:00.553+02:00</updated><title type='text'>Dream House de Jim Sheridan</title><content type='html'>&lt;i&gt;Dream House&lt;/i&gt; est un thriller américain réalisé par Jim Sheridan. Sorti en 2011, il met en scène Daniel Craig, Naomi Watts, Rachel Weisz, Marton Csokas, Taylor Geare et Rachel G. Fox.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/dream-house.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec Will Atenton (Daniel Craig) qui plaque son travail d'éditeur pour se consacrer à sa famille et écrire un roman. Avec sa femme (Rachel Weisz) et ses deux filles, il vient de s'installer dans une nouvelle maison. Hélas, sa quiétude est vite troublée par les apparitions d'un mystérieux étranger. Et, cerise sur le gâteau, il apprend qu'un certain Peter Ward, récemment remis en liberté, aurait massacré sa femme et ses deux filles dans sa maison cinq années plus tôt (quelle coïncidence).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un démarrage qui évoque &lt;i&gt;Amityville&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Dream House&lt;/i&gt; est en fait une pale copie de &lt;i&gt;Shutter Island&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Les Autres&lt;/i&gt; (mais sans le talent de Martin Scorsese ou d'Alejandro Amenábar). Son script ne comporte aucune originalité et repose sur un pathétique twist, terriblement prévisible et souligné par des indices colossaux (y compris l'affiche du film). D'ailleurs la révélation débarque au milieu de l'histoire, si bien qu'ensuite Jim Sheridan ne sait plus quoi raconter. Du coup, il transforme son film en une vague enquête policière mal-foutue et nous brode une interminable conclusion avec une maison en feu, des flammes partout et une belle célibataire en détresse (Naomi Watts). Il pousse même le vice jusqu'à se sentir obligé d'insérer un peu de surnaturel, parfaitement inutile, dans une histoire qui jusque là pouvait s'interpréter de façon rationnelle. La scène tombe à plat, un peu comme si on voyait Cthulhu à la fin de &lt;i&gt;The Haunting&lt;/i&gt; de Robert Wise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout n'est pas raté. La photographie de Caleb Deschanel est soignée (il a bossé avec David Lynch sur &lt;i&gt;Twin Peaks&lt;/i&gt;, donc c'est loin d'être un débutant). De même, la mise en scène de Jim Sheridan est correcte, quoi qu'un peu calibrée et studieuse. Hélas Daniel Craig a l'air de s'ennuyer profondément et sous-joue, rendant ses scènes peu crédibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, &lt;i&gt;Dream House&lt;/i&gt; un excellent représentant des bébés difformes qu'a engendré &lt;i&gt;Sixième Sens&lt;/i&gt;. Il fait pitié quand il vole des plans à &lt;i&gt;Shining&lt;/i&gt; tout en les dévalorisant (les petites filles au fond du couloir), mais le reste du temps il est juste ennuyeux et convenu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1746896401292225774?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1746896401292225774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1746896401292225774' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1746896401292225774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1746896401292225774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/dream-house-de-jim-sheridan.html' title='Dream House de Jim Sheridan'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-4327879280424618388</id><published>2011-10-19T18:26:00.001+02:00</published><updated>2011-10-19T18:26:00.228+02:00</updated><title type='text'>L'Île de l'épouvante de Mario Bava</title><content type='html'>&lt;i&gt;L'Île de l'épouvante&lt;/i&gt; est un film italien réalisé par Mario Bava. Sorti en 1970, il est interprété par William Berger, Ira von Fürstenberg, Edwige Fenech, Howard Ross, Helena Ronee, Teodoro Corrà, Ely Galleani et Edith Meloni.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/five-dolls.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme beaucoup de films italiens, &lt;i&gt;L'Île de l'épouvante&lt;/i&gt; est connu sous plusieurs titres, dont le racoleur &lt;i&gt;Cinq filles dans une nuit chaude d'été&lt;/i&gt;. Le titre original, &lt;i&gt;5 bambole per la luna d'agosto&lt;/i&gt;, se traduit littéralement par &lt;i&gt;Cinq poupées pour la lune d'août&lt;/i&gt;, ce qui ne résume pas l'intrigue, mais a le mérite de présenter les personnages. C'est un giallo, genre démocratisé par Mario Bava lui-même, avec plusieurs éléments qui préfigurent le slasher. Dans les grandes lignes, on peut décrire le film comme une version déviante et très graphique des &lt;i&gt;Dix petits nègres&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec un riche industriel qui invite plusieurs de ses relations sur une île méditerranéenne afin de se prélasser pendant quelques jours. Sauf que le professeur Farrel est venu avec la formule chimique d'une résine révolutionnaire, formule que tout le monde convoite. Le professeur est intraitable, il ne veut pas la céder même pour un million. Rapidement, les meurtres vont se multiplier, sans qu'on sache qui tue qui, ni pourquoi. Le scénario est un vrai sac de nœuds et l'ambiance évoque à la fois Alfred Hitchcock et un certain cinéma italien décomplexé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'Île de l'épouvante&lt;/i&gt; est un des nombreux films peu diffusé et peu connu de Mario Bava. Pourtant il jouit de décors superbes qui évoquent le futur travail de Dario Argento, d'un rythme étrange mais soigneusement calibré et d'une certaine dose d'humour noir. Il faut voir comment la salle froide du manoir sert de morgue où les cadavres, de plus en plus nombreux, sont suspendus entre des quartiers de viande pendant que les rangs des acteurs s'éclaircissent. La mise en scène halluciné (trop de zooms) et le côté baba cool des personnages n'aide cependant pas à prendre l'ensemble au sérieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ça, rien à signaler. La photo est belle, avec des couleurs fortes et contrastés, et la musique de Piero Umiliani est psychédélique mais colle aux images. Au final, ce n'est pas un Mario Bava majeur, mais il peut mériter le détour pour les amateurs du genre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-4327879280424618388?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/4327879280424618388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=4327879280424618388' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4327879280424618388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4327879280424618388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/lile-de-lepouvante-de-mario-bava.html' title='L&apos;Île de l&apos;épouvante de Mario Bava'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6322547627963069017</id><published>2011-10-17T18:25:00.000+02:00</published><updated>2011-10-17T18:25:00.519+02:00</updated><title type='text'>La Baie sanglante de Mario Bava</title><content type='html'>&lt;i&gt;La Baie sanglante&lt;/i&gt; est un film italien réalisé par Mario Bava. Sorti en 1971, il est interprété par Claudine Auger, Luigi Pistilli, Claudio Camaso, Chris Avram, Leopoldo Trieste et Isa Miranda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/baie-sanglante.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mario Bava est un des inventeurs du giallo, ce genre policier italien si particulier caractérisé à la fois par son esthétique théâtrale, sa victimologie (exclusivement des femmes), et la dimension sanglante des meurtres qui parsèment l'intrigue. Il est admis que c'est &lt;i&gt;La Fille qui en savait trop&lt;/i&gt; de Bava qui est le premier giallo, même si certains intégristes préfèrent une définition plus stricte, imposant un tueur ganté de noir et travaillant à l'arme blanche. Au quel cas, c'est &lt;i&gt;Six femmes pour l'assassin&lt;/i&gt; le véritable ancêtre (mais il s'agit également d'un film de Mario Bava).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence dans un somptueux manoir italien, au bord d'une splendide baie. La comtesse Federica Donati, en fauteuil roulant, est attaquée par son mari, qui échoue dans sa pathétique tentative de meurtre et se fait poignarder par un inconnu. La police conclut au suicide et Federica n'est pas inquiétée. Pendant ce temps, un riche promoteur veut transformer la fameuse baie en site touristique et chercher à acquérir terre et manoir. Mais la comtesse ne veut pas vendre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre original est &lt;i&gt;Reazione a catena&lt;/i&gt;, ce qui se traduirait par réaction en chaine. Les meurtres, très nombreux, sont liés les un aux autres, dans une spirale de violence hallucinante qui fait même intervenir des enfants dans un twist final surréaliste et terriblement déstabilisant. Mais ce qui vaut à &lt;i&gt;La Baie sanglante&lt;/i&gt; son statut de classique, c'est un quart-d'heure totalement incongrue au milieu de son intrigue, quand quatre adolescentes s'introduissent dans la baie pour s'amuser et se font massacrer dans une séries d'exécutions qui préfigure parfaitement le travail futur de Jason Voorhees. Deux des scènes de meurtres de la &lt;i&gt;La Baie sanglante&lt;/i&gt;, dont le fameux couple en pleine action transpercé par une unique lance, sont ainsi copiées plan par plan dans &lt;i&gt;Le Tueur du vendredi&lt;/i&gt; (le second film de la saga &lt;i&gt;Vendredi 13&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous aimez Dario Argento, et tout particulièrement &lt;i&gt;Ténèbres&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les frissons de l'angoisse&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;L'oiseau au plumage de cristal&lt;/i&gt; vous devez essayer Mario Bava, mais &lt;i&gt;La Baie sanglante&lt;/i&gt; n'est pas son meilleur film (ne serait-ce que d'un point de vue esthétique). Par contre, si vous raffolez de slashers, ce giallo est incontournable pour les 15 minutes prémonitoire de &lt;i&gt;Vendredi 13&lt;/i&gt; qu'il intègre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6322547627963069017?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6322547627963069017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6322547627963069017' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6322547627963069017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6322547627963069017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/la-baie-sanglante-de-mario-bava.html' title='La Baie sanglante de Mario Bava'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-5131716414298740118</id><published>2011-10-15T18:24:00.000+02:00</published><updated>2011-10-15T18:24:00.434+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Manufacturing Dissent de Rick Caine et Debbie Melnyk</title><content type='html'>&lt;i&gt;Michael Moore : Polémique Système&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Manufacturing Dissent&lt;/i&gt; est un film canadien réalisé, produit et écrit par Rick Caine et Debbie Melnyk. Sorti en 2007, il met en scène Michael Moore, Noam Chomsky, Sean Hannity, Al Franken, Jesse Larner, Christopher Hitchens et Harlan Jacobson, mais aussi Rick Caine et Debbie Melnyk.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/manufacturing-dissent.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Manufacturing Dissent&lt;/i&gt; est un documentaire sur un documentariste, et pas sur n'importe quel documentariste, puisqu'il s'intéresse à Michael Moore, le Charlie Chaplin du genre. Très critique, très partisan et vraiment amusant, il exploite le style de Moore contre lui-même. Malheureusement, c'est difficile de dénoncer une technique quand on en fait sois-même usage, et les propos tenus par Rick Caine et Debbie Melnyk sonnent un peu faux, quand ils ne ressemblent pas à une simple crise de jalousie. Debbie Melnyk a cependant l'honnêteté de reconnaitre son admiration pour Moore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scoop de &lt;i&gt;Manufacturing Dissent&lt;/i&gt; c'est que Michael Moore a menti dans son premier documentaire : &lt;i&gt;Roger et moi&lt;/i&gt;. Il aurait eut un interview avec Roger Smith et l'aurait supprimé du film pour pouvoir raconter son histoire. De même, la décision de centrer le documentaire entier sur cette quête de Roger serait une idée de dernière minute, trouvée dans la salle de montage, quelques jours avant la première projection. Michael Moore nie tout en bloc, mais ce n'est pas comme si on pouvait lui faire confiance. D'autant plus que &lt;i&gt;Manufacturing Dissent&lt;/i&gt; est un remake de &lt;i&gt;Roger et moi&lt;/i&gt;. En effet, Moore fuit continuellement nos réalisateurs, esquivant chaque interview avec adresse. Ce n'est pas une coïncidence si cet interview impossible du sujet même du documentaire sert de fil conducteur à l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de l'anecdote sur &lt;i&gt;Roger et moi&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Manufacturing Dissent&lt;/i&gt; est une exploration, une analyse et une remise en cause globale de la méthode de Michael Moore. Le film nous montre comment les délicieuses petites anecdotes de &lt;i&gt;Bowling for Columbine&lt;/i&gt; sont truquées. On ne vous donne pas immédiatement votre fusil quand vous ouvrez un compte au Michigan, et au Canada les portes ne sont pas toujours ouvertes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Moore charcute ses interviews, joue sur les chronologie et est parfois de mauvaise foi. Et alors ? On parle de documentaires cinématographiques, pas de cours universitaires. Et c'est justement le mérite de &lt;i&gt;Manufacturing Dissent&lt;/i&gt;. Ce film nous rappelle combien le cinéma est un art mensonger, et comment le montage et le filtre d'une caméra sont des outils puissants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fois une critique et une éloge, &lt;i&gt;Manufacturing Dissent&lt;/i&gt; vous permettra de voir sous un nouvel angle les œuvres de Moore. Certes, ce nouveau point de vue est aussi biaisé que le précédent, mais là n'est pas la question. Car, via une adroite mise en abyme, le film de Rick Caine et Debbie Melnyk vous fera réfléchir sur le cinéma.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-5131716414298740118?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/5131716414298740118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=5131716414298740118' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5131716414298740118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5131716414298740118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/manufacturing-dissent-de-rick-caine-et.html' title='Manufacturing Dissent de Rick Caine et Debbie Melnyk'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-4009101110290243557</id><published>2011-10-13T18:11:00.001+02:00</published><updated>2011-10-13T18:11:00.123+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Bowling for Columbine de Michael Moore</title><content type='html'>&lt;i&gt;Bowling for Columbine&lt;/i&gt; est un documentaire américain réalisé par Michael Moore. Sorti en 2002, il met en scène Charlton Heston, Marilyn Manson, Matt Stone, George W. Bush, Dick Clark Michael Caldwell et Michael Moore lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/bowling-columbine.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si c'est &lt;i&gt;Roger et moi&lt;/i&gt; qui a rendu célèbre Michael Moore, c'est &lt;i&gt;Bowling for Columbine&lt;/i&gt; qui lui a vraiment donné l'ampleur internationale qu'il a maintenant. Prix du 55e anniversaire du Festival de Cannes, Oscar du meilleur documentaire, Best Documentary of All Time pour l'International Documentary Association et César du meilleur film étranger, &lt;i&gt;Bowling for Columbine&lt;/i&gt; a reçu tant dans récompenses et a suscité tant de réactions contradictoires que c'est un peu vain de vouloir écrire dessus. Je vais donc me limiter à l'essentiel et vous expliquer pourquoi, quel que soient vos opinions politiques, vous devez voir ce film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partant de la fusillade du lycée Columbine à Littleton, Michael Moore s'interroge sur ce qui fait des États-Unis un pays avec tant d'homicides par arme à feu. Charge contre la National Rifle Association et contre l'amour des américains pour les fusils, les pistolets et les carabines, &lt;i&gt;Bowling for Columbine&lt;/i&gt; est une succession d'anecdotes hilarantes et effrayantes sur un pays de cowboys. C'est difficile d'être distrayant et instructif à la fois quand on traite d'un sujet aussi grave, et pourtant Michael Moore y arrive brillamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au delà de la polémique qu'il a suscité sur les méthodes peu orthodoxes de Moore, méthodes notamment illustrées dans &lt;i&gt;Manufacturing Dissent&lt;/i&gt; de Rick Caine et Debbie Melnyk, ce film est un monument de manipulation et de pédagogie qui force l'admiration. Parfaitement construit, il illustres son propos avec du vrai et du faux, du rigolo et du tragique, le tout dans une alchimie parfaite. Alors oui, l'interview de Charlton Heston est tailladées dans tous les sens. Oui, la chronologie des discours de la NRA est retouchée pour illustrer les dires du film. Oui, ses chiffres ne sont pas toujours exacts, ou sont donnés légèrement hors contexte. Mais ça reste une expérience cinématographique extraordinaire... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démagogie peut être distrayante, et Moore sait que pour remplir les sales, il faut du divertissement, pas de l'exactitude. Et si l'amuseur public arrive à faire réfléchir, même sur la bases d'approximations et d'anecdotes exagérées, c'est encore mieux. Car &lt;i&gt;Bowling for Columbine&lt;/i&gt; est avant tout de l'&lt;i&gt;entertainment&lt;/i&gt; hollywoodien, avec le piment de la polémique en bonus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-4009101110290243557?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/4009101110290243557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=4009101110290243557' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4009101110290243557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4009101110290243557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/bowling-for-columbine-de-michael-moore.html' title='Bowling for Columbine de Michael Moore'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7224813966378666098</id><published>2011-10-11T18:22:00.001+02:00</published><updated>2011-10-11T18:22:00.382+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Roger et moi de Michael Moore</title><content type='html'>&lt;i&gt;Roger et moi&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Roger &amp; Me&lt;/i&gt; en VO) est un film américain réalisé par Michael Moore et sorti en 1989. Il met en scène Michael Moore lui-même ainsi que Rhonda Britton, Fred Ross, Ronald Reagan, Bob Eubanks et Roger Smith (à dose homéopathique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/roger-me.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michael Moore est un génie. Non pour ses opinions qui sont loin de faire l'unanimité. Ni pour son influence politique, car il prêche essentiellement les convaincus. Mais parce qu'il a réussi à faire du documentaire quelque chose de ludique, de divertissant, d'accessible, de passionnant et de lucratif à la fois (même si ce qualités existaient déjà prises séparément). Faire payer quinze millions d'américains pour entendre critiquer dans &lt;i&gt;Fahrenheit 9/11&lt;/i&gt; le président qu'ils ont élu, c'est tout de même un véritable tour de force !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Roger et moi&lt;/i&gt;, ou &lt;i&gt;A Humorous Look at How General Motors Destroyed Flint, Michigan&lt;/i&gt; est son premier documentaire. Sorti en 1989, il est considéré comme une des œuvres les plus importantes du genre et a projeté directement Michael Moore au devant de la scène cinématographique. Pourtant il n'y a que peu de contenu éducatif ou informatif dedans. Ce n'est pas une cours universitaire ou une enquête pointue : c'est une simple comédie noire, avec un bonne dose d'horreur sociale en toile de fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jugez plutôt : &lt;i&gt;Roger et moi&lt;/i&gt; raconte la déchéance d'une ville américaine, Flint dans le Michigan, suite à la fermeture des usines de General Motors. La suppression de trente mille emplois dans une ville d'environ cent-cinquante milles habitants est catastrophique, et pendant trois années, alors que la pauvreté explose et que le chaumage se généralise, Michael Moore filme cette chute. Mais ça c'est tragique et ça ne fait pas vraiment une histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire, c'est Michael Moore qui va batailler pour rencontrer Roger Smith, le PDG de General Motors, afin de lui demander une explication. On le voit donc, à la façon d'un épisode de &lt;i&gt;Bip Bip et Coyote&lt;/i&gt;, multiplier les tentatives et les échecs. Et ça c'est à la fois divertissant et indignant. On s'énerve qu'un PDG puisse avoir un tel degrés d'impunité qu'il n'ait même pas a accorder 10 minutes de son temps pour expliquer une décision qui a affecté une ville entière. Et lors du &lt;i&gt;climax&lt;/i&gt;, quand Moore et Smith échangent enfin quelques mots dans des conditions que je ne peux vous révéler sans spolier le film, il y a une vraie tension, digne d'un Sergio Leone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le générique, un message signale &lt;i&gt;"This film cannot be shown within the city of Flint"&lt;/i&gt; suivi de &lt;i&gt;"All the movie theatres have closed"&lt;/i&gt;. Et cet avertissement à lui seul fait autant réfléchir que le reste du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une polémique. Certains prétendent que Moore a eut un interview avec Roger Smith et qu'il l'a supprimé du film pour pouvoir raconter son histoire. Bien entendu Moore nie énergiquement, mais à mes yeux c'est un faux débat. Manipuler la vérité n'est pas un problème. Le simple fait de filmer est une manipulation de la réalité. De plus, truqué ou pas, &lt;i&gt;Roger et moi&lt;/i&gt; reste ce qu'il est : la réinvention d'un genre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7224813966378666098?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7224813966378666098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7224813966378666098' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7224813966378666098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7224813966378666098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/roger-et-moi-de-michael-moore.html' title='Roger et moi de Michael Moore'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-5544390722903181076</id><published>2011-10-09T18:33:00.000+02:00</published><updated>2011-10-09T18:33:00.512+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>The Big One de Michael Moore</title><content type='html'>&lt;i&gt;The Big One&lt;/i&gt; est un documentaire américain réalisé par Michael Moore en 1997. Il met en scène Dan Burns, Bill Clinton, Phil Knight, Kevin Keane et Michael Moore lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/big-one.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Big One&lt;/i&gt; n'a pas un thème unique. Il s'intéresse aux grosses entreprises qui licencient du personnel alors qu'elle font du profit, mais aussi au financement des partis politiques, aux délocalisations et aux répercussion du chômage sur une Amérique en pleine crise. Et comme c'est filmé par Michael Moore, ces sujets austères sont traités avec énormément d'humour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ouverture du film tiendrait du &lt;i&gt;one-man-show&lt;/i&gt; comique si elle n'était pas aussi tragique. Michael Moore brandit des chèques qu'il a lui même adressé aux trois principaux candidats à la présidence (dont Bill Clinton). Ces chèques, rédigés sous le nom de divers associations factices (une amicale des défenseurs de la pédophilie, un groupe pour l'avortement) ont tous été encaissés par les partis contactés, alors que les associations concernées son en totale oppositions avec leurs valeurs affichées. Cela donne le ton pour 95 minutes de spectacle à la fois hilarant et révoltant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;i&gt;Roger &amp; Me&lt;/i&gt;, Michael Moore essayait sans succès de rencontrer Roger Smith, le PDG de General Motors. Le film entier était une quête impossible pour un interview. Ici les choses sont différentes, puisque Moore rencontre plusieurs personnalités, notamment Phil Knight, le PDG de Nike. Et, filmé par notre agitateur professionnel, la présence de ce PDG est aussi amusante que l'absence de Roger Smith. Phil Knight explique ainsi, avec le plus grand sérieux, que les ouvriers américains ne veulent pas fabriquer de chaussures, contrairement aux indonésiens, et qu'il est donc impossible d'envisager d'ouvrir une usine Nike pour sauver Flint, la fameuse ville du Michigan ruinée par la fermeture des ateliers General Motors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins connu que &lt;i&gt;Roger &amp; Me&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Bowling for Columbine&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Fahrenheit 9/11&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Capitalism: A Love Story&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Big One&lt;/i&gt; gagne cependant à être vu. A la fois instructif, manipulateur et distrayant, il représente parfaitement le style, maintenant mondialement connu, de Michael Moore.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-5544390722903181076?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/5544390722903181076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=5544390722903181076' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5544390722903181076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5544390722903181076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/big-one-de-michael-moore.html' title='The Big One de Michael Moore'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8776956790970166877</id><published>2011-10-07T18:20:00.003+02:00</published><updated>2011-10-07T18:20:00.303+02:00</updated><title type='text'>Book of Blood de John Harrison</title><content type='html'>&lt;i&gt;Book of Blood&lt;/i&gt; est un film d'horreur britannique, réalisé par John Harrison. Sorti en 2009, il est interprété par Jonas Armstrong, Sophie Ward, Clive Russell et Doug Bradley.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/book-blood.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Livre de sang&lt;/i&gt; est le nom de la première nouvelle du premier recueil de nouvelles de Clive Barker. C'est une histoire courte mais efficace qui donne son nom au volume et qui résume bien le style de Barker. Considéré comme un classique de l'horreur, ce &lt;i&gt;Livre de sang&lt;/i&gt; contient une multitude de pépites extraordinaires (j'ai un faible pour &lt;i&gt;Le Cacophone&lt;/i&gt;). Par la suite, Barker publia d'autres recueils, toujours sous le titre &lt;i&gt;Livre de sang&lt;/i&gt;. Plusieurs d'entre elles ont été adaptés au cinéma : &lt;i&gt;The Midnight Meat Train&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Dread&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Rawhead Rex&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Lord of Illusions&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;The Forbidden&lt;/i&gt; (sous le titre &lt;i&gt;Candyman&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand en 2008 on commença à parler de John Harrison, qui tournait en écosse une adaptation de &lt;i&gt;Book of Blood&lt;/i&gt;, j'étais impatient. Du coup j'ai foncé à L'Étrange Festival (édition 2009) pour le découvrir en avant première. Sur le moment, j'ai été pas mal déçu, et donc j'ai préféré ne rien dire plutôt que de faire une mauvaise critique... Avec le recul, je peux enfin donner mon opinion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle est courte. Elle se concentre sur un jeune imposteur, Simon, qui prétends communiquer avec les morts et qu'on recrute pour éclaircir le mystère d'une vielle demeure supposée hantée. Simon est suivi par une équipe d'universitaires qu'il mystifie brillamment avec quelques tours de charlatan. La responsable de l'étude, Mary, une enseignante spécialisée en parapsychologie, est amoureuse de lui, ce qui contribue à son aveuglement. Et quand le surnaturel pointe son nez, personne n'est prêt. Le film reprends les grandes lignes de la nouvelle mais doit broder pour durer ses 100 minutes. Du coup on nous introduit un tueur à gage, un traumatisme d'enfance et un conclusion qui, sans trahir le twist final de l'œuvre écrite, l'éclaire sous une nouvelle lueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les acteurs sont convaincants et l'ensemble fonctionne correctement. Hélas, John Harrison est un habitué de la télévision (on lui doit la mini-série &lt;i&gt;Frank Herbert's Dune&lt;/i&gt;). Cela se voit malheureusement à l'écran, et sa réalisation manque d'ambition. La dimension terriblement charnel de l'œuvre de Barker est laissée de côté, si bien qu'il ne reste qu'une histoire de hantise classique, seulement sauvée du naufrage par sa fin originale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oubliez l'horreur organique de &lt;i&gt;Hellraiser&lt;/i&gt;, la photographie hyper-léchée de &lt;i&gt;The Midnight Meat Train&lt;/i&gt; ou les délires type série B de &lt;i&gt;Rawhead Rex&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Book of Blood&lt;/i&gt; brille par sa banalité. Il vous introduira cependant à une des meilleures séries de nouvelles horrifiques jamais écrites. Si vous êtes avares de votre temps, sautez la case film et commandez directement le livre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8776956790970166877?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8776956790970166877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8776956790970166877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8776956790970166877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8776956790970166877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/book-of-blood-de-john-harrison.html' title='Book of Blood de John Harrison'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8106686325638251376</id><published>2011-10-05T18:36:00.001+02:00</published><updated>2011-12-08T13:39:02.502+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Cinéastes à tout prix de Frédéric Sojcher</title><content type='html'>&lt;i&gt;Cinéastes à Tout Prix&lt;/i&gt; est un documentaire belge réalisé par Frédéric Sojcher en 2004. Il met en scène Max Naveaux, Jacques Hardy, Jean-Jacques Rousseau, Benoît Poelvoorde, Noël Godin, Christian Vrancken, René Cuba et Frans Badot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/cineastes-a-tout-prix.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un grand amateur de films méconnus et introuvables. Mais même pour moi, il reste une contrée entière de cinéma inexploré : les films de certains amateurs éclairés qui feraient passer Ed Wood, Bruno Mattei et Uwe Boll pour des génies. Et pour cause : le trio maudit cité ci-dessus est formé de professionnels. Aussi mauvais soient leurs films, ils sont payés pour les tourner et parviennent toujours à les vendre (que ce soit dans certains cinémas de quartier, en seconde parti d'une double séance, ou plus récemment en VHS ou en DVD).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frédéric Sojcher s'intéresse à des cinéastes au moyens et au talent limités mais dotés d'une réelle volonté de faire du cinéma. En dépit de tout, ils filment. Le résultat est souvent hilarant, mais ne peut pas être critiqué au même sens que les œuvres de Ed Wood et de Bruno Mattei (qui n'ont pas l'excuse de l'amateurisme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Découvrez les œuvres de Jean-Jacques Rousseau (pas le philosophe), auto-proclamé "le cinéaste de l'absurde". Ce mystérieux réalisateur cagoulé et autodidacte milite pour un cinéma fait de budgets étriqués avec des acteurs non professionnels. Avec plus de 40 films, et une moyenne de 2000 euros par long-métrage, il peut tourner la bataille de Waterloo dans son jardin (véridique). Et souvent cela donne des titres comme &lt;i&gt;Furor Teutonicus&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Revanche du sacristain cannibale&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Wallonie 2084&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Découvrez aussi Jacques Hardy, ancien professeur d'économie, qui profite de sa retraite pour tourner des peplums et des westerns. Découvrez enfin Max Naveaux, ex-projectionniste désormais spécialisé dans les reconstitutions de la seconde guerre mondiale. Qui fait de vrais explosions qui semblent moins réelles que certains trucages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cinéaste amateur ayant manié le caméscope HD ou la caméra 8mm se reconnaitra un peu dans ces figures, attachantes et maladroites.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8106686325638251376?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8106686325638251376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8106686325638251376' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8106686325638251376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8106686325638251376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/cineastes-tout-prix-de-frederic-sojcher.html' title='Cinéastes à tout prix de Frédéric Sojcher'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1362129877346959820</id><published>2011-10-03T18:27:00.000+02:00</published><updated>2011-10-03T18:27:00.320+02:00</updated><title type='text'>Spider de David Cronenberg</title><content type='html'>&lt;i&gt;Spider&lt;/i&gt; est un film canadien réalisé par David Cronenberg, sorti en 2002. Il est interprété par Ralph Fiennes, Miranda Richardson, Gabriel Byrne, John Neville et Lynn Redgrave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/spider.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Spider&lt;/i&gt; est injustement méconnue en dépit du Prix Génie qu'il rapporta à Cronenberg en tant que meilleur réalisateur et en dépit de sa sélection à Cannes en 2002. C'est dommage, car il gagne à être découvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre héros, Dennis Cleg, interprété par Ralph Fiennes à l'âge adulte et Bradley Hall enfant, est un schizophrène. Mais c'est lui qui nous raconte, sous forme de fragments éparses, l'histoire de sa jeunesse, dans un Londres des années 50. Désespérément, et avec ses moyens limités, il essaye de donner un sens à ses traumatisants souvenirs d'enfance : la mort de sa mère et le nouveau mariage de son père. Sauf que la mémoire et la réalité sont deux choses distinctes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Cronenberg est connu pour son cinéma organique. Que ce soit dans &lt;i&gt;Vidéodrome&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Chromosome 3&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Mouche&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;eXistenZ&lt;/i&gt;, le corps de ses héros évolue en fonction de leur psyché. La folie, toujours présente dans ses œuvres, se voit comme une difformité physique. Mais &lt;i&gt;Spider&lt;/i&gt; ne fait pas ça. Adapté d'un roman homonyme de Patrick Mc Grath, connu pour jouer avec la subjectivité de ses personnages, le film de Cronenberg est d'un réalisme saisissant. Après tout, pourquoi déstructurer la chair de Dennis Cleg quand ses souvenirs sont déjà une aberration ? Du coup, nous avons un film naturaliste, dont le rythme lent fait écho à la vie monotone de cet homme brisé, qui passes ses journées dans une insipide pension pour malades mentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Construit à la façon d'un puzzle, mais avec des pièces en trop, Spider brode une toile, comme le fait Dennis avec des morceaux de ficelles, et plus la toile est complète, plus elle obscurcit la vision et cache la réalité. Au milieu de tout ça, il n'y a qu'un personnage. Et sans l'interprétation de Ralph Fiennes, issu du théâtre et connu pour son &lt;i&gt;Hamlet&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Spider&lt;/i&gt; ne serait certainement pas la merveille qu'il est. C'est d'ailleurs Ralph Fiennes, qui, passionné par le script, encouragea à faire produire le film, promettant d'interpréter le rôle principale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, en attendant &lt;i&gt;A Dangerous Method&lt;/i&gt;, prévu pour cette année, vous pouvez peut-être voir ou revoir &lt;i&gt;Spider&lt;/i&gt;, entre &lt;i&gt;A History of Violence&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Festin nu&lt;/i&gt;. Vous y découvrirez le Londre d'un schizophrène, sans voitures et sans piétons, une photographie léchée et une certaine lenteur calculée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1362129877346959820?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1362129877346959820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1362129877346959820' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1362129877346959820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1362129877346959820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/spider-de-david-cronenberg.html' title='Spider de David Cronenberg'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-903646243782305776</id><published>2011-10-01T18:30:00.001+02:00</published><updated>2011-11-21T12:09:09.043+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sales bêtes'/><title type='text'>Piranha 3-D d'Alexandre Aja</title><content type='html'>&lt;i&gt;Piranha 3-D&lt;/i&gt; est un film d'horreur américain réalisé par un petit français, Alexandre Aja. Sorti en 2010, il est interprété par Elisabeth Shue, Adam Scott, Jerry O'Connell, Ving Rhames, Jessica Szohr, Kelly Brook, Steven R. McQueen,Christopher Lloyd et Eli Roth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/piranha-3d.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux premiers films de la saga &lt;i&gt;Piranha&lt;/i&gt; sont très plaisants. Celui de Joe Dante est un classique de la parodie de film de bestiole, avec ce qu'il faut d'humour et de sang pour être intemporel. L'autre, réalisé par James Cameron, longtemps avant &lt;i&gt;Titanic&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Avatar&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Aliens&lt;/i&gt;, est une suite honnêtes, dont les séquences sous-marines préfigurent &lt;i&gt;Abyss&lt;/i&gt;, mais avec des poissons volants et des demoiselles en bikini.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le nouveau film d'Aja est dans la même veine. Il y a deux facettes : d'un côté nous avons une histoire classique, dans la tradition &lt;i&gt;Jaw&lt;/i&gt;, avec une nombre limité de personnages qui vont tenter de survivre à une menace animale (bien entendu, les méchants vont mourir et les gentils vont survivre). C'est calibré, ça sert de fil conducteur et ça marche correctement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la seconde facette du film est bien plus fun. En plus de nos héros, Aja nous offre plusieurs centaines d'adolescents caricaturaux au possibles (tous ont un physique parfait, tous ne pensent qu'à l'alcool et au sexe, tous semblent sortis d'une publicité pour une quelconque lotion de bronzage). Et ils vont se faire massacrer par poignées entières, dans des séquences démentes où les seins nus sont aussi nombreux que les hectolitres de sangs. Il y a dans &lt;i&gt;Piranha&lt;/i&gt; un des plus beaux carnages jamais vu dans un film de ce genre. Vous savez, la fameuse hécatombe qu'on attend toujours mais qui au final est empêché par les héros (ou qui se résume à 3-4 morts dans les séries Z). Là les corps se comptent par centaines et c'est un peu comme si la fameuse scène dont on nous privait depuis &lt;i&gt;Jaw&lt;/i&gt; était enfin arrivée. Il n'y a pas de héros droit et visionnaire pour empêcher au dernier moment les piranhas d'atteindre leur buffet !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;D'ailleurs il y a un point particulièrement pertinent (et original) : la responsabilité du carnage n'est pas portée par les autorités mais par les victimes, hédonistes et décérébrées, elles-même. D'habitude il y a toujours un préfet / maire / entrepreneur / gérant de plage qui ne veut pas révéler le danger (requin, séisme, volcan, pieuvre, poulpe, pollution, cimetière indien) pour des questions de profit ou d'électorat. Ici ce n'est pas le cas (une grande première). La police fait son job et demande aux jeunes de se casser... Mais prévenir ne change rien, et nos stéréotypes ambulants préfèrent continuer à danser et à boire qu'écouter l'autorité. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ce glissement de responsabilité est vraiment rafraichissant. J'en ai vraiment marre, au cinéma, que les catastrophes (à commencer par la pollution) soient toujours ramenée à la responsabilité d'un salaud en col blanc quand dans la réalité elle sont souvent le fruit de l'inconscience des masses. Je sais que c'est plus simple d'avoir un méchant capitaliste qui ricane en buvant du champagne et de lui faire porter toutes les malheurs du monde, mais de temps en temps il faut aussi rappeler que les gens sont cons et que les accidents ne sont pas forcément le fait d'une autorité supérieure.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Après c'est juste un film de bestioles. Donc on peut détester. De plus la 3D est ratée (vraiment). Mais le gore et le fun de ce Piranha 3D en font une référence du genre (aussi limité et codifié soit-il).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-903646243782305776?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/903646243782305776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=903646243782305776' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/903646243782305776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/903646243782305776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/10/piranha-3-d-dalexandre-aja.html' title='Piranha 3-D d&apos;Alexandre Aja'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-89959089569878538</id><published>2011-09-29T18:31:00.000+02:00</published><updated>2011-09-29T18:31:00.733+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Inside Job de Charles Ferguson</title><content type='html'>&lt;i&gt;Inside Job&lt;/i&gt; est un documentaire américain réalisé par Charles Ferguson en 2010. Il met en scène Nouriel Roubini, Barney Frank, George Soros, Eliot Spitzer, Charles R. Morris, Dominique Strauss-Kahn et Christine Lagarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/inside-job.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré son titre de film de casse, &lt;i&gt;Inside Job&lt;/i&gt; n'est pas un remake de &lt;i&gt;Ocean's Eleven&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Haute Voltige&lt;/i&gt; ou de &lt;i&gt;The Sting&lt;/i&gt;. C'est en fait un documentaire sur la plus grosse catastrophe financière de ces 30 dernières années : la crise des &lt;i&gt;subprimes&lt;/i&gt;. Mais ne prenez pas la fuite, malgré son sujet austère, &lt;i&gt;Inside Job&lt;/i&gt; est passionnant et mérite largement son oscar (bon, moi je l'aurais donné à &lt;i&gt;Exit Through the Gift Shop&lt;/i&gt;, nominé la même année, mais c'est personnel).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise financière mondiale de 2007, toujours d'actualité, a mis des millions d'hommes au chômage et des milliers de foyers à la rue. Comment cela a-t-il pu se produire ? C'est à cette question qu'&lt;i&gt;Inside Job&lt;/i&gt; tente de répondre. En 108 minutes, il nous fait un cours d'économie, de géographie, de politique et de sociologie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film s'appuie sur une série de témoignages de personnages clef de la crise, de journaliste ou d'experts universitaires réputés. S'expriment ainsi Nouriel Roubini, George Soros, Eliot Spitzer, Charles R. Morris et Dominique Strauss-Kahn. L'accent est notamment mis sur les liens troubles qu'entretiennent certains professeurs prestigieux d'économie (à Harvard et Berkeley) avec les conseils d'administration des grandes entreprises financières responsables de la crise. Difficile d'être objectif dans un article académique sur les conséquences de la dérégulation du marché quand on fait des heures supplémentaires pour Merrill Lynch, Morgan Stanley ou Lehman Brothers ! La façon dont les agences de notations trafiquaient leurs évaluations des &lt;i&gt;subprimes&lt;/i&gt; est aussi abordée, tout comme l'aveuglement du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mécanismes de l'arnaque sont mis en évidence avec clarté, et l'ensemble tient du thriller. Oubliez la dimension ludique de &lt;i&gt;Capitalism: A Love Story&lt;/i&gt;, qui traitait du même sujet (mais avec l'humour de Michael Moore). Ici, c'est percutant, pédagogique et haletant du début à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus mathématique encore que &lt;i&gt;Liar Game&lt;/i&gt; et plus complexe que &lt;i&gt;Kurosagi&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Inside Job&lt;/i&gt; vous fera réfléchir sur la fragilité de notre système financier. Les plus belles arnaques se produisent dans le monde réel, pas au cinéma. Et à la fin, il n'y a pas de procureur visionnaire ou d'agent du FBI clairvoyant pour sauver la morale. Les escrocs en col blanc partent impunis, avec des centaines de millions, pendant que l'économie s'écroule.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-89959089569878538?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/89959089569878538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=89959089569878538' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/89959089569878538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/89959089569878538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/inside-job-de-charles-ferguson.html' title='Inside Job de Charles Ferguson'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7590460708666668896</id><published>2011-09-27T18:23:00.000+02:00</published><updated>2011-09-27T18:23:00.323+02:00</updated><title type='text'>Liar Game : The Final Stage de Hiroaki Matsuyama</title><content type='html'>&lt;i&gt;Liar Game : The Final Stage&lt;/i&gt; est un film japonais réalisé par Hiroaki Matsuyama en 2010. Il reprends le casting du drama homonyme, et est donc interprété par Erika Toda et Shota Matsuda, Seiichi Tanabe, Kosuke Suzuki, YosiYosi Arakawa et Mari Hamada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/liar-game-final.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La théorie des jeux est un sous-domaine des mathématiques particulièrement intéressant. Faisant appel tantôt à la combinatoire, à la théorie des graphes ou à la recherche opérationnelle, elle a des applications à l'économie, à la sociologie et à l'intelligence artificielle. Ce qui est fascinant, c'est de voir à quel point des jeux simples (pierre-feuille-ciseaux, dilemme du prisonnier, jeu des minorité) peuvent donner lieu à des stratégies complexes et des problèmes intéressants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible à rendre sur le grand écran, la théorie des jeux n'est jamais exploitée au cinéma (même si on y fait plusieurs références dans &lt;i&gt;Un homme d'exception&lt;/i&gt;). Par contre, il existe un drama japonais, lui-même adapté d'un manga, qui est entièrement basé dessus : &lt;i&gt;Liar Game&lt;/i&gt;. Je vous ai déjà parlé des deux premières saisons de ce drama, que je vous recommande chaudement. Aujourd'hui c'est le film &lt;i&gt;Liar Game : The Final Stage&lt;/i&gt; que je vous propose de découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme par le passé nous avons Nao Kanzaki, une jeune fille dont la naïveté se rapproche dangereusement de la bêtise, qui doit participer au Liar Game, un tournoi opposant des stratèges et des escrocs s'affrontant pour des millions. Comme par le passé elle est assistée par Shinobu Kaitani, un escroc repenti qui brille par son intelligence et sa clairvoyance. On ne change pas une recette qui gagne ni un casting qui fonctionne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film dure 133 minutes et se résume à une unique jeu : le Jardin d'Eden. Cela se joue à 11 et les règles sont assez simples : un à un, les joueurs votent anonymement. Ils peuvent choisir une pomme d'or, une pomme d'argent ou une pomme rouge. S'il n'y a pas de pomme rouge, on regarde la majorité (soit les pommes d'or, soit les pommes d'argent) et tous les joueurs ayant voté pour la majorité gagnent un million. Les autres perdent un million. Il y a cependant une exception dans le cas où tous les joueurs ont choisi or ou argent. Dans ce cas là ils perdent tous un million (impossible donc que tout le monde gagne avec or et argent, il faut au moins un perdant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin il y a les pommes rouges. Jouer une pomme rouge est suicidaire, puisque que la présence d'une pomme rouge bouleverse tout : s'il y a au moins une pomme rouge, tous les joueurs ayant voté or et argent gagent un million (et le joueur à la pomme rouge perd au moins un million). S'il y a 10 pommes rouges et 1 pomme non-rouge (or ou argent) le joueur ayant joué la pomme or ou la pomme argent gagne 2 millions (et les autres perdent 1 million). Enfin, si un seul joueur a joué une pomme rouge, il perds 10 millions (et les autre gagnent tous 1 million, comme déjà expliqué). Reste le cas où les 11 joueurs choisissent une pomme rouge : ils empochent tous un million (c'est le seul cas où tous les joueurs gagnent). Le seule moyen de gagner avec une pomme rouge est donc une parfaite coopération de tous les joueurs (mais si on sait qu'il y a au moins une pomme rouge, on fait statistiquement une bonne affaire en jouant or ou argent, puisque dans tous les cas on empochera 1 million, et dans le meilleur des cas on empochera 2 millions).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement aux autres jeux de la série, il ne s'agit pas d'un jeu à somme nulle. Les joueurs affrontent le système et peuvent tous ressortir gagnants. Seulement il y a 50 millions en plus pour le joueur en tête à l'issue des 13 rounds, ce qui empêche toute coopération. Et les participants au Liar Game sont des escrocs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dit comme ça c'est compliqué, mais dans la pratique c'est très simple. Ce qui est moins simple, en revanche, ce sont les stratégies qu'élaborent les joueurs pour gagner tout en faisant perdre les autres. Très vite, des techniques complexes émergent, allant de l'alliance au marquage des pommes et aux trahisons. Hélas, &lt;i&gt;The Final Stage&lt;/i&gt; n'est pas directement tiré du manga de Shinobu Kaitani et pèche par certaines faiblesses. Outre une fin assez aberrante et dégoulinant de bons sentiments, il y a plusieurs failles dans les stratégies de Shinichi. Il a notamment une certaine tendance à révéler trop tôt ses atouts et ses plans. Du coup ce film fonctionne moins bien que la série qu'il prolonge, ce qui tient du paradoxe. La réalisation, télévisuelle, ne sauve pas la mise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, nous avons un gros épisode, plutôt en dessous de la moyenne, qui clôt cependant l'intrigue. Les fans apprécieront, les autres se conteront de la série.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7590460708666668896?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7590460708666668896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7590460708666668896' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7590460708666668896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7590460708666668896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/liar-game-final-stage-de-hiroaki.html' title='Liar Game : The Final Stage de Hiroaki Matsuyama'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1259998545035498387</id><published>2011-09-25T18:42:00.000+02:00</published><updated>2011-09-25T18:42:00.364+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drama'/><title type='text'>Liar Game (Saison 2)</title><content type='html'>&lt;i&gt;Liar Game&lt;/i&gt; est un drama, c'est-à-dire une série télévisée japonaise réalisée avec des acteurs réels (par opposition à une anime). Diffusé de 2009 à 2010, il est adapté d'un manga de Shinobu Kaitani et est réalisé par Matsuyama Hiroaki, Oki Ayako et Nagase Kunihiro. Le casting est constitué de Toda Erika, Matsuda Shota, Kikuchi Rinko, Suzuki Kosuke et Arakawa Yoshiyoshi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/liar-game-2.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un de mes grands regrets est que le cinéma ne peut pas vraiment retranscrire la beauté des mathématiques. Un réalisateur peut jouer sur la beauté de la découverte et de la recherche, mais pas sur la beauté des objets étudiés, parce qu'ils sont trop complexes pour pouvoir être abordés dans une fiction. Pour l'instant, ce qui se rapprochait le plus des mathématiques, c'était le roman policier, avec ses énigmes élaborées auxquels le lecteur pouvait participer. Mais le cinéma fonctionne mal pour adapter de tels romans (le spectateur dispose de trop peu de temps pour réfléchir, si on veut qu'il devine il faut donc lui surligner les indices utiles et lui gommer les indice inutiles).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, les séries TV existent. En une dizaine d'épisodes, on peut beaucoup plus développer les énigmes qu'en 90 minutes. De plus, entre deux diffusions, le spectateur a tout le temps qu'il veut pour réfléchir. Ainsi, les japonais nous ont donné &lt;i&gt;Death Note&lt;/i&gt;, et ses déductions hyper-complexes et pourtant parfaitement logiques. Mais il y a un autre bijoux mathématique : &lt;i&gt;Liar Game&lt;/i&gt;, un drama sans budget mais brillant. Je vous avais déjà parlé en bien de la première saison. Voilà la seconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scénario n'est qu'un prétexte : Nao Kanzaki, une jeune fille terriblement honnête et crédule, se retrouve mêlée à un tournoi mystérieux, le Liar Game. Dans une succession d'épreuves intellectuelles, des hommes et de femmes venus de tout le Japon vont s'affronter pour des millions de yens. Il s'agit presque toujours de jeux à somme nulle, c'est à dire que la somme des gains de tous les joueurs est égale à 0. Bref, le seul moyen de gagner de l'argent et de le prendre aux autres (comme au Poker, par exemple). Dans la première saison, Nao arrivait à convaincre Shinichi Akiyama, un escroc professionnel au grand cœur, de l'aider. Pour cette seconde saison, Shinichi et Nao sont de retour et le jeu suit son cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, il y a une foule d'escrocs parmi les concurrents, et tout le monde ne pense qu'à sa petite personne, sauf Nao, qui demeure d'une candeur et d'une naïveté constante. Sa bonne volonté et sa confiance aveugle en autrui sont le fil conducteur de la série, pendant que Shinichi élabore des plans complexes et brillants pour la tirer sans cesse d'affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, &lt;i&gt;Liar Game&lt;/i&gt;, c'est de la parlotte, des trahisons, de la parlotte et encore des trahisons. On dirait une partie de poker ou de &lt;i&gt;Loups-garous&lt;/i&gt;. Mais à la fin, quand Shinichi gagne, c'est toujours parce-qu'il a une stratégie viable. Et cette stratégie est compréhensible pour le spectateur. Le problème, c'est que si Shinobu Kaitani, l'auteur du manga, est un génie, les scénaristes du drama ne sont pas aussi bon. Donc tant que ça colle au manga, c'est excellent, mais dès que ça s'en éloigne, on vogue à la dérive. Comme le manga est en cours de rédaction, la fin de la première saison laissait à désirer. Ici, presque tous les rebondissements sont tirés de l'œuvre originale et sont excellents. Les jeux (pandemic, la roulette stationnaire, le poker à 17 cartes) sont présentés avec clartés et toujours intelligemment exploités. Cela fait donc de la seconde saison de &lt;i&gt;Liar Game&lt;/i&gt; un vrai délice.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1259998545035498387?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1259998545035498387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1259998545035498387' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1259998545035498387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1259998545035498387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/liar-game-saison-2.html' title='Liar Game (Saison 2)'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-2354940691904526512</id><published>2011-09-23T18:00:00.001+02:00</published><updated>2011-09-23T18:00:02.631+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Lost in La Mancha  de Keith Fulton et Louis Pepe</title><content type='html'>&lt;i&gt;Lost in La Mancha&lt;/i&gt; est documentaire britannique de Keith Fulton et Louis Pepe sorti en 2002. Il met en scène Terry Gilliam, Jeff Bridges, Johnny Depp et Jean Rochefort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/lost-in-la-mancha.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Lost in La Mancha&lt;/i&gt; est l'histoire réelle d'une catastrophe cinématographique. Ce qui au départ devait être un simple &lt;i&gt;making of&lt;/i&gt; devint finalement les chroniques du tournage apocalyptique de &lt;i&gt;L'Homme qui a tué Don Quichotte&lt;/i&gt;, un film réalisé par Terry Gilliam  et encore attendu par des milliers de cinéphiles à travers le monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Don Quichotte&lt;/i&gt;, écrit par Miguel de Cervantes entre 1605 et 1615, est un roman cinématographiquement maudit. Orson Welles s'est cassé les dents sur le même sujet, tournant de manière chaotique, entre 1955 et 1964, une première version de son légendaire projet. Insatisfait par son montage initial, il reprend un tournage qui s'est déjà éternisé pendant des années, avec un Francisco Reiguera (Don Quichotte) maintenant âgé de 80 ans. En 1969 Reiguera meurt, et en 1970 Orson Welles réalise un second montage qu'il juge toujours insatisfaisant. Privé de son acteur principal, Welles s'entête cependant jusqu'en 1973, avant de mettre mettre le projet de côté. Quand il meurt en 1985, son &lt;i&gt;Don Quichotte&lt;/i&gt; est toujours inachevé et se résume à 10 heures de rush (tournés sur plus de 15 ans). En 1992, Jess Franco tente maladroitement de se dépêtrer avec les morceaux laissés par Welles, faisant sa propre interprétation de l'œuvre et complétant le film avec des effets spéciaux et des dialogues post-synchronisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, Terry Gilliam semble confiant dans le destin de &lt;i&gt;L'Homme qui a tué Don Quichotte&lt;/i&gt;. En octobre 2000, il commence le tournage, prés de Madrid. Doivent participer Jean Rochefort, Johnny Depp et Vanessa Paradis. Au départ tout va bien, si ce n'est que la proximité d'une base aérienne pose quelques difficultés de cadrage et empêche la prise de son directe (rien de plus bruyant que des F16). Puis la météo s'en mêle et des pluie diluviennes endommagent une partie du matériel et transforment le désert choisi par Gilliam en plaines boueuses et verdoyantes. Le tournage est retardé et la facture est gonflée, mais cela reste gérable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite c'est Jean Rochefort qui souffre d'une infection de la prostate l'empêchant de monter à cheval. Au début il sert les dents, décidé à boucler le tournage malgré la douleur, mais il doit finalement se faire rapatrier en France. Là, on lui diagnostique en bonus une double hernie discale, ce qui détruit tout espoir d'un rétablissement rapide et d'un retour sur le plateau. Les producteurs s'affolent, d'autant plus que presque rien n'a été tourné (Vanessa Paradis n'est même pas encore venue participer au tournage). Il faut dire que les malheurs rappellent le fiasco financier des &lt;i&gt;Aventures du baron de Münchhausen&lt;/i&gt;, tourné par le même Gilliam en 1988 (qui fut un vrai gouffre financier, même si c'est une pure merveille).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'assurance souscrite ne couvre pas les problèmes rencontrés. Les producteurs retirent leurs billes et les assureurs saisissement tout, y compris les rushes déjà tournés et le script. Gilliam est privé de son projet, même si Johnny Depp, emballé par l'idée du film, lui promet qu'il fera son possible pour l'aider à le financer de nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que ne raconte pas &lt;i&gt;Lost in La Mancha&lt;/i&gt;, sorti en 2002, c'est qu'il reste une lueur d'espoir, car Terry Gilliam est encore vivant et semble bien décidé à poursuivre le rêve de sa vie. En 2008 il rachète les droits de son film et 2010 il a fait une nouvelle tentative le faire produire. Cette fois Robert Duvall revêtira l'armure de Don Quichotte. Hélas, ce fut un nouvel échec. Espérons qu'il s'entêtera comme Welles et que le dénouement ne sera pas tragique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-2354940691904526512?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/2354940691904526512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=2354940691904526512' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/2354940691904526512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/2354940691904526512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/lost-in-la-mancha-de-keith-fulton-et.html' title='Lost in La Mancha  de Keith Fulton et Louis Pepe'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1674387391537176925</id><published>2011-09-21T14:48:00.000+02:00</published><updated>2011-09-22T11:30:21.695+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea</title><content type='html'>&lt;i&gt;L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot&lt;/i&gt; est un documentaire de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea. Ce qui justifie le titre abracadabrantesque et récursif de cette critique. Réalisé en 2009, il met en scène Romy Schneider, Serge Reggiani, Bérénice Bejo, Catherine Allegret, Gilbert Amy et Jean-Louis Ducarme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/enfer.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est facile d'émouvoir les cinéphiles sur le tragique décès d'un film qui semble terriblement ambitieux ou prometteur. Pas étonnant donc que &lt;i&gt;Lost in La Mancha&lt;/i&gt;, consacré au &lt;i&gt;Don Quichotte&lt;/i&gt; de Terry gilliam fonctionne si bien. &lt;i&gt;L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot&lt;/i&gt; joue sur la même corde sensible et nous présente ce qui aurait pu être un chef d'œuvre et qui se résume au final à des kilomètres de rush inutilisables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence en 1964, alors qu'Henri-Georges Clouzot est déjà au sommet de sa carrière (Lion d'or à la Mostra de Venise 1949 pour &lt;i&gt;Manon&lt;/i&gt;, Grand prix au Festival de Cannes 1953 pour &lt;i&gt;Le Salaire de la peur&lt;/i&gt;). Clouzot se lance dans un projet titanesque : avec un budget illimité assuré par des producteurs américains, il veut tourner &lt;i&gt;L'Enfer&lt;/i&gt;, l'histoire d'un couple au départ ordinaire, Marcel et Odette, mais dont l'époux est dévoré par une jalousie maladive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée est de tourner en noir et blanc les scènes de la vie réelle, et en couleur les délires paranoïaques de Marcel, qui s'imagine continuellement qu'Odette le trompe. Ces scènes de délire, déformées, filmées à travers un kaléidoscope ou traitées par divers filtres, sont le théâtre d'une expérimentation visuelle et sonore sans commune mesure.  Perdant des mois, Clouzot expérimente, filmant plus d'une centaines d'heures d'essais techniques, tous plus innovants les uns que les autres. Pourtant, quand il se lance dans le tournage, il n'est toujours pas prêt, malgré les contraintes temporelles fortes qu'ils s'impose : en effet, le lac utilisé comme décors principal n'est pas disponible toute l'année (à cause d'un barrage).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clouzot est un tyran sur le plateau. Il a plusieurs équipes mais veut tout superviser. Rien n'avance. Serge Reggiani, possédé par son rôle mais sans cesse poussé à bout par Clouzot, finit par claquer la porte. Quelques jours plus tard Clouzot fait une crise cardiaque et est contraint d'abandonner son projet, trop ambitieux pour pouvoir être achevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne reste que des rushes, mais quels rushes ! Il faut entendre des phrases ordinaires, murmurées à l'infini, qui forment un canon, évoquant à la fois la tradition baroque et les expérimentations sonores de la musique contemporaine. Il faut voir ce lac ensanglanté, obtenu par inversion de couleur, et comprendre que si dans un même plan l'eau nous parait rouge et la peau d'Odette nous semble blanche, c'est parce qu'elle est maquillée avec les couleurs complémentaires de son teint naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'Enfer&lt;/i&gt; aurait certainement été un grand film. En attendant, le documentaire consacré à sa genèse et à sa mort et une grande tragédie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1674387391537176925?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1674387391537176925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1674387391537176925' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1674387391537176925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1674387391537176925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/lenfer-dhenri-georges-clouzot-de-serge.html' title='L&apos;Enfer d&apos;Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6124912763751499058</id><published>2011-09-19T09:55:00.003+02:00</published><updated>2011-10-04T16:57:47.277+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Exit Through the Gift Shop de Banksy</title><content type='html'>&lt;i&gt;Exit Through the Gift Shop&lt;/i&gt; est un documentaire anglais réalisé par Banksy, sorti en salle en 2010. Il met en scène Shepard Fairey, Thierry Guetta, Rhys Ifans, Space Invader, Jay Leno et, bien sûr, Banksy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/exit.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point de départ, c'est ce personnage excentrique : Thierry Guetta, un français qui vit aux états-unis en vendant des vêtements vintage à prix d'or. Sa passion, c'est filmer. Il se promène partout avec caméscope et capture ce qu'il voit en permanence. Un jour, il découvre que son cousin est Space Invader, un artiste urbain connu pour ses mosaïques tirées du célèbre jeu vidéo, dont les réalisations sont visibles à Paris, mais aussi à Los Angeles ou à Hong Kong. Alors Thierry commence à filmer son cousin dans ses expéditions nocturnes pour décorer Paris. Escalader de toits et de clôtures, explorer la jungle urbaine la nuit, fuir devant les agents de sécurité et la police... Tout cela est excitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De proche en proche, il rencontre d'autres acteurs du street art. Il décide alors de faire un documentaire sur cette nouvelle forme d'expression. Et notamment sur Banksy, la personnalité la plus célèbre et la plus mystérieuse du milieu (sachant que personne ne connait son identité, c'est mal partit). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement &lt;i&gt;Exit Through the Gift Shop&lt;/i&gt; n'est pas un film sur Banksy. C'est un film de Banksy. Ses apparitions, masqués, sont nombreuses mais ne servent que de fil narratif. Avec sa voix déformée pour être méconnaissable, il nous raconte une fable mémorable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après des années passées au près d'une multitude d'artistes, Thierry rencontre Banksy et le suit pendant plusieurs mois. Le problème, c'est que notre aspirant réalisateur a plus de 10 000 heures de rushes mais n'a jamais rien monté. Il filme et met ses cassettes dans des cartons, sans jamais rien visionner. Quand Banksy le convainc de faire un montage, il est incapable de tirer de ses archives un résultat cohérent. Cela donne juste un clip halluciné et cauchemardesque, intitulé &lt;i&gt;Life Remote Control&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, Banksy lui demande les rushs et fait son propre montage. N'étant pas mégalomane, il ne fait pas un documentaire sur lui-même, mais un documentaire sur le documentaliste. Sauf que Banksy est un iconoclaste qui s'amuse avec le monde de l'art (à travers des cambriolages inversés, il a rajouté certaines de ses œuvres dans plusieurs musées).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup Banksy aide Thierry à se lancer dans le marché de l'art. Et c'est cette histoire que nous raconte le film. L'histoire d'un homme qui ne sait même pas peindre, et qui doit donc employer des artistes pour scanner et photoshoper des œuvres déjà existantes. Cette inconnu, pas doué avec un pinceau, mais redoutable dès qu'il s'agit de marketing viral, qui réalise sa première exposition et qui vend pour plus d'un million de dollars de créations en l'espace de quelques jours. C'est la démonstration que la subversivité peut devenir un produit de consommation de masse, correctement emballé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Exit Through the Gift Shop&lt;/i&gt; est un documentaire inclassable. Il y a débat pour savoir s'il s'agit d'un canular de Banksy ou d'une histoire vraie. Personnellement, je pense que c'est l'histoire vraie d'un canular, et que la blague c'est que justement que Thierry est réel. Son exposition a bien eut le succès décrit et ses œuvres se sont bien négociées aux tarifs annoncés. Cela n'empêche pas l'homme d'être une sorte de pied-de-nez au monde artistique. Une blague potache créé par un Banksy qui veut montrer qu'avec un peu de bouche à oreille, et en copiant Warhol, il est possible de vendre de simples réalisations faites au pochoir par les équivalents picturaux des nègres littéraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins que Thierry ne soit qu'un acteur dirigé par Banksy et que le film soit, comme le &lt;i&gt;F for Fake&lt;/i&gt; d'Orson Welles, un mensonge sur le mensonge. Comme le dit Steve Lazarides, le porte parole de Banksy :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;I think the joke is on... I don't know who the joke is on, really. I don't even know if there is a joke.&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6124912763751499058?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6124912763751499058/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6124912763751499058' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6124912763751499058'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6124912763751499058'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/exit-through-gift-shop-de-banksy.html' title='Exit Through the Gift Shop de Banksy'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-4712211105180812055</id><published>2011-09-16T13:26:00.001+02:00</published><updated>2011-09-16T13:28:28.075+02:00</updated><title type='text'>Destination Finale 5 de Steven Quale</title><content type='html'>&lt;i&gt;Destination Finale 5&lt;/i&gt; est un film d'horreur américain réalisé par Steven Quale et sorti en 2011. Il est interprété par Nicholas D'Agosto, Emma Bell, Tony Todd, Courtney B. Vance, Miles Fisher et David Koechner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/final5.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avoue, depuis le troisième opus, je me déplace au cinéma pour voir chaque &lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt;. En fait, j'ai même vu ce cinquième opus en avant-première, quelques jours avant sa sortie officielle. Projeté en numérique et en 3D, il profite bien d'un passage en salle sur un écran géant. D'un point de vue purement technique, il exploite d'ailleurs mieux le relief que son prédécesseur immédiat qui était déjà réellement tourné en 3D (contrairement au &lt;i&gt;Choc des titans&lt;/i&gt;, à &lt;i&gt;Piranha&lt;/i&gt;, à &lt;i&gt;Alice au pays des merveilles&lt;/i&gt; et à tous ces films tourné en 2D mais transformés en 3D par des producteurs gourmands).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec une bande de collègues qui partent au frais de leur boîte en voyage de cohésion. Nous avons Sam, l'amoureux tourmenté qui vient de se faire plaquer, son ex-copine Molly et son meilleur ami Peter (interprété par Miles Fisher, qui évoque Tom Cruise jeune). Il y a aussi les quotas clichés : le black débrouillard, le cadre quadragénaire qui joue au petit chef, la bimbo et le dragueur compulsif. Après avoir tous embarqués à bord d'un bus, ils traversent un pont suspendu qui s'effondre (quelle surprise), causant le trépas de tout ce beau monde (en terminant par Sam, et en excluant Molly).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que tout cela était une prémonition. Sam se réveille en sursaut, comprend le destin qui l'attend et entraine juste à temps hors du bus sa copine, ses amis et quelques personnages tiers. Hélas, quelques jours plus tard, les miraculés vont commencer à mourir les uns après les autres, dans des accidents aussi improbables que distrayants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne nouvelle : c'est toujours aussi stupide, toujours aussi simple et toujours aussi régressif. Ce slasher sans tueur, autant inspiré par Tex Avery et Chuck Jones que par &lt;i&gt;Vendredi 13&lt;/i&gt;, fait des efforts démesurés pour ne pas changer une recette qui gagne, même s'il y a une pitoyable tentative pour y insérer un twist final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point positif, c'est le grand retour de Tony Todd, le charismatique colosse noir sans qui &lt;i&gt;Candyman&lt;/i&gt; n'aurait été qu'une coquille vide. Incarnant un William Bludworth plus énigmatique que jamais, il énonce une nouvelle règle jusqu'alors inconnue : si un survivant en sursis tue un homme, il récupère sa place dans le monde des vivants et son espérance de vie. Bon, ça rappelle furieusement &lt;i&gt;One Missed Call Final&lt;/i&gt;, déjà commenté sur ce blog, où une clause similaire permettait de renvoyer la malédiction de Mimiko à un tiers. Comme dans me film de Manabu Asou, cela introduit un dynamisme à l'intrique et une sévère dimension malsaine. Hélas, cette mécanique est furieusement sous-exploitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme même les spectateurs les moins attentifs devineront aisément la fin (il est impossible de ne pas remarquer le look rétro des téléphones portables et des ordinateurs dans ce "nouveau" opus), les deux innovations du film, à savoir le twist et la nouvelle règle, tombent à plat. Ne reste donc qu'une succession de morts. Comme d'habitude.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-4712211105180812055?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/4712211105180812055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=4712211105180812055' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4712211105180812055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4712211105180812055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/destination-finale-5-de-steven-quale.html' title='Destination Finale 5 de Steven Quale'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-3334906810779787980</id><published>2011-09-14T10:54:00.002+02:00</published><updated>2011-09-14T10:57:27.414+02:00</updated><title type='text'>Destination finale 4 de David Richard Ellis</title><content type='html'>&lt;i&gt;Destination finale 4&lt;/i&gt; est un film américain réalisé par David Richard Ellis et sorti en 2009. Il est interprété par Bobby Campo, Shantel VanSanten, Nick Zano, Haley Webb, Richard T. Jones, Krista Allen et Andrew Fiscella. Pour maximiser la confusion, son titre original est &lt;i&gt;The Final Destination&lt;/i&gt;, sans numéro, mais avec un &lt;i&gt;the&lt;/i&gt; qui fait toute la différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/final4.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en 2009. Tout le monde parle d'&lt;i&gt;Avatar&lt;/i&gt; de James Cameron qui va sortir et la projection numérique permet enfin d'avoir de la 3D abordable et fonctionnelle dans tous les cinéma. &lt;i&gt;Destination finale 4&lt;/i&gt; dispose donc d'un énorme argument de vente : il est en relief. A part ça rien de nouveau sous le soleil. C'est encore David Richard Ellis derrière la caméra, le responsable second volet (le meilleur de la saga). Certes, le budget a un peu augmenté, 45 millions de dollars, contre 25 millions de dollars pour les deux précédents, mais ça ne ce voit pas trop à l'écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un générique nous présentant les meilleures morts des opus précédents (avec des images de radiographie), l'histoire commence autour d'un circuit de course. Une fois la présentation des personnages expédiée, des véhicules lancés à 290 km/h se percutent, sortent de piste et broient des spectateurs affolés qui tentent de prendre la fuite. Hélas, le stade choisit ce moment pour s'écrouler, causant une impressionnante succession de morts violentes et terriblement graphiques. Et voilà que Nick, notre héros, se réveille en sursaut et comprend qu'il vient d'avoir une vision prémonitoire (quelle originalité).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme d'habitude dans la saga, le prophète improvisé s'excite tellement qu'il se fait vider, en même temps que quelques autres heureux élus. Ces derniers, assistent impuissant à la catastrophe, depuis le parking du circuit... Mais ce qu'ils ne savent pas encore c'est qu'ils ne sont que des morts en sursis et qu'un tragique destin va les rattraper un par un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si la série &lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt; est extrêmement calibrée, on peut remarquer une certaine escalade. Les décès sont de plus en plus improbables (bon, je reconnais que la lampe à bronzer du 3ème volet était déjà n'importe quoi), et certains fans trouvent que la mort triche désormais trop ouvertement. Avouez qu'une pompe destinée à vider une piscine qui a une puissance suffisante pour broyer un homme c'est un peu exagéré... Personnellement ça me convient. Plus énervant, les personnages sont terriblement stéréotypés : un raciste, une bimbo, un draguer compulsif, un cow-boy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vrai point positif, c'est Nick qui développe des efforts titanesque pour sauver tout le monde. Par sa persévérance et son sang-froid, il rappelle le Ash d'&lt;i&gt;Evil Dead&lt;/i&gt;. Le bras agrafé par un pistolet à clou, il trouve le moyen d'empêcher un incendie qui devrait causer une explosion dans un cinéma 3D. Comble de l'ironie, l'explosion en question est synchronisée avec une explosion du film dans le film...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un troisième opus un peu décevant, &lt;i&gt;Destination finale 4&lt;/i&gt; ravira les fans de la saga et consternera tous les être humais dotés d'un cerveau (le mien fait systématiquement la grève quand je vais au cinéma voir ce genre de film). Une fois votre système nerveux central éteint, c'est du tout bon. Seule l'absence de Tony Todd risque de gâcher un peu votre plaisir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-3334906810779787980?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/3334906810779787980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=3334906810779787980' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/3334906810779787980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/3334906810779787980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/destination-finale-4-est-un-film.html' title='Destination finale 4 de David Richard Ellis'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-3676042371664655287</id><published>2011-09-13T09:35:00.001+02:00</published><updated>2011-09-13T09:38:45.444+02:00</updated><title type='text'>Destination Finale 3 de James Wong</title><content type='html'>&lt;i&gt;Destination Finale 3&lt;/i&gt; est un film américain réalisé par James Wong et sorti en 2006. Il est interprété par Warren Zide, Craig Perry, Richard Brener, Toby Emmerich, Matt Moore et Glen Morgan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/final3.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est au troisième volet de la saga que j'ai compris que New Line Cinema ne prendrait jamais de risque avec sa seconde licence phare (la première étant &lt;i&gt;Le Seigneur des Anneaux&lt;/i&gt;, qui bénéficia d'ailleurs pendant son tournage de l'afflux d'argent apporté par le sucés de &lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt;). On ne change pas une recette qui gagne, surtout quand cette recette est elle même obtenue en supprimant un ingrédient (le tueur) d'une tambouille terriblement calibrée et répétée (le slasher). Amis des morts violentes, voilà une nouvelle dose de cadavres et d'hémoglobine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, tout commence dans un parc d'attraction, alors que Wendy et une bande de camarades de classe montent sur un splendide grand huit, dont l'apparence menaçante est soigneusement recherchée. Et voilà qu'au moment le plus effrayant de la dégringolade, l'attraction se disloque, entrainant la mort d'une multitude de malheureux amateurs de sensations fortes. Évidemment, Wendy se réveille en sursaut. Tout cela n'était qu'une prémonition (la mort a un sérieux problème de confidentialité avec ses plans les plus élaborés). Affolée, Wendy sort de l'attraction à temps, entrainant avec elle sept camarades (mais pas son petit ami, Jason).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'en bas, Wendy assiste alors à l'accident qu'elle avait prévu, ainsi qu'à la mort de Jason. Heureusement pour nous, cinéphiles déviants, la tragédie ne s'arrête pas là, et désormais tous les survivants du drame vont périr un à un de façons très constructive et ludique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que dans le premier &lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt;, l'accident initial se résumait à une simple explosion, la saga se caractérise a partir du second opus par une scène d'ouverture de plus en plus élaborée. Il est important que l'ordre de la mort des différents protagonistes soit facile à saisir pour le spectateur, puisque cet ordre servira de fil conducteur au déroulement du film. Dans &lt;i&gt;Destination Finale 3&lt;/i&gt;, la scène du grand huit est donc particulièrement lisible et spectaculaire. Sans égaler le carambolage du second opus, elle prouve cependant que James Wong, de retour dans la saga, sait parfois tenir une caméra (pas longtemps, cependant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul problème de ce troisième opus, c'est le côté redite. Tony Todd ne fait qu'un caméo vocal (c'est lui la voix du diable à l'entrée du manège) et aucun ajout n'est apporté à la mythologie. Pas de William Bludworth, pas d'explications, pas de nouveautés. Le scénario est exactement le même que dans le passé et les personnages réagissent toujours aussi stupidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restent des morts inventives qui satisferont l'amateur de base. Le minimum syndical, donc, pour une saga que j'aime mais qui n'a jamais volé très haut et qui prend ici son rythme de croisière.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-3676042371664655287?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/3676042371664655287/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=3676042371664655287' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/3676042371664655287'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/3676042371664655287'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/destination-finale-3-de-james-wong.html' title='Destination Finale 3 de James Wong'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7539925684973550028</id><published>2011-09-09T10:08:00.002+02:00</published><updated>2011-09-09T10:12:01.253+02:00</updated><title type='text'>Destination Finale 2 de David Richard Ellis</title><content type='html'>&lt;i&gt;Destination finale 2&lt;/i&gt; est un film américain réalisé par David Richard Ellis et sorti en 2003. Il est interprété par Ali Larter, A. J. Cook, Michael Landes et Tony Todd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/final2.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez &lt;i&gt;Vendredi 13&lt;/i&gt; sans Jason Voorhees, &lt;i&gt;Halloween&lt;/i&gt; sans Michael Myers ou &lt;i&gt;Jeu d'enfant&lt;/i&gt; sans Chucky... Vous avez la recette de la saga &lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt;. Après un premier opus qui avait le courage de s'inscrire dans une genre en le privant de son principale ingrédient pour en capturer le véritable arôme, voilà la première suite. Fini les innovations, on répète la recette qui marche. Vous allez avoir du Tex Avery en live (ou plutôt un épisode des &lt;i&gt;Happy Tree Friends&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les vacances, Kimberly et ses amis embarquent à bord d'un voiture avec l'intention de rouler jusqu'en Floride. Mais en chemin un carambolage monstrueux se produit. Horrifiée, Kimberly assiste impuissante à la mort de ses camarades, carbonisés, écrasés par des rondins de bois ou broyés par divers véhicules, avant d'y passer elle-même... Et de se réveiller en sursaut. Car tout cela n'était qu'une prémonition. Constatant que tout se passe exactement comme dans son rêve, elle bloque la circulation à l'entrée de l'autoroute, sauvant ainsi la vie de ses amis, mais aussi de plusieurs inconnus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un à un, les rescapés miraculés du carambolage vont périr dans d'improbables accidents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le souvent catastrophique James Wong cède sa place à David R. Ellis (&lt;i&gt;Des Serpents dans l'Avion&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Cellular&lt;/i&gt;, c'est mieux, mais c'est loin d'être parfait). Malgré son passé chargé, ce dernier s'en sort remarquablement bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un énorme effort créatif fait dans les morts. Et c'est dans cet opus que la véritable convention de la saga sur la façon dont les accidents sont présentés à l'écran est définitivement mise en place. Le spectateur lit les indices puis prédit une ou deux morts possibles. La victime échappe au premier piège de façon épique pour mieux tomber dans le second, que quel il échappe aussi miraculeusement. Finalement, il meurt d'un troisième élément que l'auditeur n'avait pas vu venir. L'exemple type étant Evan, qui trépasse écrasé par une échelle de secours alors qu'on le croit tiré d'affaire (et que quelques seconds plus tôt on le pensait condamné).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Destination Finale 2&lt;/i&gt; est mon opus préféré dans une saga que j'ai honte d'aimer. L'accident de la route qui lui sert de scène d'ouverture est une merveille de timing, de découpage, de cadrage et d'inventivité. La chorégraphie des taules qui se disloquent et des véhicules qui s'écrasent justifie à elle seule le film. Et puis on voit encore William Bludworth, le mystérieux porte-parole de la mort, interprété par un Tony Todd plus inquiétant et plus envoutant que jamais. On regrette juste qu'il n'éclaircisse aucune des zones d'ombres de la saga et que sa présence soit si éphémère. Vous avez la star de &lt;i&gt;Candyman&lt;/i&gt;, le Captain Darrow de &lt;i&gt;Rock&lt;/i&gt;, utilisez-le !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous ne devez voir qu'un &lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt;, choisissez celui-là. Il contient tout ce qu'il y a de mieux, et de pire, dans la saga.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7539925684973550028?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7539925684973550028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7539925684973550028' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7539925684973550028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7539925684973550028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/destination-finale-2-de-david-richard.html' title='Destination Finale 2 de David Richard Ellis'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8327831625662564932</id><published>2011-09-07T17:53:00.000+02:00</published><updated>2011-09-07T17:57:49.280+02:00</updated><title type='text'>Destination Finale de James Wong</title><content type='html'>&lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt; est un film américain réalisé par James Wong et sorti en 2000. Il est interprété par Devon Sawa, Ali Larter, Kerr Smith, Seann William Scott, Kristen Cloke, Chad Donella, Amanda Detmer, Daniel Roebuck, Roger Guenveur Smith et Tony Todd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/final1.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zut, mon blog devient snob. C'est vrai, entre Teinosuke Kinugasa, Sean Penn et Werner Herzog j'oublie de parler de films bien débiles, avec du gore, des morts violentes et une absence totale de prétentions scénaristiques. Heureusement, si parmi tout ce que produit Hollywood de prévisible et distrayant il y a bien une saga horrifique qui fait figure d'étalon, c'est &lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt;. Pour faire bonne mesure, je vais traiter des 5 volets de la saga, en commençant par le premier sorti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne connaissent pas, &lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt; c'est du slasher sans tueur. Comment cela peut-il être ? Et bien en conservant la quintessence même du genre, à savoir une bande de dégénérés plus ou moins sympathiques, mais systématiquement décérébrés, qui vont mourir les uns après les autres de façon violente, le tout étalé sur 90 minutes. La qualité d'un slasher repose essentiellement sur deux choses : le tueur et les scènes de mise-à-mort. Ici, puisqu'il n'y a plus de tueur, il faut compenser avec des mise-à-mort particulièrement inventives, spectaculaires et gores.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, me direz-vous, mais s'il n'y a pas de tueur pourquoi le casting au complet crève-t-il ? Et bien parce-que c'est la mort qui l'a décidé, un point c'est tout (d'ailleurs, il n'existe pas de tueur en série plus efficace que la mort, par définition). Je reconnais que c'est éminemment stupide. En fait j'ai un peu honte d'aimer &lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt; (et pourtant je n'ai aucune honte à apprécier &lt;i&gt;Ichi the Killer&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Braindead&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans tout slasher, on commence par nous introduire une bande d'adolescents. Ils partent tous en voyage à Paris, et ce avant que Woody Allen n'ai tourné sa publicité gênante, &lt;i&gt;Minuit à Paris&lt;/i&gt;, pour la capitale du monde civilisé. Sauf que l'avion explose en plein vol, d'une façon aussi brutale qu'inattendue. Zéro survivants, le film devrait être fini. C'est un court métrage ? Non, le héros, Alex se réveille en sursaut d'un horrible cauchemar. Et là il découvre que tout se déroule exactement comme dans son rêve (les petites bousculades, le bitonio, qui tient la tablette de son siège qui est cassé, les répliques de ses camarades). Il comprend alors qu'il vient de vivre une vision prémonitoire et s'affole. Sa réaction de panique est si extrême, qu'il est expulsé de l'avion avant son décollage, accompagné de son prof et de cinq de ses camarades. Et il est encore entrain d'essayer d'expliquer son agitations quand l'avion explose dans le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons donc sept survivants. Il vont maintenant tous mourir un à un, car la mort déteste être bernée. Les accidents improbables vont se multiplier autour des heureux élus, causant des trépas aussi inventifs que spectaculaires. Comme c'est le premier opus de la saga, les morts ne sont pas aussi originales et tirées par les cheveux que par la suite, par contre il y a plus d'explications sur le principe du film que dans les suites.  Et surtout il y a William Bludworth un croquemort mystérieux interprété par le charismatique et inquiétant Tony Todd (&lt;i&gt;Candyman&lt;/i&gt; reposait à 98% sur lui). Ce colosse noir au rôle énigmatique est le seul personnage récurent de la saga et ses apparitions sont inoubliables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;James Wong est un piètre réalisateur (&lt;i&gt;The One&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Dragonball Evolution&lt;/i&gt;, tout de même) mais curieusement, il s'en tire bien avec son sujet. Oui, la mise en scène est plate et la direction des acteurs tient du gag. Et alors ? Ce n'est qu'un slasher ! Et un slasher qui innove, ce qui n'était pas vraiment arrivé depuis &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt; !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8327831625662564932?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8327831625662564932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8327831625662564932' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8327831625662564932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8327831625662564932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/destination-finale-de-james-wong.html' title='Destination Finale de James Wong'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-283332993427125241</id><published>2011-09-05T09:55:00.001+02:00</published><updated>2011-09-13T09:39:33.877+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Burden of Dreams de Les Blank</title><content type='html'>&lt;i&gt;Burden of Dreams&lt;/i&gt; est un documentaire réalisé par Les Blank en 1982. Filmé en Amérique du sud, il met en scène les principaux artistes impliqués dans la réalisation de &lt;i&gt;Fitzcarraldo&lt;/i&gt; : Claudia Cardinale, Werner Herzog, Mick Jagger, Klaus Kinski et Jason Robards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/burden.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Fitzcarraldo&lt;/i&gt; compte parmi mes films fétiches, notamment parce qu'à travers les images transparaissent l'infini complexité de son tournage et l'investissement titanesque de Werner Herzog et de Klaus Kinski. La nature hostile, la folie des hommes, la volonté de quelques géants : il y a tout ce dont on peut rêver dans ce bijou, et surtout tout cela est d'un réalisme presque palpable. &lt;i&gt;Burden of Dreams&lt;/i&gt; est un documentaire justement consacré au tournage de ce chef-d'œuvre du septième art. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tourné par Les Blank, qui avait déjà réalisé en 1980 un autre documentaire sur Herzog : &lt;i&gt;Werner Herzog Eats His Shoe&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Burden of Dreams&lt;/i&gt; est aussi passionnant qu'instructif et ravira les cinéphiles comme les amateurs d'épopées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car &lt;i&gt;Fitzcarraldo&lt;/i&gt; c'est un tournage maudit... Les ennuis commencent avec la dysenterie de Jason Robards, l'acteur principale, qui est obligé de quitter le tournage et qui se voit interdit par son médecin de retourner travailler dans la jungle. En dernier recours, et après avoir songé à incarner Fitzcarraldo lui-même, Herzog appelle son ennemi intime, l'acteur Klaus Kinski, qu'il avait déjà eut l'occasion de détester sur le tournage cauchemardesque d'&lt;i&gt;Aguirre, la colère de Dieu&lt;/i&gt;. Peu après, ce sont les autorisations de tourner qui posent problème, suite à un désaccord avec les Agurunas, qui voient l'intrusion du réalisateur allemand comme une violation de leur territoire. Échappant de justesse à l'incident diplomatique, Herzog est obligé de déménager au pire moment de son tournage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'apothéose de &lt;i&gt;Burden of Dreams&lt;/i&gt; correspond au point d'orgue de &lt;i&gt;Fitzcarraldo&lt;/i&gt;. Dans l'histoire, le personnage incarné par Kinski s'entête à essayer de monter un bateau à vapeur (aux dimensions démesurées) le long d'une colline, pour le faire passer d'un affluent de l'Amazone à un autre. Pour cela il recrute une tribu locale, les Shuars, qui accomplissent ce travail titanesque avec des outils très rudimentaires. Herzog fait choix de tourner la scène en pleine forêt amazonienne, a des heures de bateau de la civilisation, avec une authentique tribu d'autochtones. Et pour plus de réalisme, il décide de l'accomplir sans trucages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les problèmes rencontrés sont dantesques, mais Herzog s'entête. La montée des eaux du fleuve rajoute une contrainte temporelle forte, pendant que les tensions se multiplient entre les indiens et Kinski...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Burden of Dreams&lt;/i&gt; est une épopée passionnante sur l'ambition et l'acharnement aveugle de deux hommes, épopée qui ressemble furieusement à l'histoire même racontée dans &lt;i&gt;Fitzcarraldo&lt;/i&gt;. Au final, Herzog met autant de volonté dans le tournage de son film que Fitzcarraldo n'en met dans son rêve : construire une opéra à Iquitos.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-283332993427125241?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/283332993427125241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=283332993427125241' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/283332993427125241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/283332993427125241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/09/burden-of-dreams-de-les-blank.html' title='Burden of Dreams de Les Blank'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6607900087683100047</id><published>2011-08-31T15:01:00.001+02:00</published><updated>2011-09-13T09:39:58.789+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>La Grotte des rêves perdus de Werner Herzog</title><content type='html'>&lt;i&gt;La Grotte des rêves perdus&lt;/i&gt; est un documentaire réalisé par Werner Herzog en 2010. Il est interprété par Werner Herzog, Dominique Baffier, Jean Clottes, Jean-Michel Geneste, Carole Fritz et Gilles Tosello.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/cave-of-forgotten-dreams.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai déjà clamé mon amour pour Werner Herzog dans ce blog. En tant que réalisateur, c'est le génie derrière &lt;i&gt;Fitzcarraldo&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Aguirre, la colère de Dieu&lt;/i&gt;. En tant que documentaliste, on lui doit &lt;i&gt;Grizzly Man&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Encounters at the End of the World&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ennemis intimes&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son dernier documentaire devrait sortir le 31 aout en France (aujourd'hui, donc). J'ai pu le découvrir en avant-première lors du Festival de l'histoire de l'art organisé à Fontainebleau par le ministère de la culture, en présence de Serge Toubiana, directeur de la cinémathèque française et ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La Grotte des rêves perdus&lt;/i&gt; est consacré à la grotte Chauvet, une grotte paléolithique située en Ardèche. Découverte le 18 décembre 1994 par Jean-Marie Chauvet, elle contient les plus anciennes peintures connues. Âgées de 31 000, les 420 représentations d'animaux présentes sur le site ont révolutionnées les connaissances qu'avaient les paléontologues sur l'histoire de l'art. Hélas, la fragilité des pigments utilisés et l'inestimable valeur de ce patrimoine fait que la grotte est fermée, réservée aux scientifiques et aux historiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film de Werner Herzog est donc l'occasion de découvrir ces merveilles dans des conditions optimales. Le réalisateur allemand décide de tourner en 3D, non pas par mode ou par goût du gadget (ce n'est vraiment pas son genre), mais pour pouvoir rendre hommage à l'usage intensif du relief que faisaient nos artistes préhistoriques. En effet, les parois de la grotte ne sont pas plates, et cela joue vraiment sur les perspectives et sur les formes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus d'une visite immersive et prolongée dans la grotte, avec de longs plans fixes permettant de profiter de l'esthétique de ces chevaux, hyènes, rhinocéros, ours des cavernes et bisons, le film inclut une séries d'interview instructifs et décalés. Il est fascinant de voir comment Herzog sait toujours faire dévier ses discussions vers des terrains complètement imprévisibles. Ce jeune docteur qui explique comment fabriquer une maillage 3D à partir de mesures laser se retrouve ainsi à parler de son expérience passée dans le cirque, pendant qu'un paléontologue renommé mais chétif tente de faire une démonstration des techniques de chasse d'il y a 300 siècles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous pensez que l'art préhistorique était maladroit et grossier, vous serez brutalement détrompé. Le talent des artistes de la grotte Chauvet est surprenant, et le plaisir de la visite guidée que nous offre Herzog est inoubliable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6607900087683100047?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6607900087683100047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6607900087683100047' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6607900087683100047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6607900087683100047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/08/la-grotte-des-reves-perdus-de-werner.html' title='La Grotte des rêves perdus de Werner Herzog'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6585944462688315979</id><published>2011-08-29T10:40:00.001+02:00</published><updated>2011-09-13T09:40:02.243+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Grizzly Man de Werner Herzog</title><content type='html'>&lt;i&gt;Grizzly Man&lt;/i&gt; est un film américain réalisé par Werner Herzog, sorti en 2005. Il met en scène l'écologiste américain amateur d'ours Timothy Treadwell.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/grizzly.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un immense fan de Werner Herzog. &lt;i&gt;Fitzcarraldo&lt;/i&gt; est un de mes films favoris et s'il n'était pas si universellement encensé, ça fait longtemps qu'il aurait son article ici. Mais, en plus d'une carrière cinématographique extraordinaire, Herzog a aussi tourné une multitude de documentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Grizzly Man&lt;/i&gt; est consacré à Timothy Treadwell un activiste célèbre pour sa défense des grizzlys. Cette homme connaissait les ours si bien qu'il pouvait vivre parmi eux sans armes, et sans se faire dévorer. Du moins pendant 13 années... Car Timothy Treadwell a fini dévoré par un grizzly, avec sa compagne Amie Huguenard, au parc national de Katmai en Alaska.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mourant, Treadwell laisse derrière lui plus de 100 heures de prise de vues, destinées à la création de documentaires sur la vie des ours. Car, même s'il vivait de façon spartiate, dissimulant sa tente pour ne pas se faire arrêter par les autorités, Treadwell se séparait rarement de sa caméra. Et l'hiver venu, quand il devait quitter l'Alaska, il partait raconter aux enfants des écoles américaines les merveilles de la nature et les mœurs des grizzlys.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de ces 100 heures de vidéo, et en y adjoignant des interview de ses proches et d'experts sur les ours, Herzog fabrique un portait extraordinaire de Grizzly Man. Et comme tous les personnages des films d'Herzog, Treadwell a ce qu'il faut d'excentricité, de génie et de folie pour fasciner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve dans Treadwell le Klaus Kinski d'&lt;i&gt;Aguirre, la colère de Dieu&lt;/i&gt; ou de &lt;i&gt;Fitzcarraldo&lt;/i&gt; : un personnage visionnaire, à la limite de la folie, dont l'obsession tentaculaire envahit progressivement le film. Ici, il ne s'agit pas de trouver la citée d'or d'Eldorado ou d'obtenir les fonds pour construire un opéra à Iquitos, mais de vivre parmi les grizzlys, voir de devenir un grizzly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans la plus part des documentaires d'Herzog, la narration est effectuée par le réalisateur lui-même, avec son anglais lent et posé, pimenté par un délicieux accent allemand. Mais rapidement, ce sont les monologues de Treadwell face à sa caméra qui prennent le dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Treadwell fuit la compagnie des hommes. Il méprise les touristes qui viennent envahir son paradis pendant l'été et évite les gardes de la réserve, car ce qu'il fait est illégal : il ne faut pas interagir avec les grizzly, après tout le parc national de Katmai est une réserve, classée monument national américain. Mais quand il est seule face à sa caméra et parle des grizzlys, son visage s'illumine. Il aime ces bêtes au-delà de la raison et s'extasie continuellement face à eux. Pour lui, ils ont tous un nom et des petites habitudes, une famille et une histoire. Il faut le voir pleurer quand une mère, affamée, dévore ses petits... Il faut l'entendre commenter un duel pour une femelle comme s'il s'agissait d'un match pour la ceinture mondiale de boxe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Grizzly Man&lt;/i&gt; est un peu la version Herzog d'&lt;i&gt;Into the Wild&lt;/i&gt;, deux ans avant le film de Sean Penn. C'est la même fin tragique en Alaska d'un jeune homme fuyant le monde des hommes pour vivre dans la nature sauvage. Ce sont les mêmes décors majestueux et sauvages...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bardé de récompenses (dont un prix aux festival de Sundance), &lt;i&gt;Grizzly Man&lt;/i&gt; mérite largement 103 minutes de votre vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6585944462688315979?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6585944462688315979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6585944462688315979' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6585944462688315979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6585944462688315979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/08/grizzly-man-est-un-film-americain.html' title='Grizzly Man de Werner Herzog'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-5528311201985214389</id><published>2011-08-22T11:19:00.000+02:00</published><updated>2011-08-22T11:26:01.803+02:00</updated><title type='text'>Ip Man 2 de Wilson Yip</title><content type='html'>&lt;i&gt;Ip Man 2&lt;/i&gt; est un film hongkongais réalisé par Wilson Yip en 2010. Il est interprété par Donnie Yen, Sammo Hung, Simon Yam, Fan Siu-wong, Lynn Hung et Huang Xiaoming.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/ip-man2.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le premier opus de la saga, &lt;i&gt;Ip Man 2&lt;/i&gt; raconte l'histoire (très romancée) de Ip Man, un célèbre maitre de wing chun ayant notamment formé Bruce Lee. Le premier film se terminait par la fuite du héros blessé à Hong Kong. Ici, nous suivons donc les pérégrinations de Ip en 1949, dans cette colonie anglaise. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il consent à ouvrir une école d'arts martiaux, mais les écoles déjà présentes semblent affiliées aux triades et vont lui poser quelques problèmes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scénario est essentiellement un prétexte pour enchainer divers scènes d'actions, toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Les représentants des triades, a commencer par Hung Chun-nam (interprété par Sammo Hung) ont une réelle épaisseur, mais les méchants anglais manquent sérieusement de finesse ou de profondeur. Au final, les enjeux sont moins forts et moins émouvants que dans le premier film. Notons toutefois la présence un peu plus marquée de la femme et du fils de Ip, qui contribuent beaucoup à l'empathie qu'on ressent à son égard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène de Wilson Yip est toujours aussi parfaite, et les prouesses physiques de Donnie Yen sont impressionnantes. En plus des cascades, on sent un budget pharaonique (pour un film HK). Que ce soit les décors, un Hong Kong des années 40 très bien reconstitué, les costumes ou même les éclairages et le cadrages, chaque détail est peaufiné... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la musique de Kenji Kawai est superbe (j'ai un faible pour ce compositeur japonais depuis &lt;i&gt;Avalon&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ghost in the Shell&lt;/i&gt;). &lt;i&gt;Ip Man 2&lt;/i&gt; constitue donc un bon divertissement, en attendant le troisième opus, qui s'intéressera à la relation entre le vieux Ip et le jeune Bruce Lee.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-5528311201985214389?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/5528311201985214389/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=5528311201985214389' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5528311201985214389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5528311201985214389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/08/ip-man-2-de-wilson-yip.html' title='Ip Man 2 de Wilson Yip'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-338221594000626414</id><published>2011-08-17T14:14:00.000+02:00</published><updated>2011-08-17T14:33:02.776+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantômes asiatiques'/><title type='text'>Le Spectre de l'actrice de Hideo Nakata</title><content type='html'>&lt;i&gt;Le Spectre de l'actrice&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Joyū-rei&lt;/i&gt; en VO) est un film japonais réalisé par Hideo Nakata en 1996. Il est interprété par Yûrei Yanagi, Yasuyo Shirashima,Kei Ishibashi, Ren Ôsugi et Takanori Kikuchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/joyurej.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;i&gt;Ring&lt;/i&gt;, film séminal et brillant sorti en 1998, Hideo Nakata a réinventé un genre. Rejoint par la suite par une multitude de réalisateurs (Yoshihiro Nakamura, Takashi Shimizu, Masayuki Ochiai et Kiyoshi Kurosawa), Nakata est le père spirituel de la nouvelle vague horrifique japonaise qui dure depuis plus d'un décennie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais deux ans avant &lt;i&gt;Ring&lt;/i&gt;, Nakata avait déjà réalisé un film de fantôme : &lt;i&gt;Joyū-rei&lt;/i&gt;. Merci à la maison de la culture du Japon à Paris de m'avoir permis de le découvrir sur grand écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Joyū-rei&lt;/i&gt; est l'histoire d'un tournage qui tourne au cauchemar sur un plateau hanté par le fantôme d'une comédienne décédée. Il n'y a rien de complexe dans l'intrique ni dans l'exposition des personnages, deux actrices au caractère opposé, mais les germes de &lt;i&gt;Ring&lt;/i&gt; sont déjà là : la mise en scène simple et glaçante, le spectre aux longs cheveux noirs et à la peau blafarde, le glissement progressif vers la folie... Et surtout la mort qui débarque sans prévenir, quand on ne l'attends pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve également l'analyse répétée d'un fragment de film, ici des &lt;i&gt;rushs&lt;/i&gt; d'une série où joue l'actrice décédée, qui préfigure la K7 maudite de &lt;i&gt;Ring&lt;/i&gt;. Ces images banales qui à chaque projection semblent un peu plus inquiétantes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, &lt;i&gt;Joyū-rei&lt;/i&gt; est loin d'être aussi bien construit que &lt;i&gt;Ring&lt;/i&gt; (qui lui-même s'est fait surpasser plusieurs fois, notamment par &lt;i&gt;Dark Water&lt;/i&gt; du même Nakata), mais il fonctionne déjà bien, et cela deux années avant la sorti de son petit frère. Il mérite donc d'être vu, ne serait-ce que pour des raisons historiques.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-338221594000626414?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/338221594000626414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=338221594000626414' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/338221594000626414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/338221594000626414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/08/le-spectre-de-lactrice-de-hideo-nakata.html' title='Le Spectre de l&apos;actrice de Hideo Nakata'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7544551656781462696</id><published>2011-08-16T12:12:00.001+02:00</published><updated>2011-12-09T10:31:20.159+01:00</updated><title type='text'>Ip Man de Wilson Yip</title><content type='html'>&lt;i&gt;Ip Man&lt;/i&gt; est un film hongkongais réalisé par Wilson Yip et sorti en 2008. Il est interprété par Donnie Yen, Simon Yam, Fan Siu-wong, Lam Ka-tung et Xing Yu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/ip-man.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ip Man est un personnage réel, connu pour avoir promu le Wing Chun, un art martial de combat rapproché popularisé par Bruce Lee. En fait, Bruce Lee était lui-même un élève Ip Man. Mais ne vous attendez pas à une biographie ennuyeuse et exacte. Ip Man est romancé au possible et se rapproche plus des &lt;i&gt;Il était une fois en Chine&lt;/i&gt; que de la fresque historique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'action se situe à Foshan dans les années 30. Ip Man est passionné par les arts martiaux, mais n'enseigne pas. Issu d'une famille riche, il n'a pas besoin de disciple pour gager sa vie et passe ses journées à discuter avec ses amis, à rencontrer des maitres d'arts martiaux et à s'occuper de sa femme et de son fils. Hélas, suite à l'invasion de 1937, sa maison et ses biens sont saisis par d'infâmes militaires japonais. Ip est obligé d'accepter de travailler dans une mine de charbon pour subvenir aux besoins de sa famille. Particulièrement calme, Ip accepte son nouveau sort avec résignation et philosophie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général Miura, désireux de prouver la supériorité de son karaté, paye un sac de riz aux chinois qui acceptent de se battre contre lui ou contre ses hommes. Ip le découvre, mais n'est pas intéresse dans un premier temps. Suite à la mort d'un amis dans un ces combats, il changera cependant d'avis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La principale qualité de Ip Man réside dans la qualité de ses scènes de combat. Les chorégraphies de Sammo Hung sont somptueuses et surtout la mise en scène de Wilson Yip est percutante et majestueuse, rappelant Tsui Hark. Si vous avez aimé &lt;i&gt;SPL: Sha Po Lang&lt;/i&gt;, du même réalisateur, alors vous retrouverez sa signature visuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donnie Yen incarne avec justesse un héros qui brille par son calme, son talent et une philosophie faite de modestie et d'honneur. Toute la thématique du film est que Ip Man peut accepter d'être humilié, mais ne peut pas accepter que la chine soit humiliée. Loin des héros fanfarons cherchant à défendre leur nom ou leur dignité, il ne se bat qu'en dernier recours et a conséquemment une rare légitimité. Hélas cette facette du film est annihilée par la dimension caricaturale des méchants (exception faite de Miura).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous aimez les films d'arts martiaux, alors &lt;i&gt;Ip Man&lt;/i&gt; compte parmi les réussites post-2000, même si je regrette un peu que le projet d'origine, originellement destiné à Wong Kar-wai (&lt;i&gt;In the Mood for Love&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;2046&lt;/i&gt;), ait été annulé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7544551656781462696?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7544551656781462696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7544551656781462696' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7544551656781462696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7544551656781462696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/08/ip-man-de-wilson-yip.html' title='Ip Man de Wilson Yip'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-853009688271895125</id><published>2011-08-16T11:06:00.000+02:00</published><updated>2011-08-16T12:15:15.925+02:00</updated><title type='text'>Zebraman 2 de Takashi Miike</title><content type='html'>&lt;i&gt;Zebraman 2&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Zeburâman: Zebura Shiti no gyakushû&lt;/i&gt; en VO) est un film japonais de science-fiction réalisé par Takashi Miike en 2010. Il est interprété par Shô Aikawa, Riisa Naka, Tsuyoshi Abe et Masahiro Inoue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/zebra2.jpg" /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les séries &lt;i&gt;Super Sentai&lt;/i&gt; sont extrêmement importantes et populaires au japon. Que ce soit &lt;i&gt;Kamen Rider&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Ultraman&lt;/i&gt;, les héros masqués défendant l'humanité avec acharnement ont bercé l'enfance de plusieurs générations. Dotés de scénarios simples, de personnages naïfs et d'une énorme dose de bons sentiments (amitié, courage, pardon, amour), ces séries semblent fasciner Miike. Pas étonnant donc, qu'en plus des films &lt;i&gt;Zebraman&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Yatterman&lt;/i&gt;, il ait réalisé quelques épisodes d'&lt;i&gt;Ultraman Max&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire que j'attendais &lt;i&gt;Zebraman 2&lt;/i&gt; est un euphémisme. Le premier volet est tout simplement mon film de super-héros préféré (précisément parce que ce n'est pas un film de super-héros). Sorte de &lt;i&gt;Visitor Q&lt;/i&gt; pour les gamins, &lt;i&gt;Zebraman&lt;/i&gt; démarrait comme une comédie cynique sur la désagrégation des institutions. Shinichi est professeur : il est méprisés par ses élèves et trompé par sa femme. Sa fille, lycéenne, se prostitue. Des agressions se multiplient, mais la police est impuissante. Au milieu de ce quotidien sordide, Shinichi se déguise en Zebraman, un héros oublié d'une série déprogrammée. Et puis finalement le film dérapait vers une sorte d'épisode de &lt;i&gt;Bioman&lt;/i&gt;... Et Shinichi sauvait le monde d'un invasion entra-terrestre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Zebraman 2&lt;/i&gt; démarre quelques semaines après la fin du premier opus. Shinichi est devenu une idole, harcelé par la presse et par des fans. Sa femme et ses enfants l'ont quitté et il n'est plus capable de se transformer en Zebraman... Et voilà qu'il se fait enlever par une sorte de savant fou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un générique électrique et magistralement chorégraphié, qui se révèle en fait être un clip de Zebra Queen, une jeune star de l'electro J-pop déjantée, sensuelle et décadente. Shinichi se réveille en 2025, dans un japon futuriste. Là, sous l'influence d'un gouverneur adulé des foules, a été instauré le Zebra Time. A cinq heures pile, et pendant cinq minutes, tous ceux qui ont du pouvoir peuvent en abuser légalement. En guise d'illustration, la police tire sur des innocents, un chirurgien torture son patient et un préfet abuse de sa secrétaire (pour être plus exact, il lui casse les jambes)... Bienvenu dans Zebra City, le nouveau nom de Tokyo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amnésique et toujours incapable de se transformer en Zebraman, Shinichi va découvrir que Zebra Queen, l'idole vêtue de noire dont la musique sert de BO au film, n'est autre que son côté sombre, devenu une personne à part entière. Privé de son noir, et donc de ses rayures, il va essayer de comprendre son destin et de défendre les victimes du Zebra Time.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec toujours le même humour décalé, le même mélange étrange de genres et la même sincérité, Miike nous offre un nouveau chef-d'œuvre. Si vous êtes normalement constitué, vous avez 9 chances sur 10 de détester ce film. Mais si vous êtes le dixième homme, alors vous vous régalerez. Cette fois le budget est conséquent : il y a des scènes de destruction de Tokyo assez majestueuses, des pluies de balles et un bon casting, mais c'est surtout dans les costumes et les éclairages que ça se voit. Comme &lt;i&gt;Crow Zero&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Zebraman 2&lt;/i&gt; tient du magazine de mode vestimentaire et du clip géant. Le soin est poussé très loin, puisqu'un single de Zebra Queen est sorti au Japon avant le film, accompagné de deux clips illustrant ses deux pistes (ils sont par ailleurs intégrés à la narration du film).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là où &lt;i&gt;Zebraman 2&lt;/i&gt; brille vraiment, c'est pas ses quelques minutes surréalistes (Asano qui réprimande Zebra Queen pour avoir jeté une cigarette sur le sol, une centrifugeuse géante pour séparer le bien du mal, et la fameuse scène de "fusion").&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-853009688271895125?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/853009688271895125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=853009688271895125' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/853009688271895125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/853009688271895125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/08/zebraman-2-de-takashi-miike.html' title='Zebraman 2 de Takashi Miike'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-5326215174432484212</id><published>2011-08-08T12:09:00.000+02:00</published><updated>2011-08-16T12:16:28.237+02:00</updated><title type='text'>Into the Wild de Sean Penn</title><content type='html'>&lt;i&gt;Into the Wild&lt;/i&gt; est un film américain réalisé par Sean Penn en 2007. Il s'agit d'une adaptation du roman biographique &lt;i&gt;Voyage au bout de la solitude&lt;/i&gt;, écrit par Jon Krakauer en 1996. Il est interprété par Emile Hirsch, Marcia Gay Harden, William Hurt, Jena Malone et Catherine Keener.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/into-wild.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire est celle de Christopher McCandless, un étudiant américain incapable de supporter la société. Par rejet, il brule ses papiers et se débarrasse de tout ses économies. D'abord vagabond vivant de petits boulots, il fuit de plus en plus tout contact avec ses semblables pour finalement partir comme un ermite en Alaska.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Into the Wild&lt;/i&gt; brille par sa simplicité et son absence totale de jugement. Loin de vouloir instrumentaliser l'histoire de Christopher McCandless pour soutenir un thèse quelconque, il est ouvert à toute interprétation. C'est pour cela qu'il plaira autant au bobo qu'au chasseur, et autant à l'existentialiste qu'à l'alter-mondialiste anti-capitaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les écologistes idéalisant la nature y verront une plaidoirie pour un retour au sources et un rejet de la modernité. Les existentialistes y liront une preuve de la liberté suprême humaine : après tout, le héros parvient à rejeter son conditionnement social, éducatif et surtout à fuir systématiquement l'affection qui lui est offerte toute au long du film. Les cyniques (ou réalistes, question de point de vue) retiendront la pathétique fin de Christopher, et sa totale incapacité à s'adapter à une vie sauvage qu'il idéalise mais dont il ne sait rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Splendide et reposant sur des effets simples de mise en scène, le film de Sean Penn évoque le cinéma de Clint Eastwood et les westerns contemplatifs classiques d'Hollywood. C'est beau, tragique et majestueux. La nature semble démesurée, vivante et pourtant désespérément vide. L'aspect contemplatif du film fait écho au caractère laconique de son héros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par sa thématique et son dénouement, &lt;i&gt;Into the Wild&lt;/i&gt; rappelle aussi furieusement &lt;i&gt;Grizzly Man&lt;/i&gt; de Werner Herzog. Un autre chef-d'oeuvre dont il faudra que je vous parle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-5326215174432484212?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/5326215174432484212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=5326215174432484212' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5326215174432484212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/5326215174432484212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/08/into-wild-de-sean-penn.html' title='Into the Wild de Sean Penn'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6847227984605537126</id><published>2011-06-20T14:27:00.000+02:00</published><updated>2011-08-16T16:12:29.108+02:00</updated><title type='text'>Une page folle de Teinosuke Kinugasa</title><content type='html'>Une page folle (Kurutta ippêji) est un film Japonais réalisé par Teinosuke Kinugasa en 1926. Il est interprété par Masuo Inoue, Yoshie Nakagawa, Ayako Iijima, Hiroshi Nemoto et Misao Seki. Le scénario est écrit par Yasunari Kawabata, qui reçut le prix Nobel de littérature en 1968.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/page-madness.jpg"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne connaissent pas Teinosuke Kinugasa, il a eu le Grand Prix en 1954 au festival de Cannes. C'était pour le film &lt;i&gt;La porte de l'enfer&lt;/i&gt; qui constitue un sommet esthétique incontournable. Avant d'obtenir une célébrité internationale avec son prix, Kinugasa s'était déjà démarqué avec &lt;i&gt;Une page folle&lt;/i&gt;, un film noir et blanc et muet sorti en 1926.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moitié surréaliste, et très inspiré du cinéma expressionniste allemand, le film raconte l'histoire d'un homme dont la femme, folle, est internée dans un asile psychiatrique. Lui rendant visite régulièrement, il trouve un travail sur place affin de rester au près d'elle. Finalement il tente de la faire évader, mais cette dernière n'est pas en état de comprendre ce qu'il lui veut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est terriblement tragique, notamment par l'alternance entre la vision du mari et la perception déformée et surréaliste du monde de la femme. Les efforts de l'homme pour essayer encore de communiquer avec son épouse sont poignants. Il n'y a pas un seul intertitre dans tout le film, ce qui rend l'histoire assez difficile à suivre mais renforce l'impression d'incommunication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'existe plus qu'une copie du film (qui fut longtemps considéré comme perdu). L'American Film Institute a bien voulu la prêter au ministère de la culture dans le cadre du premier Festival de l'histoire de l'art et c'est ainsi que j'ai pu le découvrir. Je ne sais pas comment vous ferez pour le visionner mais ça vaut le coup. En attendant, on trouve un extrait de quelques minutes sur Dailymotion (qui correspond d'ailleurs au tout début du film).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ans avant &lt;i&gt;Un chien andalou&lt;/i&gt;, le cinéma japonais prouvait qu'il pouvait produire des OVNIs cinématographiques surréalistes. Donc si vous aimez la culture nipponne, vous savez ce qu'il vous reste à faire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6847227984605537126?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6847227984605537126/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6847227984605537126' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6847227984605537126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6847227984605537126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/06/une-page-folle-de-teinosuke-kinugasa.html' title='Une page folle de Teinosuke Kinugasa'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1973765237129540123</id><published>2011-06-20T14:08:00.000+02:00</published><updated>2011-08-18T10:04:10.427+02:00</updated><title type='text'>Triangle de Christopher Smith</title><content type='html'>&lt;i&gt;Triangle&lt;/i&gt; est un film anglais réalisé par Christopher Smith en 2009. Il est interprété par Melissa George, Joshua McIvor, Jack Taylor, Michael Dorman et Henry Nixon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/triangle.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un faible pour Christopher Smith. Malgré son nom tellement banal qu'il est difficile à retenir, il a toujours fait preuve d'une grande inventivité dans sa façon de s'approprier les codes du cinéma de genre pour en faire quelque chose d'original. A mes yeux, &lt;i&gt;Severance&lt;/i&gt; est le meilleur survival jamais réalisé (mais vu seul, il n'a aucun intérêt, il n'est bon que si on connait &lt;i&gt;La coline a des yeux&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Détour mortel&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Massacre à la tronçonneuse&lt;/i&gt;). Aimant par ailleurs les histoires de voyage dans le temps, j'attendais donc beaucoup de son &lt;i&gt;Triangle&lt;/i&gt;, un film sorti en 2009 en Angleterre mais venant tout juste de trouver un distributeur chez nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Triangle est l'histoire d'une femme : Jess. Célibataire et mère d'un enfant autiste, elle se laisse convaincre par un ami de prendre un jour de vacances sur son voilier en même temps que quelques autres connaissances. Mais après trois heures de navigation, le vent tombe brusquement et une tempête étrange débarque sans crier gare. L'esquif est retourné par une vague... heureusement un paquebot démesuré passe à proximité et nos héros sont recueillis à bord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cadre du film est principalement ce paquebot, l'Aeolus. Ce décors démesuré et théâtral est vide, à l'exception de nos rescapés. Après une montée progressive de la tension, et au détour d'un couloir, Jess finit par se croiser elle même. Commence alors une complexe histoire de boucle temporelle et de meurtres en série dont le rythme s'emballe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que lorgnant en apparence du côté du slasher, le film est intelligent et élaboré, voir virtuose. Les personnages existent en plusieurs exemplaires qui interagissent entres eux de façon complexe, et une fois le film fini il est impossible de résister à la tentation de le voir une seconde fois pour mettre à l'épreuve ses hypothèses. Les références au cinéma horrifique (&lt;i&gt;Shining&lt;/i&gt; en tête) mais aussi à la mythologie grec (Éole et le père de Sisyphe, qui était condamné à répéter infiniment la même besogne), sont appréciables, tout comme la multitude d'interprétations offertes par certaines scènes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous avez aimé &lt;i&gt;Timecrimes&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Halloween&lt;/i&gt;, foncez sans hésiter sur &lt;i&gt;Triangle&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1973765237129540123?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1973765237129540123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1973765237129540123' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1973765237129540123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1973765237129540123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2011/06/triangle-de-christopher-smith.html' title='Triangle de Christopher Smith'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-3879384440677470011</id><published>2010-06-04T14:37:00.001+02:00</published><updated>2011-09-13T16:53:05.686+02:00</updated><title type='text'>Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurosawa</title><content type='html'>&lt;i&gt;Tokyo Sonata&lt;/i&gt; est un film japonais réalisé par Kiyoshi Kurosawa en 2008. Il est interprété par Teruyuki Kagawa, Kyôko Koizumi, Yû Koyanagi, Inowaki Kai et Haruka Igawa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/tokyo-sonata.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kiyoshi Kurosawa ne fait pas que des &lt;i&gt;yurei eiga&lt;/i&gt;. Certes, &lt;i&gt;Kairo&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Séance&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Loft&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Rétribution&lt;/i&gt; peuvent facilement êtres classés dans le genre, mais à chaque fois les éléments surnaturels sont là pour souligner un propos réaliste et réfléchi sur des problèmes profonds. Ici nous avons donc un drame social sans fantômes ni la moindre once de cinéma fantastique, et pourtant le style inimitable de Kiyoshi Kurosawa se perçoit sur chaque plan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'une famille japonaise plutôt aisée. La mère est femme au foyer. Le père est absent, pris par son travail. Un jour il est licencié pour des raisons économiques. Incapable de l'avouer à son épouse, il profite de ses indemnités de licenciement pour lui cacher la vérité et continue tous les matins à prétendre partir au bureau. En faisant la queue pour obtenir un bol de soupe gratuite il rencontre un autre sans emploi dans la même situation que lui... Privé de son travail, qui le définissait,  il compense son impuissance par une autorité de plus en plus tyrannique sur sa famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tokyo Sonata&lt;/i&gt; c'est une famille qui se disloque par manque de communication. C'est un homme trop fière pour avouer ses faiblesses qui se retrouve privé de sa place dans la société. Son fils ainé fuit en entrant dans l'armé américaine. Son cadet tente de s'échapper par la musique et demande à suivre des cours de piano, cours que lui refuse son père. C'est terriblement déprimant, avec les deux thèmes majeurs de Kurosawa : l'impossibilité de communiquer et une société déshumanisante... Tout dérive et se désagrège. Au milieu de tout ça nous avons un gamin qui tente d'apprendre le piano en répétant sur un clavier cassé, récupéré dans un poubelle et parfaitement silencieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis c'est la grande surprise : les morceaux finissent par se recoller. Là où le spectateur attend un dénouement tragique à la &lt;i&gt;Kairo&lt;/i&gt;, il découvre un message presque optimiste. Il n'y a que quelques protagonistes qui se suicident et les autres passent au travers et se relèvent... On est à des kilomètres de l'inexorable déroulement de &lt;i&gt;Charisma&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Jellyfish&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Cure&lt;/i&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tokyo Sonata&lt;/i&gt; est incontournable. Il peut sembler irréaliste ou maladroit mais ce ne sont que des défauts superficiels. Au fond il est parfaitement réglé, calculé et raconté. &lt;i&gt;Jellyfish&lt;/i&gt; du même réalisateur avait été nominé pour la palme d'or en 2003 mais n'avais reçu aucun prix à Cannes. &lt;i&gt;Tokyo Sonata&lt;/i&gt; a décroché en 2008 le prix du jury dans la catégorie Un certain regard. Il était vraiment temps que le talent de Kiyoshi Kurosawa soit pleinement reconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour conclure, ça fait plaisir d'entendre le mouvement &lt;i&gt;Clair de Lune&lt;/i&gt; des &lt;i&gt;Suite bergamasque&lt;/i&gt; de Claude Debussy intégralement interprété. Cette pièce pour piano est si populaire au cinéma qu'il est frustrant d'en entendre éternellement quelques notes sans jamais pouvoir l'écouter du début à la fin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-3879384440677470011?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/3879384440677470011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=3879384440677470011' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/3879384440677470011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/3879384440677470011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2010/06/tokyo-sonata-de-kiyoshi-kurosawa.html' title='Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurosawa'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-2426886778715467603</id><published>2010-06-03T15:43:00.002+02:00</published><updated>2011-09-13T16:55:17.836+02:00</updated><title type='text'>L'heure suprême de Frank Borzage</title><content type='html'>&lt;i&gt;L'heure suprême&lt;/i&gt; est un film américain réalisé en 1927 par Frank Borzage. Il est interprété par Janet Gaynor, Charles Farrell, Ben Bard, Albert Gran, David Butler et  Marie Mosquini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/heure-supreme.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne parle sur ce blog que de séries Z, de films d'horreur et de cinéma complètement inclassable mais ça ne représente qu'une infime partie de ce que je regarde. Pour le cinéma sérieux il existe heureusement des milliers de journaux, de livres et de blogs traitant très bien le sujet. Ça ne sert à rien d'écrire un article pour dire qu'il faut voir un chef-d'œuvre comme &lt;i&gt;Les visiteurs du soir&lt;/i&gt; puisque tout les cinéphiles connaissent déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe cependant un cinéma mélodramatique hollywoodien sous-estimé. De par son exagération son lyrisme et son mysticisme il à sa place ici. C'est le cinéma de Frank Borzage, un réalisateur dont le gros de la filmographie à été tourné entre 1920 à 1940. En 1927, il réalise une mélodrame intitulé &lt;i&gt;L'heure suprême&lt;/i&gt; pour lequel j'ai une affection infinie. C'est de ce film que je vais vous parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'une jeune fille, Diane (Janet Gaynor dans un rôle qui lui vaudra un Oscar), maltraitée par sa sœur Nana (cette dernière la fouette même littéralement). Poursuivie dans les rues d'un Montmartre symbolique (parisiens, passez votre chemin) par Nana, elle rencontre Chico (Charles Farrell, également oscarié pour ce film) qui la sauve. Simple balayeur il se révèle d'une grandeur d'âme peu commune et la prends sous sa protection. Les deux amoureux coulent des jours heureux dans leur mansarde au septième étage (d'où le titre original, &lt;i&gt;Seventh Heaven&lt;/i&gt;). Mais c'est la mobilisation de 14 et Chico doit partir au front. Les il convient alors avec sa bienaimée d'un rendez-vous mental, tous les jours, à 11 heures (l'heure de leur rencontre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est une merveille esthétique, mais ce qui est le plus intéressant dans cette bijoux du cinéma muet, c'est sa dimension mystique. Ainsi, on retrouve dans &lt;i&gt;L'heure suprême&lt;/i&gt; un mariage purement symbolique entre les deux héros (pas de témoins ni de prêtres, mais un échange de serment en face à face), une des caractéristiques récurrentes du cinéma de Borzage. Il y a aussi une obsession mystique pour la question de la foi (Diane est croyante alors que Chico est athée), et une dimension surnaturelle d'un lyrisme exacerbé. Car lors de leurs rendez-vous mentaux, les deux amoureux sont en contact télépathique, contact uniquement suggéré par une mise en scène brillante...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est larmoyant, bourré de symboles et contrasté à l'infini (horreur des tranchées, mansarde paradisiaque, égouts obscurs, usine d'obus déshumanisante).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-2426886778715467603?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/2426886778715467603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=2426886778715467603' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/2426886778715467603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/2426886778715467603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2010/06/lheure-supreme-de-frank-borzage.html' title='L&apos;heure suprême de Frank Borzage'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8074594445764103360</id><published>2010-04-09T11:44:00.002+02:00</published><updated>2011-11-21T12:08:20.976+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sales bêtes'/><title type='text'>Rogue de Greg Mclean</title><content type='html'>&lt;i&gt;Rogue&lt;/i&gt; est un film australien réalisé par Greg Mclean en 2007. Il est interprété par Radha Mitchell, Michael Vartan, Sam Worthington, Caroline Brazier et Stephen Curry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/rogue.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une bande de touristes part en excursion sur un fleuve australien pour observer les crocodiles. Sur le chemin du retour ils aperçoivent une fusée de détresse qui les pousse à faire un détour. Ce qu'ils ne savent pas encore c'est qu'ils s'aventurent sur le territoire d'un très gros crocodile qui n'aime pas les intrus (mais qui apprécie beaucoup leur goût).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tourné en Australie, &lt;i&gt;Rogue&lt;/i&gt; offre des décors naturels digne d'un documentaire de Yann Arthus-Bertrand, mais sans l'insupportable voix off répétant « on est que des méchants qui polluent, c'est triste ». Les images sont colorées, magistralement cadrées, superbement éclairées et d'une beauté sauvage faisant parfois oublier l'intrique. Car, si la photographie est parfaite, le scénario est des plus convenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça commence par une présentation en règle des personnages, tous assez clichés : nous avons la guide touristique courageuse et décidée, l'américain hautain, le couple avec une maman cancéreuse et leur gamine adolescente, les deux bouseux du coin, rustres en apparence mais tout gentils au fond, le type qui va se faire bouffer en premier, etc. Ensuite, dès que le présentations son bien faites la bête entre en scène. Comme les crocodiles basent leur chasse sur l'effet de surprise (suivi de la noyade de leur proie) ça donne des scènes d'attaque très courtes et se terminant systématiquement par quelques ronds dans l'eau symbolisant la disparition d'un nouveau membre du casting. C'est efficace bien que très simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Rogue&lt;/i&gt; est un bon film dans le genre particulier et très codifié des films de « bestioles ». Certes les personnages sont assez stupides et la fin est plus énorme encore que le saurien de l'affiche, mais si on fait abstraction de ces deux défauts tout fonctionne. Les acteurs jouent bien, on s'en met pleins les yeux avec des paysages australiens et le temps passe très vite. Et puis avouez qu'un crocodile c'est plus effrayant que des rats (&lt;i&gt;The Food of the Gods&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La Malédiction des Rats&lt;/i&gt;), des lapins (&lt;i&gt;Night of the Lepus&lt;/i&gt; de William F. Claxton) ou des grenouilles (&lt;i&gt;Frogs&lt;/i&gt; de George McCowan).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8074594445764103360?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8074594445764103360/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8074594445764103360' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8074594445764103360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8074594445764103360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2010/04/rogue-de-greg-mclean.html' title='Rogue de Greg Mclean'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1117786266934727109</id><published>2010-04-09T11:28:00.000+02:00</published><updated>2010-04-10T09:13:11.810+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='internet'/><title type='text'>Acheter et entretenir sa tronçonneuse</title><content type='html'>Le blog déviant, cinéphile et délicieux intitulé judicieusement &lt;i&gt;Acheter et entretenir sa tronçonneuse&lt;/i&gt; a déménagé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Appartement la politique de la plateforme Blogger (qui appartient à Google depuis 2003) en termes d'avertissement a fâché Ghidorah (et Ghidorah fâché passe en mode Keizer Ghidorah, ce qui est très dangereux). Son déménagement est donc très compréhensible (une page d'accueil signalant que c'est du contenu "objectionable" c'est pas vendeur). Voir ainsi un excellent blogue consacré au cinéma déviant, aux cat III et aux séries Z se retrouver affublé d'un avertissement le faisant passer pour un vulgaire site prono en dit long sur la discrimination que subit toujours le cinéma horrifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour dire que la nouvelle adresse est ici :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://acheteretentretenirsatronconneuse.com/blog/"&gt;http://acheteretentretenirsatronconneuse.com/blog&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est toujours autant chargé en extraits animés de films, en iconographie, en posters et en jaquettes, et ça traite toujours de classiques et de films obscurs que personne ne connait hormis Ghidorah, moi et les anciens de la rédaction de Mad Movie. Bref c'est toujours de la bonne lecture.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1117786266934727109?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1117786266934727109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1117786266934727109' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1117786266934727109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1117786266934727109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2010/04/acheter-et-entretenir-sa-tronconneuse.html' title='Acheter et entretenir sa tronçonneuse'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-8604748205734487099</id><published>2010-04-08T20:46:00.002+02:00</published><updated>2012-01-24T23:07:15.620+01:00</updated><title type='text'>From Within de Phedon Papamichael</title><content type='html'>&lt;i&gt;From Within&lt;/i&gt; est un film américain réalisé par Phedon Papamichael en 2008. Il est interprété par Elizabeth Rice, Thomas Dekker, Kelly Blatz, Laura Allen et Adam Goldberg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/from-within.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les ans depuis 2006 se déroule aux États-Unis un festival de film indépendant entièrement consacré à l’horreur. C’est le &lt;i&gt;After Dark Horrorfest&lt;/i&gt; aussi connu sous le nom &lt;i&gt;8 Films to Die For&lt;/i&gt;. Comme son nom l’indique, chaque fois 8 films sont sélectionnés (plus quelques « bonus » certaines années).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut saluer l’initiative qui permet la large diffusion de films normalement confidentiels (horreur ET indépendant, c’est deux tares à la fois sur le marché du cinéma). Dans le tas on trouve pas mal de navets, mais aussi quelques bons films. Je le dis tout de suite : &lt;i&gt;From Within&lt;/i&gt; fait partie des réussites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une petite ville très puritaine dotée d'un pasteur charismatique et à la limite de la folie (on pense à &lt;i&gt;The Mist&lt;/i&gt;), une série de suicides mystérieux se répand comme une traîné de poudre. Très vite les soupçons se portent sur le fils d'une ancienne sorcière (morte brûlée vive suite à un "accident" provoqué par la fureur du bon peuple). Les fanatiques accusent ce jeune homme beau et ténébreux d'avoir lancé une malédiction causant toutes ces morts... L'héroïne se lie d'amitié avec lui après qu'il se soit fait tabasser, luttant seule contre la superstition et le fanatisme de tout une communauté...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scénario est vraiment réussi, même s'il frustrera la plus part des spectateurs tant il joue intelligemment avec les préjugés. Le point de départ, l'héroïne qui tombe amoureuse du beau jeune homme mystérieux dans un style &lt;i&gt;Twilight&lt;/i&gt;, parce que tout les villageois sont des salauds qui font rien que l'accuser à tort, est en fait un énorme cliché qui se retourne merveilleusement bien contre le spectateur. On perd ses repères en croyant les trouver (tant de personnages sont des archétypes éculés) et quand le twist final déboule on est complètement bluffé.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cerise sur le gâteau : la photographie et les acteurs sont vraiment satisfaisants pour une production indépendante et certains plans sont extrêmement bien ficelées (mention spéciale à la scène finale, sur le ponton d’un lac, c’est de l’efficacité en pack de 10 litres). Si vous ne devez retenir qu'un film de l'édition 2009 du festival c'est lui (bon, j'aime beaucoup &lt;i&gt;The Broken&lt;/i&gt; sélectionné la même année, mais je reviendrais dessus).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-8604748205734487099?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/8604748205734487099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=8604748205734487099' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8604748205734487099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/8604748205734487099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2010/04/from-within-de-phedon-papamichael.html' title='From Within de Phedon Papamichael'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-4349713367743666389</id><published>2010-04-08T20:28:00.000+02:00</published><updated>2011-08-16T12:21:43.839+02:00</updated><title type='text'>Tokyo Gore Police de Yoshihiro Nishimura</title><content type='html'>&lt;i&gt;Tokyo Gore Police&lt;/i&gt; (Tôkyô zankoku keisatsu en VO) est un film japonais réalisé par Yoshihiro Nishimura en 2008. Il est interprété par Eihi Shiina, Itsuji Itao, Yukihide Benny et Jiji Bû.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/tokyo-gore-police.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aborder &lt;i&gt;Tokyo Gore Police&lt;/i&gt; est délicat. Avant même sa sortie un noyau dur de fans le considérait comme un futur classique. A cela on trouvait deux raisons. La première c’est le réalisateur de &lt;i&gt;Meatball Machine&lt;/i&gt;, Yoshihiro Nishimura en personne, l’homme ayant passé les quinze dernières années à signer les effets spéciaux et les maquillages de ce que le Japon a produit de plus gore, glauque et étrange (&lt;i&gt;Suicide Club&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Machine Girl&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Noriko's Dinner Table&lt;/i&gt;). La seconde c’était la promesse (touchante de naïveté) que &lt;i&gt;Tokyo Gore Police&lt;/i&gt; allait être le film le plus sanglant de l’histoire du cinéma. Pas le plus sanglant dans le sens violent et insoutenable (ce qui serait très subjectif), non, le plus sanglant selon un critère parfaitement quantitatif : en volume de faux sang utilisé pour le tournage et projeté sur les acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tokyo Gore Police&lt;/i&gt; c’est l’histoire d’une futur proche où la police à été privatisée et se permet de commettre les pires exactions. Nous suivons Ruka (Eihi Shiina, déjà remarquée dans &lt;i&gt;Audition&lt;/i&gt; de Takashi Miike, un de mes films favoris), une jeune femme flic aux méthodes très radicales. Entre deux interventions elle se taille joyeusement les poignets au cutter, car la dernière tendance est aux cicatrices de suicide sur les avant-bras (c’est le grand retour de l’existentialisme). Mais voilà que des "mutants" font leur apparition. Dotés d’excroissances naturelles pouvant servir d’armes, ils sont redoutables. D’ailleurs d’où viennent-ils exactement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scénario est moins simple que ce qu’on pourrait croire et se complet dans la description hyper-pessimiste d’un japon caricatural qui ferait passer le &lt;i&gt;Kaïro&lt;/i&gt; de Kiyoshi Kurosawa pour un compte de fées. C’est crade et bourré de clichés mais c’est terriblement efficace et les amateurs de manga et de cinéma asiatique retrouvent leurs repères en un instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film tient par moment de la collection de scènes choc : massacre de civils innocents, prostitués monstrueuses obtenues par des opérations chirurgicales digne du &lt;i&gt;Human Centipede&lt;/i&gt; de Tom Six, écartèlement, démembrement, mutations en temps réel, combat à la tronçonneuse et sado-masochisme, tout y passe en vrac. Il y a des idées piquées aux animes, d’autres piochées dans &lt;i&gt;Tetsuo&lt;/i&gt;, dans &lt;i&gt;Suicide Club&lt;/i&gt;, dans &lt;i&gt;RoboCop&lt;/i&gt; et dans &lt;i&gt;Anatomia Extinction&lt;/i&gt; (dont &lt;i&gt;Tokyo Gore Police&lt;/i&gt; serait plus ou moins un remake).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des débats interminables sur IMDB pour savoir si le film est effectivement plus gore que &lt;i&gt;Bain Dead&lt;/i&gt;. Pour moi c’est évident qu’il l’est. Mais ce n’est pas vraiment la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si &lt;i&gt;Tokyo Gore Police&lt;/i&gt; ne se prends pas au sérieux il risque de vous flaquer une sévère nausée... A moins que vous ne passiez toute la séance à vous esclaffer comme un gros amateur déviant d’effets gores (ce qui est un peu le but recherché, mais je n’ai pas vu les choses ainsi). Dans tout les cas c’est une expérience bizarre et &lt;i&gt;too much&lt;/i&gt; comme seule les japonais savent en filmer. Dans le genre on n’avait pas fait aussi inventif et exagéré depuis &lt;i&gt;Ichi the Killer&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-4349713367743666389?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/4349713367743666389/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=4349713367743666389' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4349713367743666389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4349713367743666389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2010/04/tokyo-gore-police-de-yoshihiro.html' title='Tokyo Gore Police de Yoshihiro Nishimura'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7544061907482269152</id><published>2009-09-10T16:02:00.000+02:00</published><updated>2010-06-10T10:25:27.073+02:00</updated><title type='text'>Small Town Folk de Peter Stanley-ward</title><content type='html'>&lt;i&gt;Small Town Folk&lt;/i&gt; est un film anglais réalisé par Peter Stanley-ward en 2005. Il est interprété par Chris R. Wright, Dan Palmer, Greg Martin, Hannah Flint et Warwick Davis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://i28.tinypic.com/2dhtent.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A force de regarder des petites séries B horrifiques et des DTV par centaines on finit forcément par tomber sur des bons morceaux. Non pas que je sois particulièrement difficile... si je n'aimais pas les &lt;i&gt;slashers&lt;/i&gt; tournés avec un budget inférieur au prix d'une botte de radis et les &lt;i&gt;yurei eiga&lt;/i&gt; filmés au caméscope par une bande d'étudiants en cinéma persuadé que remaker &lt;i&gt;Ring&lt;/I&gt; peut se faire en un week-end, alors je ne tiendrais pas ce blog. Mais on n'est jamais à l'abri des bonnes surprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenez &lt;i&gt;Small Town Folk&lt;/i&gt;, par exemple. Ce truc est directement distribué en vidéo chez nous par Emylia. Il est édité au milieu de la collection &lt;i&gt;Sélection Extrême&lt;/i&gt; qui contient des étrons du calibre de &lt;i&gt;The Zombie Diaries&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Five across the eyes&lt;/i&gt; et pourtant il est très réussi dans son genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire parle d'une petite maison où faut surtout pas aller (dixit un vieux aux dents pourries) entourée d'une forêt où il faut pas partir cueillir des champignons. Évidemment toute une bande de jeunes va s'y rendre pour diverses raisons (parce qu'ils sont perdus où parce qu'ils cherchent un coin tranquille pour se livrer à des activités dont les gentilshommes ne parlent pas). A partir de là leur sort est assez prévisible... la région est en fait peuplée d'autochtones qui feraient passer les &lt;i&gt;2000 Maniacs&lt;/i&gt; de Herschell Gordon Lewis pour des gentils garçons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier truc qu'on remarque c'est la photographie. Les couleurs sont étranges avec des incrustations volontairement mal intégrées. Du coup les personnages ou certains objets ressortent, un peu comme dans ces vieux jeux d'aventures bourrés de vidéo où se mêlaient allègrement images numériques, &lt;i&gt;matte painting&lt;/i&gt; et acteurs incrustés. Personnellement j'apprécie, même si je ne voudrais pas voir ça trop souvent à l'écran. Au moins c'est original et ça rappel &lt;i&gt;The 7th Guest&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Otogiriso&lt;/i&gt;. Après ce n'est pas toujours très égal tout au long du film et ça tend parfois vers les gris moche, mais vu les moyens on va dire que c'est réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite il y a le montage qui tient par moment du trip sous acide, heureusement il est toujours lisible. Les gros plans déformés sur les visages sont légion et donnent un aspect western spaghetti rare dans ce genre de métrage. Les CGI se remarquent mais sont là où il faut quand il faut. Dommage encore une fois que le rythme soit inégal.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;Small Town Folk&lt;/i&gt; est outrancièrement gore, déjanté et simpliste. On y voit exploser un écureuil et une maison, boire de l'essence et surtout trucider une grande quantité d'adolescents et de bouseux déjantés. Si vous rêvez de tourner un petit &lt;i&gt;survival&lt;/i&gt; avec votre caméscope reçu à noël voilà un film à visionner de toute urgence. Il vous montrera précisément comment réussir un film d'horreur quand on n'a pas d'argent, pas de scénario et des acteurs approximatifs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7544061907482269152?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7544061907482269152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7544061907482269152' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7544061907482269152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7544061907482269152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2009/09/small-town-folk-de-peter-stanley-ward.html' title='Small Town Folk de Peter Stanley-ward'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://i28.tinypic.com/2dhtent_th.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-7956996247120987472</id><published>2009-09-06T12:44:00.000+02:00</published><updated>2009-09-06T12:46:05.948+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='zombis et contaminés'/><title type='text'>Dead Snow de Tommy Wirkola</title><content type='html'>&lt;i&gt;Dead Snow&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Død snø&lt;/i&gt; en VO) est un film norvégien réalisé par Tommy Wirkola en 2009. Il est interprété par Vegar Hoel, Stig Frode Henriksen, Charlotte Frogner, Lasse Valdal, Evy Kasseth Røsten et Jeppe Laursen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://i25.tinypic.com/117cjn6.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tommy Wirkola est a commencé sa carrière par une parodie pathétique de &lt;i&gt;Kill Bill&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Kill Buljo: The Movie&lt;/i&gt;). Mêlant des références lourd-dingues au film de Tarantino, lui-même essentiellement constituées de références, et de l'humour scatologique du plus bas étage, &lt;i&gt;Kill Buljo&lt;/i&gt; était absolument consternant. Ses gags oscillaient invariablement entre le déjà-vu ("je suis ton père" et autre gimmick éculés), l'humour dégueulasse pas drôle (avec une obsession pour le viol homosexuel) et le maladroit involontaire (les duels étaient hallucinants d'amateurisme). Pourtant il fut un petit succès et réussit même à s'exporter, donnant à Tommy Wirkola l'occasion de mettre en boîte son second long métrage : &lt;i&gt;Dead Snow&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des jeunes étudiants en médecine se rendent en montagne. Ils ont de la musique qu'ils peuvent écouter à fond, des filles et de la bière (l'essentiel pour amorcer un film d'horreur, donc). Le première soir, un petit vieux passe et les prévient que le mal rode depuis la tragique confrontation entre les villageois et les soldats nazis qui étaient en garnison dans les environs pendant la seconde guerre mondiale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Dead Snow&lt;/i&gt; est un film de zombi nazi. Mine de rien, le zombi nazi est un genre spécifique mais assez fourni : &lt;i&gt;Shock Waves&lt;/i&gt; de Ken Wiederhorn, &lt;i&gt;Le lac des morts vivants&lt;/i&gt; de Jean Rollin, &lt;i&gt;L'Abîme des morts vivants&lt;/i&gt; de Jesus Franco, mais aussi, des jeux vidéos comme &lt;i&gt;Bloodrayne&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Wolfenstein 3D&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Return to Castle Wolfenstein&lt;/i&gt;. D'ailleurs, dès les années 40, les scénaristes s'étaient intéressés au concept de soldat du 3ème reich rendu immortel par la magie vaudou avec des titres tels que &lt;i&gt;King of Zombies&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Revenge of the Zombies&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le genre le film de Tommy Wirkola est réussi. Les adolescents ne sont pas particulièrement attachants au débuts mais ils se prennent vite en main et, saisissants haches, marteaux et armes à feu, il fond du bon boulot. Loin d'un slasher, &lt;i&gt;Dead Snow&lt;/i&gt; offre de belles scènes de carnages où les potentielles victimes font preuve d'un rare esprit de combativité. On est pas au niveau d'&lt;i&gt;Evil Dead&lt;/i&gt; mais ça ne les empêche pas de se couper le bras à la tronçonneuse pour éviter d'être contaminés (référence respectueuse mais qui serait bien mieux amenée si, à cet instant du film, le geek cinéphile au t-shirt &lt;i&gt;Braindead&lt;/i&gt; était encore en vie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les décors sont plutôt jolis (la Norvège en grand angle et en pleine montagne c'est beau), les maquillages bien pensés et le tout va assez vite pour que l'ennui ne pointe jamais son nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, en attendant &lt;i&gt;Worst Case Scenario&lt;/i&gt; ("ils ont envahi notre pays" et "ils nous ont volé notre coupe du monde") dont le trailer fait le tour du web depuis quelques années, vous pouvez toujours mater &lt;i&gt;Dead Snow&lt;/i&gt; et profiter de ses hordes de SS mort-vivants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-7956996247120987472?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/7956996247120987472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=7956996247120987472' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7956996247120987472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/7956996247120987472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2009/09/dead-snow-de-tommy-wirkola.html' title='Dead Snow de Tommy Wirkola'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://i25.tinypic.com/117cjn6_th.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6501652450905098667</id><published>2009-09-03T19:19:00.002+02:00</published><updated>2009-09-03T19:20:14.150+02:00</updated><title type='text'>Zéro de conduite de Jean Vigo</title><content type='html'>&lt;i&gt;Zéro de conduite : Jeunes diables au collège&lt;/i&gt; est un film français réalisé par Jean Vigo en 1933. Il est interprété par Jean Dasté, Robert le Flon, Du Verron, Delphin, Léon Larive, Louis de Gonzague et Raphaël Diligent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://i32.tinypic.com/kb2261.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Vigo est le fils de l'anarchiste Eugène Bonaventure de Vigo. Pas étonnant donc que &lt;i&gt;Zéro de conduite&lt;/i&gt; fasse l'apologie de la révolution et du bouleversement de l'ordre établi. Mais ne vous attendez pas à un clone français d'&lt;i&gt;Izo&lt;/i&gt; ou d'&lt;i&gt;Il était une fois la révolution&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Zéro de conduite&lt;/i&gt; se déroule entièrement dans un petit collège et narre l'oppression d'enfants par leurs surveillants et la rébellion qui s'en suit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout démarre avec l'arrivée d'un nouveau pion, Huguet, dont la bienveillance va permettre à trois élèves perturbateurs, Caussat, Colin et Briel, toujours punis, d'ourdir un complot. Après avoir joué à imiter Charlie Chaplin et s'être attiré la sympathie des gamins en démontrant sa capacité à dessiner en faisant le poirier, Huguet va couvrir le plan des sauvageons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réalisé en 1933 mais interdit de projection pendant douze ans, car jugé "antifrançais", &lt;i&gt;Zéro de conduite&lt;/i&gt; n'est sorti qu'à la libération, en 1945. Aujourd'hui, cette surréaliste histoire de collégiens organisant un coup d'état dans leur établissement scolaire semble pourtant délicieusement bénigne dans sa forme, même si le fond prête toujours à réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique de Maurice Jaubert soutient admirablement bien certaines scènes muettes, même si le film est parlant et l'ensemble, sans atteindre le degrés de surréalisme d'un Luis Buñuel, tient de la pure poésie, tant visuelle que narrative. Alors si vous voulez rester un cinéphile déviant tout en vous cultivant un peu vous savez ce qu'il vous reste à faire... C'est même disponibles gratuitement sur &lt;i&gt;Internet Archive&lt;/i&gt;, comme beaucoup d'autres excellents films d'avant 1940.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6501652450905098667?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6501652450905098667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6501652450905098667' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6501652450905098667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6501652450905098667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2009/09/zero-de-conduite-de-jean-vigo.html' title='Zéro de conduite de Jean Vigo'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://i32.tinypic.com/kb2261_th.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-2627536502368732373</id><published>2009-09-03T19:19:00.001+02:00</published><updated>2009-09-03T19:19:43.508+02:00</updated><title type='text'>Trailer Park of Terror de Steven Goldmann</title><content type='html'>&lt;i&gt;Trailer Park of Terror&lt;/i&gt; est un filma américain réalisé par Steven Goldmann en 2008. Il est interprété par Nichole Hiltz, Trace Adkins, Priscilla Barnes, Stefanie Black, Jeanette Brox et Madonna Cacciatore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://i32.tinypic.com/2625htf.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès l'ouverture deux texans discutent à la TV de Herschell Gordon Lewis (en citant &lt;i&gt;2000 Maniacs&lt;/i&gt;, son meilleur film) et de &lt;i&gt;Massacre à la tronçonneuse&lt;/i&gt;. Deux bons exemples à suivre, mais &lt;i&gt;Trailer Park of Terror&lt;/i&gt; n'a pas grand chose à voir avec ces références, si ce n'est peut-être l'usage impromptu de la musique qui rappelle le bijou de Lewis. Après tout Steven Goldmann a fait ses armes en filmant Metallica est connu pour &lt;i&gt;Broken Bridges&lt;/i&gt;, une histoire mélodramatique de musicien country avec Toby Keith. Il signe d'ailleurs une partie de la bande originale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Trailer Park of Terror&lt;/i&gt; est un film de fantômes, même si ces derniers sont dotés d'un look de zombi et peuvent se rafistoler après une explosion avec un rouleau de ruban adhésif et une agrafeuse. Comme la majorité des films de fantôme, donc, il navigue entre deux lignes narratives. D'un côté il y a le présent, où un groupe de jeunes en difficultés (comprendre drogués, cleptomanes, nymphomanes ou même gothiques) accompagnés d'un pasteur se retrouvent bloqués par un accident de la route dans un ancien parc à caravanes où il font la rencontre d'une bande de revenants particulièrement agressifs. De l'autre nous avons le passé, avec une histoire hyper-sordide de jeune fille abusée trouvant finalement la vengeance dans l'extermination de ses bourreaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux facettes du film sont résolument différentes, rapprochant &lt;i&gt;Trailer Park of Terror&lt;/i&gt; d'oeuvres plus complexes comme &lt;i&gt;APT&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Bunshinsaba&lt;/i&gt;. Ce n'est pas la hantise qui prend aux boyaux et qui flanque la nausée, mais le récit du passé et les horreurs bien réelles ayant aboutit à la malédiction. Pour le présent c'est plus du délire pour adolescent, rythmé, coloré et déjanté. Nous avons ainsi le droit à un massage qui se termine la colonne vertébrale à l'air, à du stock car contre des zombis, à un cadavre maniant la guitare électrique et surtout à une belle brochettes de trépas gores.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abusant du sexe, de la drogue et &lt;i&gt;du rock 'n' roll&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Trailer Park of Terror&lt;/i&gt; tient à la fois du délire de potache, du machin bassement racoleur et commercial et de la critique sociale sordide et nihiliste (mais à dose homéopathique). A vous de voir si le cocktail vous tente.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-2627536502368732373?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/2627536502368732373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=2627536502368732373' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/2627536502368732373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/2627536502368732373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2009/09/trailer-park-of-terror-de-steven.html' title='Trailer Park of Terror de Steven Goldmann'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://i32.tinypic.com/2625htf_th.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-4542864431891720445</id><published>2009-08-31T18:56:00.000+02:00</published><updated>2009-08-31T18:57:08.993+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantômes asiatiques'/><title type='text'>APT. de Ahn Byeong-ki</title><content type='html'>&lt;i&gt;APT.&lt;/i&gt; est un film coréen réalisé par Ahn Byeong-ki en 2006. Il est interprété par So-young Ko, Seong-jin Kang, Hie-jin Jang, Ha-seon Park et Yuko Fueki.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://i25.tinypic.com/2j2esll.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Corée se distingue par une production de films de fantômes de qualité. Entre la saga des &lt;i&gt;Whispering Corridors&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Deux soeurs&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Into the Mirror&lt;/i&gt; il y a de quoi à se régaler. Parmi toutes ces merveilles le travail de Ahn Byeong-ki se démarque. Réalisateur de &lt;i&gt;Bunshinsaba&lt;/i&gt; et surtout de &lt;i&gt;Phone&lt;/i&gt; il a su en l'espace de deux films prouver son talent et son exceptionnelle capacité à diriger ses acteurs. Il suffit de voir l'interprétation de Seo-woo Eun dans Phone pour s'en convaincre. Il existe à Hollywood des centaines d'acteurs adultes qui jouent infiniment moins biens que cette fillette de cinq ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;APT. est son dernier film en tant que réalisateur mais aussi qu'auteur. Il s'agit de l'histoire de d'une femme célibataire et consacrant toute sa vie à son travail qui devient témoin d'un suicide dans le métro. A partir de là elle va ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure et faire la connaissance d'une de ses voisines, une jeune fille orpheline et paraplégique suite à l'accident de voiture ayant couté la vie à ses parents. Mais une vague de suicide sévit chez les connaissances de cette pauvre victime de la route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans &lt;i&gt;Whispering Corridors&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Bunshinsaba&lt;/i&gt;, ce n'est pas tant l'histoire du fantôme présent qui intéresse le réalisateur que les événements sordides ayant mené à son apparition. En l'espace de quelques scènes qui rappellent les flash-backs d'&lt;i&gt;Audition&lt;/i&gt;, Ahn Byeong-ki transformes les victimes en bourreaux et supprime toute sympathie à leur égard en même temps qu'il tisse une trame d'horreur sociale bien plus forte que n'importe quel &lt;i&gt;yurei eiga&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'héroïne, cantonnée à l'immeuble d'en face et regardant le microcosme de l'handicapée à travers ses jumelles devient une spectatrice impuissante, remarquable référence à &lt;i&gt;Fenêtre sur cour&lt;/i&gt;. Ironie suprême, les rôles du paralysé, de l'assassin de la victime et de l'observateur sont remarquablement redistribués par rapport au film d'Alfred Hitchcock.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation est impeccable : chaque cadre est tracé au cordeau, chaque éclairage est soigneusement dosé, chaque plan est parfaitement mesuré. C'est presque trop parfait, avec des effets prévisibles mais efficace et une esthétique glaçante... Le casting est sans faute, et les décors peu variés renforcent l'impression de claustrophobie. Quand le générique finale arrive quel soulagement : il est enfin temps de quitter cette immeuble et son tragique passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;APT.&lt;/i&gt; est un des meilleurs films de Ahn Byeong-ki. Il est donc incontournable pour les fans de fantômes asiatiques.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-4542864431891720445?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/4542864431891720445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=4542864431891720445' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4542864431891720445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/4542864431891720445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2009/08/apt-de-ahn-byeong-ki.html' title='APT. de Ahn Byeong-ki'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://i25.tinypic.com/2j2esll_th.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1257828636256314341</id><published>2009-08-30T22:48:00.001+02:00</published><updated>2009-08-30T22:48:55.917+02:00</updated><title type='text'>Slashers de Maurice Devereaux</title><content type='html'>&lt;i&gt;Slashers&lt;/i&gt; est un film canadien réalisé par Maurice Devereaux en 2001. Il est interprété par Sarah Joslyn Crowder, Tony Curtis Blondell, Sofia Demedeiros et Kieran Keller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://i30.tinypic.com/2z6cgwm.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Slashers&lt;/i&gt; c'est le titre d'une émission de TV japonaise où des candidats risquent leur vie en échappent pendant une durée donnée à des tueurs. Six candidats : 6 millions de dollars à répartir entre les survivants. S'il n'y a aucun survivant les 6 millions de dollars vont s'ajouter à la cagnotte de l'émission suivante. Et pour la première fois les six candidats sont américains !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ouverture du film nous présente l'émission, les candidats et les règles (ou plutôt l'absence de règle) dans un délire flashy et kitsch caractéristique des émissions de jeux japonaises. Mais, malgré ses références et son esprit, &lt;i&gt;Slashers&lt;/i&gt; n'est pas un film japonais mais un &lt;i&gt;direct to video&lt;/i&gt; canadien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit de son nom, &lt;i&gt;Slashers&lt;/i&gt; n'est pas un slasher. C'est plutôt un survival (comme &lt;i&gt;La colline a des yeux&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Détour mortel&lt;/i&gt;) avec des éléments de &lt;i&gt;Battle Royale&lt;/I&gt; et de &lt;i&gt;Running Man&lt;/i&gt;. Les candidats sont certes un peu caricaturaux mais ils sont pour la plus part dotés d'un système nerveux central et réagissent avec raison, tenant compte de leur connaissance de l'émission, des attentes du publique et des avis de leurs pairs. Bien entendu, comme dans &lt;i&gt;Cube&lt;/i&gt; ou dans &lt;i&gt;House of 9&lt;/i&gt;, l'essentiel des échanges sont liés à des conflits internes, mais au final on s'attache à la plus part d'entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intrigue basique au départ, se révèle être suffisante, avec quelques petits rebondissements biens trouvés, et ne pèche que par son final ridicule avec une &lt;i&gt;happy end&lt;/i&gt; relative bricolée de partout qui laisse une impression d'arnaque. Si le film était japonais jamais une telle rustine n'aurait été employée... mais, en dehors de l'Asie, il semblerait que la fin d'une histoire soit rarement choisie en fonction de son impact ou de sa logique mais plutôt de sa capacité à ne pas choquer le pauvre petit spectateur décérébré qui va voir un film d'horreur mais qui ne veut surtout surtout pas être horrifié. Sinon il est fâché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'ensemble, Maurice Devereaux s'en tire remarquablement bien. Tenant le rythme, son &lt;i&gt;Slashers&lt;/i&gt; est plus que honnête pour un DTV et réjouira les cinéphiles déviants qui apprécieront notamment le fait que l'œuvre soit tournée en un unique plan séquence (même si quelques raccords sont nécessaires pour des raisons techniques, il sont toujours dissimulé avec une grande adresse). On avait rarement vu aussi grande ambition dans un film aussi &lt;i&gt;cheap&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1257828636256314341?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1257828636256314341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1257828636256314341' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1257828636256314341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1257828636256314341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2009/08/slashers-de-maurice-devereaux.html' title='Slashers de Maurice Devereaux'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://i30.tinypic.com/2z6cgwm_th.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-6569308424093180994</id><published>2009-08-29T13:54:00.001+02:00</published><updated>2011-08-16T12:22:41.973+02:00</updated><title type='text'>Villmark de Pål Øie</title><content type='html'>&lt;i&gt;Villmark&lt;/i&gt; est un film norvégien réalisé par Pål Øie en 2003. Il est interprété par Bjørn Floberg, Kristoffer Joner, Eva Röse, Sampda Sharma et Marko Iversen Kanic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.gillibert.fr/luc/villmark.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine découvrez le cinéma horrifique norvégien avec &lt;i&gt;Villmark&lt;/i&gt;, un métrage inclassable qui sur un fond de survival à la &lt;i&gt;Détour mortel&lt;/i&gt; pille &lt;i&gt;The Blair Witch Project&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans &lt;i&gt;Severance&lt;/i&gt;, un étalon du genre, une bande de travailleurs partent ensemble quelques jours en montagne pour souder leur équipe et apprendre à agir ensemble. Ici ce ne sont pas des marchands d'armes (dommage) mais des cinéastes. A leur tête Gunnar, un réalisateur énigmatique et bourru magistralement incarné par Bjørn Floberg. Après une journée de marche ils arrivent dans un petit chalet aux abords d'un lac, propriété du réalisateur. Mais Gunnar agit de manière étrange et semble connaitre au sujet de ce lac brumeux des histoires peu recommandables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Basé sur une horreur entièrement psychologiques, avec des personnages coupés du mondes et enfermés dans un extérieur somptueux, &lt;i&gt;Villmark&lt;/i&gt; est un film étrange. L'histoire tourne autant autour du mystère qui entoure ce lac qu'autour des obsessions de Gunnar et de la manière dont il perd progressivement les pédales pendant que ses hommes tentent tant bien que mal de le supporter, tous désireux de garder leu travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est évident que les forêt norvégiennes sont plus écrasantes, plus esthétiques et plus majestueuses que celles de &lt;i&gt;Blair Witch&lt;/i&gt;. Mais le mêmes scènes y fonctionnement différemment. Quand un de nos héros joue à l'effrayé en découvrant un cercle d'arbres dont l'écorce est marquée d'entrailles on se demande simplement ce qui le terrorise au lieu de partager sa peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le dénouement arrive on est à la fois déçu et dérouté. La fin est confuse, maladroite et surtout reste bassement matérialiste quand tout le film tendait vers un surnaturel angoissant. Mais le reste de l'expérience valait vraiment le voyage et le goût amère de la déception s'estompe pendant le générique final.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-6569308424093180994?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/6569308424093180994/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=6569308424093180994' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6569308424093180994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/6569308424093180994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2009/08/villmark-de-pal-ie.html' title='Villmark de Pål Øie'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4484449200525738289.post-1625746233796930860</id><published>2009-08-29T13:53:00.003+02:00</published><updated>2011-12-08T13:42:06.373+01:00</updated><title type='text'>Le masque d'halloween de Robert Mann</title><content type='html'>&lt;i&gt;Le masque d'halloween&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;The Pumpkin Karver&lt;/i&gt; en VO) est un film américain de Robert Mann sorti en 2006. Il est interprété par Amy Weber, Michael Zara, Minka Kelly, Terrence Evans et Mistie Adams.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://i25.tinypic.com/50sc8y.jpg"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jeune homme taille une citrouille pour la nuit d'halloween pendant que sa sœur reçoit la visite de son petit ami. Après quelques échanges prouvant que le petit ami en question est l'archétype même de la victime idéale pour un tueur en série, la jeune fille s'éclipse et laisse en tête en tête les deux adolescents. C'est l'occasion rêvée pour le copain d'insulter et de rabaisser le frère de sa petite amie, réaction typique de mâle américain hollywoodien ne pouvant affirmer sa virilité qu'à travers la maltraitance de ceux qui ont l'air plus faible que lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard nous découvrons la sœur occupée à se choisir un costume... Situation idéale pour se faire attaquer par un tueur qui finalement la poignarde alors qu'elle hurle au secours. Seulement le frangin débarque, armé de son canif à tailler les citrouilles, et, voyant le tueur masqué le saucissonne avec une précision et des réflexes à faire pâlir de jalousie un marine américain vétéran de la guerre du Vietnam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment le tueur était juste le petit-ami décérébré et vulgaire, qui s'était déguisé pour faire une farce à sa compagne (très élaborée comme farce, puisqu'il s'était quand même pris quelques bon coups de pieds dans la gueule pendant l'opération)... Un an plus tard le petit frère est toujours traumatisé mais part quand même avec sa sœurette à une surprise party géante d'halloween.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ordinaire j'aime bien les slashers. L'histoire est toujours simpliste, le déroulement prévisible et les personnages stéréotypés mais ça fonctionne presque à tout les coups. C'est comme des crêpes, suffit d'avoir les ingrédients, la recette et quelques minutes pour être sûr de les réussir. Après c'est bourratif mais tout le monde aime ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu il y a des hauts et des bas. Tout le monde ne peut pas pondre un &lt;i&gt;Halloween&lt;/i&gt; comme celui de John Carpenter (ni comme celui de Rob Zombi, d'ailleurs). Malheureusement, &lt;i&gt;Le masque d'halloween&lt;/i&gt; pourrait servir de mètre étalon pour définir précisément ce qu'est le bas. Le jeu des acteurs est pitoyable et la photographie est tout juste regardable, seulement sauvée par des éclairages presque inspirés. La mise en scène est rabâchée, studieuse et maladroite, comme le devoir d'un ado qui aurait mélangé 75% de copier coller pris sur le net avec quelques malheureuses phrases personnelles pour faire un lien entre le tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous croisez &lt;i&gt;Le masque d'halloween&lt;/i&gt; fuyez. C'est un navet calibré qui ferrait passer &lt;i&gt;Burger Kill&lt;/i&gt; pour un chef d'oeuvre et &lt;i&gt;Bloody Murder&lt;/i&gt; pour un film novateur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4484449200525738289-1625746233796930860?l=cinedev.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cinedev.blogspot.com/feeds/1625746233796930860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4484449200525738289&amp;postID=1625746233796930860' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1625746233796930860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4484449200525738289/posts/default/1625746233796930860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cinedev.blogspot.com/2009/08/le-masque-dhalloween-de-robert-mann.html' title='Le masque d&apos;halloween de Robert Mann'/><author><name>Le cinéphile déviant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17128019878616508885</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://i25.tinypic.com/50sc8y_th.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
